Les TSA et la vie après l’université/ASDs and post-college outcomes

Ce qui suit est une traduction d’un courriel que j’ai envoyé à des intervenants du monde autistique:

Après avoir lu l’article Science, Technology, Engineering, and Mathematics (STEM) Participation Among College Students with an Autism Spectrum Disorder, j’en suis arrivé à la conclusion que non seulement il y a une diminution brusque des services pour la population autiste une fois qu’ils sortent de l’école secondaire (quoique la hauteur de la “falaise” tend à diminuer un peu), il y a également un manque criant d’information sur leur devenir après l’université. Parfois il semblerait que l’intérêt sociétal envers les TSA se limite aux gens d’âge scolaire, probablement parce que les méthodes de diagnostic les plus fiables sont davantage utilisés en bas âge.

Ainsi, je suspecte fortement qu’une portion des statistiques du chômage et de sous-emploi qu’on entend régulièrement dans le contexte de diplômés universitaires peut ne pas tenir compte des gens avec des handicaps, et certainement les TSA.

Ceci étant dit, on sait également que certains étudiants talentueux avec des TSA vont s’essayer aux cycles supérieurs.

P.S.: Je comprends que le financement de la recherche sur l’autisme se concentre beaucoup trop sur le caractère biomédical des TSA. Vous comprenez aussi bien, sinon mieux que moi, que les défis des TSA ne s’arrêtent pas à la remise d’un diplôme de premier cycle, et continuent aux cycles supérieurs. J’ai également l’impression que les défis autistiques des études supérieures sont différents des défis des bacheliers, non seulement en termes de services de santé mentale, mais également en termes de besoins autistiques. Et, malheureusement, c’est l’aspect le moins connu de l’autisme face à la scolarité.

Je répète un peu ce qui a été dit dans le dernier billet, mais on peut également s’imaginer des étudiants gradués autistes qui éclosent une fois arrivés à la phase de recherche (à la maîtrise comme au doctorat) après des années plus ou moins difficiles en classe. Un peu, comme le dirait Mottron, comme ces cas de dépression chez des autistes adolescents dont leur état de santé s’est amélioré “presque instantanément” une fois retirés du milieu scolaire, pouvant alors passer tout leur temps dans leur intérêt spécial.


What follows is an email I sent to several experts of the autistic world:

After reading the paper Science, Technology, Engineering, and Mathematics (STEM) Participation Among College Students with an Autism Spectrum Disorder, I came to the realization that not only there is a cliff in services for the autistic population once they get out of K-12 schooling (although the height of the cliff tends to decrease somewhat) there is also a cliff in information about their post-college outcomes. Sometimes it seems as if societal interest in ASDs is confined to K-12-aged people, probably because the most reliable diagnosis methods are used most at a young age.
As such, I highly suspect that part of unemployment and underemployment statistics we hear about in the context of college graduates may fail to take in account those with disabilities of all kinds, and certainly ASDs.
That said, we also know that some talented college students with ASDs will try their hands at graduate school. You probably understand as well, if not better, than I do (disclaimer: I myself have an ASD), that the challenges of ASDs do not stop once they graduate from college, and continue well into graduate school. I also have the impression that the challenges of graduate school are different from that of undergraduates, not only in terms of mental health services but also in terms of autistic needs. And, unfortunately, it seems to be the most poorly understood area of how autism spectrum disorders relate to schooling.
P.S.: I understand that autism research funding is, unfortunately, too focused on the biomedical aspect of ASDs.
I repeat what was said in the last post, but one can also imagine autistic graduate students that blossom once they arrive at the research stage (masters or PhD) after rather rough years in the classroom. A little bit, as Mottron would say, like these depression cases among adolescent autistic people whose mental health improved “almost instantly” once they were taken out from school, then spending all their time in their special interest.

Cycles supérieurs: pas un échappatoire/Graduate school: not an escape mechanism

Malgré que je sois deux semaines en retard (par rapport à la date limite commune fixée par le CGS, le 15 avril), si vous avez l’impression de ne pas savoir quoi faire de votre vie après un baccalauréat, vous n’êtes probablement pas seul. Sinon ceci servirait de signal d’alarme à quelqu’un à qui il lui reste encore du temps au premier cycle. Peut-être que ce qui suit est, en réalité, une répétition d’autres sites Web, auquel cas, je m’en excuse et il y aurait beaucoup de noms à citer.

Peut-être que j’ai tort mais personnellement je crois que seule une minorité va réellement entreprendre un programme de cycles supérieurs comme échappatoire face à soit le monde extérieur, soit leurs problèmes personnels, mais la proportion d’étudiants gradués qui sont là comme échappatoire est assez dépendante de la discipline et du cycle (selon que le domaine exige un grade particulier de cycles supérieurs pour exercer une profession donnée ou non). Ainsi quelqu’un qui désire changer de carrière et qui sait que cette nouvelle carrière visée requiert un diplôme de cycles supérieurs pour y arriver (et pas juste parce qu’il déteste, ou a perdu, son poste actuel) ne serait probablement pas là à titre d’échappatoire.

