CSE TALK, la fin/CSE TALK, the end

Bien que CSE TALK à Minnesota contienne un cours d’anglais intensif de 12 heures, qui, pour les gens au niveau avancé (dans la moitié supérieure donc), en raison d’un manque de personnel, ils ont été contraints de diminuer le nombre d’étudiants à qui faire passer l’examen final. Sous le régime original, ceux qui avaient 27 et plus sur la partie orale du TOEFL iBT n’avaient pas eu à passer l’examen final, sans égard au résultat de l’examen formartif sous forme de micro-enseignement de vendredi dernier. Suivant les dispositions de ce régime j’aurais eu à passer l’examen final, en vertu de mon score de 26.

Maintenant, le régime actuel permet à ceux qui ont eu des 25-26 sur la partie orale du TOEFL d’être exempté de l’examen final, moyennant une bonne performance sur le micro-enseignement de vendredi. Par contre, ce qui constitue une bonne performance nécessite de connaître la base du SETTA (Spoken English Test for Teaching Assistants), qui est un micro-enseignement de 15 minutes sur 21 points, dont 15 alloués à la langue (5 critères x 3 points chacun) et 6 critères à 1 point pour la pédagogie. Voici les conditions pour chaque cote ELP:

  • Cote de 1: minimum de 15 points au total, avec un minimum de 12 points sur la partie linguistique, avec aucun critère linguistique en bas de 2 points et un minimum de 3 points pour la pédagogie, sans restriction sur les sous-scores. Les étudiants ayant de telles cotes n’ont pas besoin de supervision ou de cours spéciaux pour donner des TP avec heures de contact
  • Cote de 2: minimum de 13 points au total, avec un minimum de 11 points sur la partie linguistique, avec un seul critère à 1 point permis, sans score minimum sur la pédagogie. Les étudiants ayant de telles cotes DOIVENT être supervisés et ainsi suivre le cours GRAD5105 avant de pouvoir donner des TP avec heures de contact sans supervision
  • Cote de 4: minimum de 11 points au total, avec un minimum de 10 points sur la langue, deux critères à 1 point sont permis, sans score minimum sur la pédagogie. PAS d’heures de contact; pour pouvoir donner des TP avec heures de contact sans supervision, les étudiants doivent avoir réussi les cours GRAD5102 et GRAD5105 dans cet ordre-là
  • Cote de 5: PAS de charges de TP permises; un étudiant doit suivre un cours de base en anglais oral (ESL3551 ou ESL3602) en sus de GRAD5102 et GRAD5105

Que se passe-t-il avec les étudiants qui ont reçu une cote de 5? Ils ne peuvent même pas avoir de charge de TP sans heure de contact (i.e. les heures passées devant les étudiants) encore moins avec heures de contact, alors ils doivent se trouver un superviseur plus vite que les autres; ils sont donc condamnés à être des RA pour recevoir leur salaire et ne pas avoir à payer les frais de scolarité exorbitants. Maintenant je suis sûr que j’aurai une charge de TP avec heures de contact malgré le micro-enseignement de vendredi dernier qui a été réussi de justesse. Au moins 6 physiciens sont confirmés comme ayant réussi le micro-enseignement et sont ainsi exemptés de passer l’examen final, moi y compris.

Addendum (30 août 2015): Par contre, les étudiants avec une cote ELP de 5, et ayant donc eu à se chercher un superviseur de manière précipitée n’avaient pas à faire de ce superviseur leur superviseur “définitif”. On peut facilement s’imaginer que le superviseur provisoire était mécontent d’avoir à prendre un tel étudiant pendant une session (ça c’est s’il réussit ESL3551 ou ESL3602 du premier coup; le dernier physicien qui devait faire ça y est parvenu) et que cet étudiant s’avérait incapable de fournir 20 heures par semaine en laboratoire, surtout qu’un tel étudiant coûte ~18 000$ pour la session d’automne à son superviseur, overhead inclus… On peut difficilement passer 20h/semaine en laboratoire quand on a 2 gros cours gradués, voire 3, plus ce cours d’anglais (4 crédits, avec une quantité non-nulle d’heures de travail hors des heures de classe), plus des séminaires départementaux (d’habitude 1-2 heures gratuites) et, dans le cas de la physique, un cours de pédagogie.