En physique (du moins dans les cas canadiens et européens) on peut facilement s’imaginer que, si les perspectives d’emploi ne sont guère très bonnes avec un baccalauréat seulement, la maîtrise permet d’ouvrir plus de portes, et que la proportion qui se servirait d’un doctorat comme échappatoire est plus élevée que la proportion qui se servirait d’une maîtrise à cette fin. Néanmoins, voici des cas courants de gens pour qui les cycles supérieurs sont un échappatoire, mais la dernière peut être une raison légitime pour changer de carrière, surtout si le manque de satisfaction est causé par le travail à effectuer (et non pas par les collègues de travail, l’employeur ou le lieu de travail) ou la réorientation se fait à partir d’une profession en voie de disparition:

  • Une personne qui ne sait pas quoi faire de sa vie
  • Une personne qui a peur du monde extérieur
  • Une personne qui a d’autres problèmes de vie (famille, amour, pour ne nommer que ceux-là)
  • Une personne qui a de la difficulté à se trouver du travail (même s’il sait avec clarté quoi faire; or il est entièrement possible que ses propres difficultés soient liées au degré de saturation de marché à son niveau de formation ou que l’emploi désiré exige un diplôme qu’il ne détient pas)
  • Une personne qui est insatisfaite au travail (cf. Jeanne Dargan dans Carnets de Thèse) ou qui a été mis à pied (dans une restructuration ou une faillite corporative, par exemple)

Je comprends que certains puissent inconsciemment se servir d’un programme gradué comme d’un échappatoire, et que ça puisse, en partie du moins, être une motivation cachée, et ce, peu importe le niveau de nécessité du programme gradué dans le plan de carrière de l’étudiant. (Avertissement: il est fort possible que mon désir de mettre de la distance entre mes parents et moi soit un facteur qui ait joué dans ma décision d’aller à Minnesota même si, ultimement, la goutte qui a fait déborder le vase était d’origine fédérale, en passant par un superviseur de maîtrise qui semble vendre ses étudiants prometteurs pris à l’interne au plus offrant) Il faut d’abord et avant tout un plan de carrière clair et net avant de se décider à fréquenter un programme gradué. Si on n’a pas fait ses devoirs quant aux débouchés à la sortie du programme désiré, voici une synthèse de la littérature de ce qui arrive si on entre aux cycles supérieurs pour les mauvaises raisons:

  • On ne saura pas nécessairement plus quoi faire à la sortie
  • On n’aura pas nécessairement apaisé nos peurs face au monde extérieur
  • On n’aura pas nécessairement réglé nos problèmes de vie
  • On aura encore à se chercher un emploi à la sortie
  • L’emploi occupé par la suite ne sera pas nécessairement plus satisfaisant que l’ancien

Une dernière chose: certains postes exigent désormais des diplômes gradués qui, anciennement, n’en exigeait pas, ou dont les tâches à effectuer ne font que peu, voire aucun, usage des compléments d’habiletés des cycles supérieurs. Mais l’inflation des titres de compétence est une autre histoire pour un autre jour. La morale de l’histoire: n’utilisez pas un programme gradué comme un échappatoire, et encore moins un programme gradué non-salarié.


Despite the fact that I am two weeks late (with respect to the common CGS deadline, April 15), if you have the impression not to know what to do after your undergraduate days are over, you are probably not alone. Otherwise this may serve as a wake-up call to someone still in undergrad. Perhaps what follows is actually a repeat of other websites, in which case, I apologize and there would be a lot of names to quote.

Perhaps I am wrong but personally I believe only a minority would actually attend a graduate program as an escape mechanism from the outside world or their personal problems, but the proportion of graduate students that are there as an escape mechanism is rather dependent on the discipline and the cycle (depending on whether a field demands a particular advanced degree to practice a given profession or not). Thus someone that is a career-switcher and that nows that this new career being sought requires a graduate degree to achieve (and not just because he hated, or lost, his current job) would probably not be there as an escape mechanism.

In physics (at least in the Canadian and European cases) one can easily imagine that, if the job prospects aren’t that great with a bachelors alone, the masters opens more doors, and the proportion using a doctorate as an escape mechanism is higher than the proportion using a masters to this end. Nevertheless, here are common cases of people for whom graduate school is an escape mechanism, but the last one can be a legitimate reason to switch careers, especially if the lack of satisfaction is caused by the tasks being done at work (and not due to coworkers, the employer or the workplace) or the reorientation is made from a disappearing profession:

  • Someone that doesn’t know what to do in life
  • Someone that is afraid of the outside world
  • Someone that have other issues (family, romance, to name a few)
  • Someone that has difficulty finding work (even if one knows clearly what they want to do; however it is entirely possible that one’s own difficulties are due to a glutted job market at their level of education or that the desired job requires a degree that one does not possess)
  • Someone that is unsatisfied at work (cf. Jeanne Dargan in Carnets de Thèse) or that was laid off (in a corporate restructuring or a bankruptcy, for example)