Although CSE TALK at Minnesota contains an intensive 12-hour English course who, for the people at the advanced level (and therefore in the upper half) due to a lack of personnel, they were forced to lower the number of students taking the final exam. Under the original plan, those who scored 27 and higher on the oral part of the TOEFL iBT were exempt from taking the final, regardless of the results of the formative microteaching exam held on Friday. According to the dispositions of this plan, I would have had to take the final examination, by virtue of my 26 score on the oral TOEFL.

Now, the current plan allows people who got 25-26 on the oral part of the TOEFL to be exempted from taking the final examination, contingent on a satisfactory performance on last Friday’s microteaching. However, to understand what constitutes a satisfactory performance on the microteaching requires a basic knowledge of SETTA (Spoken English Test for Teaching Assistants), which is a 15-minute microteaching scored on 21 points, of which 15 are allotted to language (5 criteria x 3 points each) and six 1-point criteria for pedagogy. Here are the conditions for each ELP rating:

  • Rating of 1: minimum of 15 total points, with a minimum of 12 points on the language section, with no language criterion below 2 points and a minimum of 3 points for pedagogy, with no subscore restriction. Students so rated do not need supervision or special coursework to hold TA positions with contact hours
  • Rating of 2: minimum of 13 total points, with a minimum of 11 points on the language section, with a single language criterion at 1 point allowed, with no minimum pedagogy score. Students so rated MUST be supervised and thus take the GRAD5105 course before holding TA positions with contact hours independently
  • Rating of 4: minimum of 11 total points, with a minimum of 10 points on the language section, with two language criteria at 1 point allowed, with no minimum pedagogy score. NO contact hours; to hold contact-hour TA positions without supervision, students must have passed GRAD5102 and GRAD5105 in that order
  • Rating of 5: NO TA positions permitted; a student must take a foundational course in oral English (ESL3551 or ESL3602), in addition to GRAD5102 and GRAD5105

What happens with students whose ELP ratings are 5? They can’t even hold TA positions devoid of contact hours (i.e. hours spent in front of the class) even less with contact hours, thus they must find a supervisor faster than the others; they are therefore condemned to hold RA positions just to get their salary and not having to pay the exorbitant tuition. Now I am sure to get a TA position with contact hours, despite last Friday’s microteaching that was barely passed. At least 6 physicists are confirmed as having passed the micro-teaching and therefore exempted from taking the final exam, myself included.

Addendum (30 août 2015): However, students with ELP ratings of 5 and thus had to look for a research supervisor on an emergency basis, did not have to make that supervisor their “definite” supervisor. One can easily imagine that the provisional supervisor was very unhappy about having to take on one such student for even one semester (that’s if that student passes ESL3551 or ESL3602 on the first try; the last physicist that had to undergo that path did so) and that student was incapable to work 20 hours a week in the lab, especially since that student costs ~18 000$ for the Fall semester to his/her supervisor, overhead included… One can hardly spend 20h/week in the lab when one has two big graduate courses, perhaps even 3, plus that English course (4 credits, with a nonzero amount of work to be done outside of class hours), plus departmental seminars (usually 1-2 freebie hours) and, in physics’ case, a pedagogy course.

CUPC, physique et mathématiques/CUPC, physics and mathematics

Il y a deux jours, après que le dernier billet soit publié, j’avais enfin reçu la réponse de la part des instances concernées à Minnesota en ce qui a trait au CUPC. Verdict final: ma requête a été refusée. Même si autant la Faculté des études supérieures que le département de physique aient tous les deux compris pourquoi cibler le CUPC, la Faculté des études supérieures ne pouvait commanditer une opération publicitaire monodisciplinaire et le Département de physique estimait que c’était prématuré de ma part de le faire cette année. De plus, les profs du département de physique ne connaissaient pas assez bien le milieu canadien de physique de premier cycle (exception faite de Burnell, qui ne pouvait pas plus que moi) pour être efficaces dans un contexte de conférence de premier cycle, malgré que Minnesota doive réduire sa dépendance aux étudiants est-asiatiques, tout en conservant autour de 40-50% d’étudiants étrangers parmi ses doctorants.