I understand that some may unconsciously be using a graduate program as an escape mechanism and that it could be, in part at least, a hidden motive, regardless of how clear the need for a graduate degree is in a graduate student’s career plan. (Disclaimer: it is highly possible that my desire to put some distance between my parents and me may have been a factor that played in my decision to go to Minnesota even though, ultimately, the last straw came from the federal government, not to mention a masters supervisor who tries to “auction off” promising students taken on internally) One must, first and foremost, make a clear career plan before committing to attend graduate school. If one didn’t do his homework with respect to the job prospects coming out of the desired program, here is a summary of the literature of what happens when one goes to graduate school for the wrong reasons:

  • One will not necessarily know what do to any better at graduation
  • One will not necessarily have dealt with their fears concerning the outside world
  • One will not necessarily have sorted out their life issues
  • One will still have to search for jobs at graduation
  • The job held after graduate school will not necessarily be more satisfying than the pre-grad school one

One last thing: certain jobs now demands graduate degrees that formerly did not require one, or whose job tasks makes little, or even no use, of graduate school-level skills. But credential creep is another story for another day. The bottom line: do not use graduate school as an escape mechanism, much less an unfunded graduate program.

Perdu et perdu

Étant donné les circonstances selon lesquelles j’ai eu à abandonner mon doctorat, je ne m’avoue pas vaincu et je ne considère pas qu’il s’agisse là d’un échec. Comme Minnesota prend réellement l’aspect humain de la fréquentation au sérieux, et ce, aux trois cycles, ils n’hésiteront pas à retirer un TP à une personne s’ils estiment que la personne à qui on leur retire le TP risquerait de nuire à l’auxiliaire d’enseignement surtout si la personne est inapte à donner un TP d’un point de vue médical.

Avec le deuxième article qui va sortir dans le Journal of Mathematical Physics sous peu, je suis plus perdu que jamais, et mon choix de carrière est la source de chicanes de famille. Cet article (Tunneling decay of false domain walls: silence of the lambs) semble me faire croire que j’ai encore un sentiment d’incomplétude face à ce désir d’aller au bout de ma passion physique, que je devrais recommencer un doctorat ailleurs (Notre Dame ou pas, reste encore à voir).

Mes parents, étant des immigrants de première génération n’ayant pas terminé un diplôme de secondaire, ont une vision quelque peu différente de l’éducation que moi, quoique mon père semble davantage comprendre comment un doctorat s’inscrit dans mes désirs et motivations que ma mère. Ma mère préfère, surtout en cette saison des impôts, me pousse à aller vers la comptabilité. Or, ce qui sera à la mode en comptabilité à moyen et à long terme, c’est l’audit, non la fiscalité de particuliers. Qui plus est, un surplus de comptables se pointe à l’horizon à moyen et à long terme, en partie pour des raisons technologiques.

Sachant que la vie de comptable professionnel débute, selon moi, à l’obtention du titre CPA, je devrai recommencer un baccalauréat à partir de zéro et, en plus, faire le DESS, il y aura quatre ans d’université dans le jeu en sus des deux années de stage supervisé qui sont requis pour pouvoir passer l’épreuve finale unifiée, dont la réussite est exigée pour l’obtention du titre, pour un total de six ans. Ce n’est pas un 3.7-3.8 en physique qui va m’arrêter auquel cas je peux déposer une seule demande pour faire de la comptabilité et ce serait la fin de l’histoire en ce qui a trait à l’admission au baccalauréat en sciences comptables.

Ceci étant dit, je crois qu’un surplus de docteurs [en mathématiques et en sciences physiques] sera plus facile à écouler à l’échelle d’une société qu’un surplus de comptables, ne serait-ce que parce que la taille d’un tel surplus ne pourra jamais dépasser la taille d’un surplus de docteurs. Ainsi, je préférerais, sachant que je serais au même stade de ma carrière après six ans avec ces deux premières options, terminer un doctorat.

Il reste l’option numéro 3: tenter de trouver du travail en industrie. En physique il faut compter environ un mois par tranche de 10 000$ de salaire annuel désiré pour faire de la recherche d’emploi. Or, en industrie, quand on sait en quoi on est une valeur ajoutée pour une industrie, on n’hésitera pas à négocier un salaire avec une cible de 60-70 000$. (Électron Libre, avril 2016) Ainsi il faut compter de 5 à 7 mois, peut-être plus si on est un théoricien, pour se trouver du travail. Il va sans dire que, plus les postes auxquels on est qualifiés sont spécialisés et plus longue sera la recherche d’emploi. En ce qui me concerne il ne s’agit aucunement d’une manque de connaissance de mes qualifications et compétences (et de leurs limites), ni même qu’est-ce que ces qualifications/compétences m’apportent ou comment je peux mettre telle ou telle compétence sur la table pour effectuer un travail donné.

Sachant cela, si je veux travailler en industrie, je crois que j’aimerais travailler dans un milieu de R&D, ou encore en génie, pour peu que le titre de l’Ordre des ingénieurs ne soit pas exigé dans le dernier cas. Je laisse le monde de la finance à d’autres. Peut-être que le problème est que je ne sais pas vraiment où chercher les bonnes personnes à avoir comme contacts. Si quelqu’un a des pistes à cette fin, ce serait bien apprécié.

Plan de transfert/Transfer plan

Bien que mon premier choix une fois sorti du congé de maladie serait de retourner à Minnesota, je n’ai pas écarté la possibilité de changer de programme PhD, advenant que je ne puisse pas retourner comme planifié. Ceci dit, faire ça exigerait une année supplémentaire d’attente.

Avec le contexte de politique scientifique civile canadienne qui a changé un peu (du moins au fédéral; Québec n’est pas très tendre), mon plan de match pour des demandes a changé lui aussi. Maintenant je serais davantage ouvert à rester au pays. Ceci étant dit, j’ai tout de même des demandes aux États-Unis à faire le cas échéant. Les trois au fond de ma liste la première fois: pas de demandes. Pas de Tufts, Vanderbilt ou Dartmouth, et pas de Michigan (ou Minnesota) non plus. Columbia je ne suis pas sûr (la garantie résidentielle est tentante mais je ne suis pas sûr si Weinberg va encore prendre du monde). Et certainement pas de Princeton; les chances de gagner un tel lancer de dés sont bien meilleures si au moins une des trois lettres est écrite par un ancien de Princeton (ordre de priorité: doc, postdoc, bac). Je conserverais plusieurs demandes de ma première tentative.

  • Carnegie Mellon
  • UPenn
  • WUSTL
  • Chicago
  • Notre Dame

Arizona State? Pas certain: trop chaud à mon goût. De plus il n’y en avait qu’un seul qui m’intéressait (et m’intéresse encore): Vaschaspati. Stanford? Un aussi gros coup de dés que Chicago ou Princeton, même si les gens du KIPAC semblent tentants. Mais si j’étais dans la même tranche de demandes à Minnesota que des gens qui ont abouti à Cornell, Chicago, voire Stanford, peut-être que le coup de dés est gagnable. (La plupart de ces gagnants de tels lancers de dés sont des gens de matière condensée) Mais est-ce que Stanford a davantage l’affaire, humainement parlant, que Princeton (qui est l’un des pires sur le marché)? Johns Hopkins me semble être dans un coin de ville un peu trop coûteux pour en valoir la peine.

Comme je le disais précédemment, je suis maintenant prêt à considérer rester au pays. Par contre, Alberta et McGill sont partiellement des “choix de famille”; Alberta parce que j’ai de la famille à Edmonton (bien que l’Alberta ne soit pas beaucoup mieux que le Québec à ce stade-ci en termes de gouvernance provinciale), McGill à cause de mes parents.

  • York
  • Carleton
  • Alberta
  • McGill

 


Although the first choice upon returning from medical leave would be to return to Minnesota, I did not rule out the possibility to transfer to another PhD program, should I find myself unable to return as planned. That said, that would require an extra year of waiting.

With the Canadian civilian scientific policy context that changed a bit (at the federal level; Quebec is rather unfriendly) my game plan for applications has changed as well. Now I am more open to stay in Canada. That being said, I still have US applications to write then. The three at the bottom of my list the first time: no applications. No Tufts, Vanderbilt or Dartmouth, and no Michigan (or Minnesota) either. Columbia I am not sure (the housing guarantee is tempting but I am not sure whether Weinberg would still take on a student). And certainly not Princeton; the odds of winning such a lottery are a lot better if one of the three letters is written by a Princeton alumnus (order of priority: PhD, postdoc, undergrad). I will keep several applications on my list from my first attempt.

  • Carnegie Mellon
  • UPenn
  • WUSTL
  • Chicago
  • Notre Dame

Arizona State? Not sure, too hot for my taste. Plus there is only one that interested me (and still does): Vaschaspati. Stanford? Just as big a gamble as Chicago or Princeton, even though any member of KIPAC seems tempting. But if I was in the same tier of applicants at Minnesota as people who ended up going to Cornell, Chicago, Stanford even, perhaps the gamble is winnable. (Most winners of such gambles were condensed matter people) But do Stanford do it better, humanly speaking, than Princeton (which is one of the worst in the field)? Johns Hopkins seems to be in a city too expensive to be worth it.

As I said previously, I am now ready to consuder staying in Canada. However, Alberta and McGill are partially “family picks”; Alberta because I have family in Edmonton (even though Alberta is not much better than Quebec at this point at the provincial government level) and McGill because of my parents.

  • York
  • Carleton
  • Alberta
  • McGill

Confessions of a Grad School Dropout

J’ai commencé à lire Confessions of a Grad School Dropout (en version électronique) quand j’ai commencé à avoir des problèmes de santé mentale. Admettons que le livre ne m’a pas beaucoup aidé mais ce livre regorge d’histoires d’horreur de toutes sortes: des superviseurs exploiteurs, des suicides d’étudiants gradués, des problèmes de santé mentale étant les principaux.