C’était une opportunité pratiquement unique tout en sachant bien que l’APS doit bien se demander comment faire fonctionner une conférence similaire au CUPC aux États-Unis et que les 1er-cycle européens ont peu d’accès à l’expérience de recherche (les Européens ont souvent tendance à considérer la maîtrise comme un diplôme de premier cycle). Néanmoins, je crois qu’on se bute aussi à la règle du 50%+1 local; à 49% d’étudiants étrangers, le département de physique est à risque l’an prochain. Et ça, c’est en supposant que les 26 nouveaux doctorants passeront tous au travers de la première année; l’unique obstacle majeur serait l’échec du pré-doc écrit. Le département de physique à Minnesota n’étant pas une de ces pyramides de Ponzi où les étudiants sont d’abord et avant tout de la main-d’oeuvre au rabais, et certainement pas une pyramide de Ponzi de niveau TP, on peut supposer que ça soit assez proche de la réalité. Mais plus sur ces pyramides de Ponzi gradués dans le prochain billet.

Veuillez m’excuser pour la longueur de ce qui suit, mais je vais également discuter des origines du 50%+1 local à Minnesota. Tout a commencé par le département de mathématiques. Oui, il y a des milliers d’étudiants qui suivent des cours de mathématiques de tous les niveaux chaque année à Minnesota, qui vont des cours de rattrapage de niveau pré-calcul aux cours les plus avancés de topologie ou d’algèbre, qui sont de niveau gradué. Mais ces milliers d’étudiants sont des résidents du Minnesota dans une proportion d’environ 70%, et il y avait eu des plaintes à plusieurs niveaux, au niveau des parents d’étudiants de 1er-cycle, au niveau des parents de doctorants potentiels et au niveau de la législature du Minnesota même. La vérité cependant est qu’il s’agit là d’une ligne directrice opérationnelle plutôt qu’une véritable obligation juridique.

Par contre, je trouve ça un peu bizarre que le gouvernement du Minnesota se plaigne de la présence excessive d’étudiants gradués étrangers en mathématiques pures, où il n’y a pas de réel risque de vol de propriété intellectuelle qui puisse faire des dégâts, contrairement à l’informatique ou au génie. Des auxiliaires d’enseignement inintelligibles par les 1er-cycle (avant la mise en place du 50%+1 local, 80-90% des doctorants en mathématiques à Minnesota étaient étrangers, et beaucoup d’Est-Asiatiques), des parents d’étudiants locaux qui se demandent pourquoi leurs enfants n’ont pas été admis dans ce programme gradué de mathématiques (pures ou appliquées), voire l’absence totale de résidents de l’État dans le programme PhD. Ainsi, dans le 50%+1 il y a aussi une attente implicite qu’il y ait au moins un étudiant de l’État inscrit dans un programme gradué donné à chaque début d’année, sans qu’il n’y ait nécessairement un seul étudiant du Minnesota dans une cohorte entrante donnée.

Comme à Vanderbilt en physique, qui était un précurseur ou un contemporain du département de mathématiques à Minnesota pour ce qui est de réduire la dépendance aux étudiants est-asiatiques, ce département classe les candidats selon leurs origines géographiques et classe les étudiants est-asiatiques (chinois et indiens) dans une pile séparée des autres, avec les étudiants locaux dans une autre pile et les autres dans la dernière pile. Le 50%+1 local est tel qu’environ ~2/3 des admis sont des étudiants locaux et le dernier tiers est réparti au prorata de qui a les meilleurs dossiers entre les est-asiatiques et les non-est-asiatiques.