S’il est d’une leçon que je peux tirer de ce livre-là, c’est que, même si on croit souvent (à tort) que les décrocheurs doctoraux sont moins bons que ceux qui finissent, ce n’est pas le cas en réalité. (Plus de détails disponibles sur demande) Finances, blessures, mauvaise relation entre le superviseur et l’étudiant, situation familiale, renvoi (ou mort) d’un superviseur, emploi offert avant la fin… tout ça peut affecter un étudiant peu importe son niveau de talent.

Le seul hic: l’on présume trop vite à travers l’ouvrage que, quand on parle de programmes gradués, on parle de programmes gradués de recherche. Ainsi, la plupart des éléments du portrait sombre que le livre dresse des études aux cycles supérieurs a trait à la recherche ou la transition des cours vers la recherche. L’on fait très peu de cas de programmes gradués de type “cours” sauf que l’auteure a abandonné un PhD en psychologie pour poursuivre un programme de ce type par la suite parce qu’elle détestait l’univers de la recherche académique. Malgré cela, c’est un livre que je recommande si vous songez sérieusement à abandonner un programme gradué, à condition que ça soit un programme de recherche.

P.S.: En psychologie, on dit souvent à tous ceux qui rêvent d’un PhD (surtout si on rêve de psychologie clinique) de prendre la première offre venue parce que c’est souvent la seule offre qui viendra. Comme je suis un physicien, je ne me suis pas tellement attardé aux détails spécifiques à la psychologie.


 

I started to read Confessions of a Grad School Dropout (in electronic version) when I started to have mental health problems. Let’s say that the book did not help me that much but that book is chock-full of horror stories of all kinds: exploitative research supervisors, graduate student suicides, mental health problems being the main ones.

If there is one lesson that I can take away from the book, it is that, even though one often believes (wrongly) that doctoral dropouts are not as good as those who finish, it is not actually the case. (More details available on demand) Finances, injuries, bad relationship between the supervisor and the student, firing (or death) of a supervisor, a job offered before the end… all of this can affect a student regardless of his/her talent level.

The main flaw is that the book assumes that, when one talks about graduate programs, one talks about research graduate programs. Thus, most elements of the dark picture depicted in the book about graduate studies has to do with research or transitioning from coursework to research. There is very little information about coursework-based graduate programs except that the author dropped out of a psychology PhD to pursur a program of that type later because she hated the world of academic research. Despite this, this is a book that I recommend if you seriously think about dropping out of a graduate program, at the condition that it is a research-based program.

P.S.: In psychology, it is often said to everyone that aspires to a PhD (especially in clinical psychology) to take the first offer and run because it is often the only one that will come. As I am a physicist, I was not hung up on the psychology-specific details of the book.

Le retour à la maison/Return home

Bonjour, tout le monde, je suis rentré à la maison. Comme maintenant je suis en congé de maladie, je commence par aller voir un médecin à la maison. Et, de là, obtenir de la psychothérapie comme je crois en avoir besoin. Seul le temps nous dira si je pourrai réellement retourner pour terminer le doctorat ou non.


Hello everyone, I have now returned home. As I am now under a medical leave of absence, I will start by seeing a doctor at home. And, from there, obtaining phychotherapy as I believe I will need. Only time will tell whether or not I will actually be able to return to finish my PhD or not.

Quantique avancé, la fin/Advanced quantum, the end

Pendant presque toute la session, j’ai eu à travailler avec des thésards qui n’en pouvaient plus de ce cours appelé mécanique quantique avancée (PHYS8001). Bien qu’ils appréciaient ma contribution, à partir du devoir #4, j’ai l’impression de n’avoir, en fait, contribué que peu de chose en termes de contenu dans les devoirs. Surtout au début de ma participation au tableau du 3e étage à PAN: un bout du devoir #5, un peu du #6. Par contre, je n’étais aucunement un parasite parce que, même si je ne contribuais pas tant que cela au contenu, je contribuais à rendre leur contenu lisible et ainsi je les aidais à terminer le travail.

Mais c’est avec le devoir #8 que là j’ai commencé à laisser ma marque de manière un peu plus équitable: une question complète (#1) du devoir #8, la majorité de la question #1 du devoir #9 et une bonne portion du devoir #10. C’est-à-dire lorsque le cours de MQ avancé est devenu un cours de théorie des champs quantiques. Et clairement, j’avais connu une bonne séquence de devoirs vers la fin. Oh, réussir le cours n’est pas un problème, direz-vous, du haut de ma moyenne de devoirs de 91%, sachant que les devoirs comptent pour 70% de la note finale.

Le cours n’est cependant pas sans heurts: j’ai eu à de multiples reprises à demander, au nom du groupe, des extensions parce qu’on n’a pas couvert la matière pour terminer tel et tel devoir et que je savais que les autres étaient trop occupés pour combler les trous par eux-mêmes. Et aussi le manuel (Schwabl) n’était pas très bon.

P.S.: Ce sera mon dernier billet avant que je rentre à la maison en congé de maladie pour mes traitements de psychothérapie.


 

All semester long, I had to work with doctoral students that were fed up with that course called advanced quantum mechanics (PHYS8001). Even though they appreciated my contribution, starting from homework #4, I have the impression of having contributed little substantive content in the homework. Especially at the beginning of my participation on the third floor board at PAN: a bit of homework #5, a bit of #6. However, I wasn’t a freeloader because, even though I may not have contributed to the content much, I rendered their work legible and thus I helped them finish the work.

But that’s with homework #8 that I began to leave my mark more equitably: an entire question (#1) in homework #8, the majority of question #1 in homework #9 and a good portion of homework #10. That is, when the advanced quantum course became a quantum field theory (QFT) course. And clearly I had a good sequence of homework towards the end. Oh, passing the course is not a problem, will you claim, from my homework average of 91%, knowing homework will count for 70% of the final grade.

The course was not without their problems, however: I had to ask for deadline extensions on multiple occasions, on behalf of the class, because we did not cover the material to finish such-and-such problem set and that I knew the others were too busy to fill the gaps on their own. And also the textbook (Schwabl) was not very good.

P.S.: It will be my last post before I return home for my therapy treatments.

L’université et l’identité personnelle/University and personal identity

Je sais que cela va dépendre de la culture du lieu d’origine de l’universitaire mais, dans le cas des universitaires états-uniens, si on fait l’hypothèse que l’universitaire a obtenu un diplôme de cycles supérieurs à une autre institution que son institution de 1er cycle, la plupart des détenteurs de grades de cycles supérieurs vont malgré tout s’identifier davantage à leur institution de premier cycle. Les exceptions sont majoritairement répartis entre cinq grades: JD, MD, DMD, MBA et PhD. Dans le cas de professionnels de la santé où la résidence existe, généralement on parlera de la phase pré-résidence, c’est-à-dire le programme menant au grade lui-même.

Mais aussi les cas où l’institution graduée peut prendre le dessus sur l’institution de 1er cycle peuvent être le résultat d’une ascension significative sur l’échelle du prestige disciplinaire. Par exemple un avocat qui graduerait d’une institution de 1er cycle dénuée de prestige et qui obtiendrait son JD à Georgetown ou un physicien qui est passé d’une institution peu sélective à un top-25 au doc (c’est le cas de plusieurs des autres doctorants entrants avec moi, moyennant des effets d’entonnoir importants). Par contre, on se doute bien qu’une différence de prestige à l’avantage de l’institution graduée n’explique pas tout: si une actrice qui a connu un parcours de ce type-là (baccalauréat à une institution peu remarquable en art dramatique, MFA à Columbia) n’a aucune loyauté envers Columbia…

Je me serais attendu à ce que le sentiment d’appartenance d’un universitaire face à son université serait plus grand envers l’institution qui a le plus contribué au développement personnel et aux succès d’un universitaire. Clairement dans les cultures est-asiatiques où le prestige institutionnel est pratiquement considéré comme une habileté professionnelle en soi (Corée, Japon au premier chef), le sentiment de fierté va aller avec le grade dont son prestige institutionnel est le plus élevé. En cas d’égalité, c’est le grade le plus élevé; c’est pas très courant dans le cas japonais parce que le Japon est le pays du G20 qui, de loin, insiste le moins sur les études supérieures. J’ignore cependant ce qu’il en est des divers cas européens…


 

I know it will depend on the culture of origin of the university graduate but, in the case of American university graduate, if one assumes the university graduate earned an advanced degree at a university other than their undergraduate institution, most advanced degree holders will nevertheless identify with their undergraduate institution more. The exceptions are primarily shared between the following five degrees: JD, MD, DMD, MBA and PhD. In the case of healthcare professionals where the residency exists, in general, one will talk about the pre-residency stage, that is, the degree program itself.

But in the cases where the graduate institution will take over their undergraduate institution can also be the result of a significant upward move on the disciplinary prestige ladder. For example a lawyer that would graduate from a prestige-less undergrad and earn his/her JD at Georgetown or a physicist that would go from another such undergrad to a top-25 program for grad school (that is the case of several of the other new graduate students entering with me, coming in with significant funnel effects). However, one suspects that a significant upward climb on the prestige ladder does not explain everything: if an actress that had a background like this (undergrad at an unremarkable institution in drama, MFA at Columbia) has no loyalty to Columbia…

I would have expected that the sense of belonging of a university graduate towards his/her alma maters would be greater towards the institution that contributed most to the personal successes and development of a university graduate. Clearly in the East Asian cultures where institutional prestige is, for all practical intents and purposes, considered as a professional skill onto itself (Korea, Japan being the prime examples) the sentiment of pride would go with the degree whose institutional prestige is the highest. In case of equality, it’s the highest degree; it’s not very common in the Japanese case because Japan is the G20 country that, by far, emphasizes graduate study the least. I ignore what happens in the various European cases however…

Le point de brisure, 2e partie/The breaking point, part 2

Je commence à suspecter de l’anxiété maladive; par contre, ni moi, ni les profs sont des professionnels de la santé, et les profs aussi suspectaient quelque chose dans le genre. Je sais bien que c’est déjà assez dur d’être un doctorant sans avoir de problèmes de santé mentale, alors quand j’estime que ma santé mentale m’empêche de réussir comme je le voudrais, ou comme les professeurs croient que j’en serais capable, je vois d’ici une condition nécessaire pour reconstruire ma motivation: remettre ma santé mentale en état.