P.S.: À Minnesota, bien des ingénieurs ratés de premier cycle finissent par obtenir un diplôme en mathématiques. À ça il faut rajouter le fait que Joseph Kapusta, le directeur des études supérieures de physique à Minnesota, est un amateur de décapotables…


 

Two days ago, after my last post was published, I finally received my answer from the instances at Minnesota with respect to the CUPC. Final verdict: my request was denied. Although the Graduate School and the Physics Department both understood why target CUPC, the Graduate School couldn’t sponsor a single-field advertising operation and the Physics department opined that it was premature from my part to do so this year. In addition, professors in the School of Physics and Astronomy did not know the Canadian undergraduate physical landscape (exception made of Burnell, who could no more do so than I) to be effective in an undergraduate conference context, despite Minnesota having to reduce its dependence on East Asian students, while maintaining about 40-50% international students in its PhD student body.

It was an unique opportunity knowing that APS may as well ask themselves how to operate a similar conference to CUPC in the United States and that European undergrads have little opportunity to do research (Europeans tend to regard masters degrees as undergraduate degrees). Nevertheless, I believe that we are hitting the local 50%+1 wall; with 49% internationals, the physics department is at risk next year. And that’s assuming all 26 incoming doctoral students will make it through the first year; the only major roadblock would be the failure of the Graduate Written Exam. The physics department at Minnesota not being one of those Ponzi schemes where students are first and foremost cheap labor, and certainly not a TA-level Ponzi scheme, we can suppose it will be close enough to reality. But more on these graduate-level Ponzi schemes in the next post.

Please excuse me about the length of what follows, but I will also discuss the origins of the local 50%+1 rule at Minnesota. Everything began with the mathematics department. Yes, there are thousands of students taking mathematics courses every year at Minnesota, which range from pre-calculus-level remedial courses to the most advanced topology or algebra courses, which are graduate-level. But these thousands of students are Minnesota residents in a 70% proportion, and there has been complaints on different levels, at the level of the undergraduates’ parents, at the level of prospective doctoral students’ parents, and at the level of the Minnesota legislature itself. The truth however is that it’s an operational guideline more than any real legal obligation.

However, I find it a little weird that the Minnesota state government complains about the excessive presence of international graduate students in pure mathematics, where there is no real risk of intellectual property theft that cause any real damage, contrary to computer science or engineering. Teaching assistants that are unintelligible by undergraduates (before the implementation of the local 50%+1, 80-90% of the doctoral students at Minnesota were international, and a lot of East Asians), parents of local students asking why their own children weren’t admitted into this graduate mathematics program (pure or applied), or even the complete absence of Minnesota residents in the PhD program. Thus, in the 50%+1 there is also an implicit expectation that there is at least one Minnesota resident enrolled in a given PhD program at the beginning of the year without necessarily having at least one Minnesota resident in a given entering class.

As with Vanderbilt in physics, which is a precursor or a contemporary of the mathematics department at Minnesota when it comes about reducing the dependence on East Asian students, this department sorts candidates according to their geographical origins and places East Asian students (Chinese and Indian) in a pile separate from others, with local students in another pile and everyone else in the final pile. The local 50%+1 local is such that about ~2/3 of the admits are local students and the final third is awarded according to who has the better dossiers among the East Asian kids and the non-East Asians.

P.S.: At Minnesota, many failed undergraduate engineers end up earning a mathematics degree. To this one should add that Joseph Kapusta, the director of graduate studies at Minnesota, is a convertible car buff…

Carnets de thèse

Depuis qu’une thésarde dans mon propre département de physique m’a montré les 8 premières pages d’une bande dessinée de Tiphaine Rivière, Carnets de Thèse, je n’ai cessé de lire et de relire ces 8 premières pages, ainsi que des fragments du reste de la bande dessinée, qui se veut une version non seulement européenne de PhD Comics, mais aussi adaptée au monde des humanités.

Ceci dit, il y a deux aspects que je trouvais absolument absurdes: on dit que Jeanne Dargan, la protagoniste au PhD en littérature à Paris-Sorbonne Nouvelle (ou Paris-III), est apparemment sans financement, mais je crois qu’ici financement voulait dire l’un ou l’autre d’entre une “charge de TP” (suivant la définition nord-américaine du terme) une bourse ou un assistanat de recherche. Néanmoins, je considère qu’il s’agit là d’une thèse financée, quoique pas par les moyens habituels (TP, RA, bourse) car elle travaille à titre d’adjointe administrative à l’intérieur de l’université.

Seulement, si Jeanne, par un cruel coup du sort, avait non seulement voulu couper les ponts avec l’enseignement de niveau collégial français dans les ZEP, mais aussi avec le système universitaire français (les programmes PhD français exigent d’abord de détenir une MA de recherche, lui-même requis pour enseigner au lycée, au collège ou même au primaire) pour son doctorat, et qu’elle avait fait ces entourloupettes pour finalement aboutir à Minnesota avec le même projet (Le motif labyrinthique dans la parabole de la loi du Procès de Kafka) alors il y aurait eu des conditions à ce travail. Je n’ai aucune idée de si cela peut se faire dans la pratique, mais supposons que cela soit possible. Le cas échéant, elle aurait reçu 18 000$US pour un an de travail (je gagnerai ~35% de plus qu’elle); pendant les 9 mois où les bacheliers ont leurs cours, elle aurait travaillé 20 heures par semaine à ce titre, pour 15 000$ pendant cette période, et moins pendant l’été, soit 3 000$ pour l’été.

Et le deuxième aspect que je trouvais absurde était le nombre trop-élevé-pour-être-vrai d’étudiants gradués à la charge du superviseur à Jeanne, Alexandre Karpov, c’est-à-dire 34 étudiants au PhD et 78 à la MA de recherche. Pour être honnête, les réalités de l’encadrement d’étudiants gradués peuvent faire que, passé un certain point, l’ajout d’un étudiant supplémentaire puisse rendre l’encadrement de tous les autres inadéquat assez rapidement et à 112 étudiants gradués, on a largement dépassé ce point-là, encore plus quand on parle de superviser 2 étudiants de maîtrise pour 1 doctorant.

Sinon, dans l’ensemble, le contenu auquel j’ai eu accès semble assez bien refléter l’univers des étudiants gradués, autant dans les humanités que dans les sciences de la nature (lorsqu’une planche est applicable sans égard à la discipline)


Since a doctoral student in my own physics department showed me the first eight pages of a comic book by Tiphaine Rivière, Carnets de Thèse (in French), I didn’t stop re-reading these first eight pages, as well as other fragments of the comic book, which is meant to be not only an European version of PhD Comics, but also adapted to the humanities.

That said, there are two aspects that I found to be absolutely absurd: it is said that Jeanne Dargan, the protagonist undertaking a PhD in literature at Paris-Sorbonne Nouvelle (or Paris-III), is apparently without funding, but I believe that here funding means one of the following: a teaching assistantship (under the North American definition of the term) a fellowship or a research assistantship. Nevertheless, I consider that her thesis is funded, although not by the usual means  (TA, RA, fellowship) because she works as an administrative assistant in the university.

Only, if Jeanne, by some cruel trick of fate, not only wanted to cut ties with French middle schools (collèges) in high-need areas, but also with the French university system (French PhD programs ask one to complete a research-based MA first, itself required to teach at a K-12 level) for her PhD, and that she did all the legwork to end up at Minnesota with the same project (The labyrinthine pattern in the parable of the law in The Trial of Kafka) then there would be conditions attached to this job. I have no idea whether it would be actually be possible for her to do so in practice, but suppose that it is possible. In that case, she would have been paid US$18,000 for a year of work (I will earn about ~35% more than her); during the 9 months where undergraduates would have their courses, she would have worked 20 hours per week as an administrative assistant, for $15,000 during this period, and less during the summer, for $3,000 during the season.

And the second aspect that I found absurd was the too-large-to-be-true number of graduate students supervised by Jeanne’s supervisor, Alexandre Karpov, that is, 34 doctoral students and 78 masters students. To be honest, the realities of advising students can mean that, past a certain point, adding one extra student may render the advising of all the others inadequate rather quickly and, with 112 graduate students, that point is way past, even more when we’re talking about supervising 2 masters students for 1 doctoral student.

Otherwise, all in all, the content that i could access seems to reflect pretty well the world of graduate students, in humanities as well as in the natural sciences (when a page is applicable regardless of the field)