Supposons que du temps loin du programme gradué me permette réellement de reconstruire ma motivation telle que je l’avais escompté, en sus de ma santé mentale. Est-ce que prendre un congé de maladie, sous la forme d’une session de GRAD999, est une bonne idée en ce qui me concerne? La réponse courte: non. La raison: même si je réussissais à réparer ma santé mentale et à exceller au retour (autant dans ces cours lâchés que dans le 2e cours de relativité générale), il est fort probable que la fenêtre que j’avais identifiée au début de la session se referme, auquel cas pas de cosmo des particules pour moi ici, surtout que le côté “analyse de données” de la cosmo des particules observationnelle touche davantage à la matière sombre et au rayonnement fossile.

Pour ceux qui, parmi vous, ont lâché un programme PhD en raison de problèmes de santé mentale (mais la plupart de ce qui suit s’applique également pour d’autres genres de problèmes personnels) et qui veulent malgré tout se réessayer après avoir réglé les problèmes personnels, j’ai quelques suggestions pour vous:

  • Si ce sont des problèmes personnels qui vous poussent à temporairement laisser vos études de côté et à abandonner un programme PhD mais que la motivation demeure après la résolution, vous pouvez juste dire “des problèmes personnels se sont produits”
  • Par contre, si votre superviseur est mort, a changé d’employeur ou a pris sa retraite (ou, plus courant dans les humanités que dans les sciences, votre département a été fermé), vous pouvez mentionner les circonstances

 

I begin to suspect pathological anxiety; however, neither me, nor the professors are healthcare professionals, and the professors also suspected similar mental health conditions. I know it’s already hard enough to be a PhD student without mental health conditions, then when I know my mental health will prevent me to succeed as I want to, or as my professors believe I would be able to, I see from there a necessary condition to rebuild my motivation: nurse my mental health back to form.

Suppose that time away from graduate school would actually allow to rebuild my motivation on top of my mental health. Would taking a medical leave, under the guise of a GRAD999, be a good idea as far as I’m concerned? The short answer: no. The reason: even if I mended my mental health and to excel upon return (both in the dropped classes and in the second general relativity course) it is more likely than not that the window I identified at the onset would close, in which case no particle cosmology for me here, especially the “data analysis” side of observational particle cosmology done here relate to dark matter and to the CMB.

For those who, among you, gave up on a PhD program due to mental health problems (but most of what follows also apply to other kinds of personal problems) and that want to try again after sorting out the personal issues, I have a few suggestions for you:

  • If personal problems were what led you to temporarily stop your studies and to give up on a PhD program but the motivation remains after the resolution, you may just state that “personal issues happened”
  • However, if your supervisor died, changed employers or retired (or, more common in humanities than in sciences, your department closed), you may mention the circumstances

Le point de brisure/The breaking point

Mesdames et messieurs, mon rêve de cosmologie des particules a viré au cauchemar. Je sais que j’en ai déçu plusieurs parmi vous mais mon unique session au doctorat m’a placé dans un état lamentable de santé mentale. Il va sans dire que même des gens brillants dans un domaine quelconque sont vulnérables aux problèmes de santé mentale. La cosmologie des particules, ce sujet que j’aimais tant au départ, est devenue, en une demi-session, un cauchemar, le symbole d’un rêve brisé. Pour cette raison, je suis prêt à lâcher le programme et je ne me sentirai pas coupable de le faire.

Supposons que j’aie rendu visite au coordonateur gradué après la réception de notes pas si belles que ça aux deux intras et que la psychothérapie ne peut pas venir assez vite… je suis sur le bord de décrocher à cause d’une relation malsaine avec mon sujet de recherche. Ou comment ma quête d’un domaine de recherche particulier (la cosmologie des particules théorique) est devenue obsessive malgré que je sois tout de même de taille pour un programme doctoral. Mais il y a de nouveaux faits au dossier, et certainement des facteurs qui ont aggravé le problème:
  • Quand on compare les devoirs aux intras, je faisais beaucoup mieux sur les devoirs dans les deux cours que j’ai lâché, et je sens que les devoirs sont un meilleur reflet de ce que je peux faire et des conditions sous lesquelles la matière est utilisée après que le cours soit terminé. Pour cette raison ce n’est pas une indication d’un quelconque manque de préparation intellectuelle ou de capacité académique
  • Bien que les superviseurs qui font de la recherche telle que je la désire ont une ouverture chacune, ils portent une attention particulière aux notes dans les cours gradués, surtout celles avec du contenu physique substantiel (les superviseurs de recherche ne sont pas choisis avant qu’une année se soit passée dans le programme)
  • J’étais assez près du sommet de la liste de matriculants pour avoir eu une chance d’obtenir la bourse interne et je sentais qu’il y avait beaucoup d’attentes placées en moi, presque autant qu’en le véritable gagnant de la physique
Et, d’un bon côté, je sais que rien de tout ceci n’a causé mes problèmes de santé mentale:
  • Le cours résiduel avec de la matière substantielle en physique, mécanique quantique avancée (cours gradué de 2e année)
  • Suivre des cours dans une autre langue (l’anglais n’était pas ma langue première en tant que bachelier; cependant la langue aurait empêché des étudiants de réussir à la fois dans les devoirs et les examens)
  • Ma charge de TP (corriger des devoirs de thermodynamique)
  • Je ne suis pas du tout un procrastinateur
  • La vie loin de la maison (bien que certaines personnes le font en tant que bacheliers, mon premier goût de la vie loin de la maison se passe en tant que doctorant)
  • Le traitement humain des étudiants gradués. Je n’ai pas du tout été maltraité; ils reconnaissent que les problèmes de santé mentale sont bien réels mais ils ne jettent pas le blâme sur les étudiants
Et finalement, quelques solutions pour diminuer le niveau de stress dans les programmes doctoraux:
  • Se débarrasser des pré-docs (le département de physique à l’Université de Chicago s’est départi de ses pré-docs, depuis 2014, pour des raisons de santé mentale)
  • Faire des cours notés sur une base réussite-échec. Je ne suis définitivement PAS quelqu’un qui considèrerait les cours gradués comme une épreuve du feu (où les cours sont inutilement difficiles ou font autrement frustrer les étudiants de manière inutile et délibérée), puisque cette méthode datée de donner des cours gradués va faire que les étudiants s’épuisent plus rapidement. De plus la motivation est un ingrédient de l’apprentissage qui est souvent oublié – il y a une limite à la quantité de blocage que les étudiants peuvent supporter avant d’en être frustré et, de là, l’atteinte de leurs seuils de douleur
  • Même si la solution ci-haut ne peut pas être mise en oeuvre, les cours ne devraient pas être conçus pour ôter la motivation des étudiants et mettre moins l’emphase sur les examens vs. les devoirs; la perte de motivation peut probablement détruire tous les gains d’habileté dus à tout gain en difficulté

 

Ladies and gentlemen, my dream of particle cosmology has turned into a nightmare. I know I have disappointed several people, but my sole semester in a PhD program placed me into an horrible mental health condition. It goes without saying that even brilliant people in some field are vulnerable to mental health problems. Particle cosmology, that research topic I loved so much at the beginning, became, within half a semester of starting, a nightmare, the symbol of a broken dream. For this reason, I am ready to drop out of the program and I will not feel guilty about doing it.
Let’s say that I made a visit to the graduate coordinator after the receipt of not-so-hot midterm grades and that therapy can’t come soon enough… I am about to drop out because of an unhealthy relationship with my prospective research topic. Or how my quest for a particular research area (theoretical particle cosmology) turned downright obsessive despite that I otherwise was suitable for a PhD program. But there are new facts in the case, and certainly factors that aggravated the problem:
  • When comparing the homework to the midterms, I was doing much better work on the homework in both courses I dropped, and I feel the homework is a better reflection of what I can do and the real-world conditions under which the material is used after the course is over. For this reason it is not an indictment of any lack of intellectual preparation or ability to do the work
  • While the research advisors doing research on the topics I want to do research in do have one opening apiece, they do weigh the grades in grad-level coursework heavily, especially those with substantive physics content (research advisors are not chosen until at least one year into the program)
  • I was somehow close enough to the top of the matriculants to actually have stood a chance at a university-wide fellowship and felt that I had a lot of expectations placed on me, almost as much as the actual physics winner
And, on the bright side, there are factors that I know did not cause any of the mental health problems:
  • The remaining course with any real substantive physics content, advanced quantum mechanics (2nd-year graduate course)
  • Doing said coursework in another language (English was not my first language as an undergraduate; however language would have prevented students from doing well on both homework and tests)
  • My TA position (grading sophomore-level thermodynamics)
  • My work ethic (I am far from a procrastinator either)
  • Life away from home (whereas some people do so as undergraduates, my first taste of life away from home came as a doctoral student)
  • The humane treatment of grad students. I haven’t been mistreated in any shape or form; they acknowledge that mental health issues are real but did not place the blame on the students themselves
And finally, a few solutions to help alleviate mental health issues in PhD programs:
  • Phase out qualifying exams (the University of Chicago physics department phased out qualifying exams, starting in 2014, due to mental health concerns)
  • Make the coursework graded as actual pass-fail. I am most definitely NOT one that would want to consider PhD coursework as a trial by fire (where the coursework is unnecessarily hard or otherwise deliberately and needlessly frustrates students), since that outdated way of running doctoral coursework would cause students to burn out faster. Plus motivation is an important ingredient of learning that is often overlooked – there is only so much struggling students can take before reaching frustration and, from there, their pain thresholds
  • Even if the above solution cannot be implemented, coursework should not be designed to take the motivation out of the students and should not emphasize tests as much as homework; loss of motivation would probably outweigh any extra gain of skills due to any extra difficulty