CUPC, physique et mathématiques/CUPC, physics and mathematics

Il y a deux jours, après que le dernier billet soit publié, j’avais enfin reçu la réponse de la part des instances concernées à Minnesota en ce qui a trait au CUPC. Verdict final: ma requête a été refusée. Même si autant la Faculté des études supérieures que le département de physique aient tous les deux compris pourquoi cibler le CUPC, la Faculté des études supérieures ne pouvait commanditer une opération publicitaire monodisciplinaire et le Département de physique estimait que c’était prématuré de ma part de le faire cette année. De plus, les profs du département de physique ne connaissaient pas assez bien le milieu canadien de physique de premier cycle (exception faite de Burnell, qui ne pouvait pas plus que moi) pour être efficaces dans un contexte de conférence de premier cycle, malgré que Minnesota doive réduire sa dépendance aux étudiants est-asiatiques, tout en conservant autour de 40-50% d’étudiants étrangers parmi ses doctorants.

C’était une opportunité pratiquement unique tout en sachant bien que l’APS doit bien se demander comment faire fonctionner une conférence similaire au CUPC aux États-Unis et que les 1er-cycle européens ont peu d’accès à l’expérience de recherche (les Européens ont souvent tendance à considérer la maîtrise comme un diplôme de premier cycle). Néanmoins, je crois qu’on se bute aussi à la règle du 50%+1 local; à 49% d’étudiants étrangers, le département de physique est à risque l’an prochain. Et ça, c’est en supposant que les 26 nouveaux doctorants passeront tous au travers de la première année; l’unique obstacle majeur serait l’échec du pré-doc écrit. Le département de physique à Minnesota n’étant pas une de ces pyramides de Ponzi où les étudiants sont d’abord et avant tout de la main-d’oeuvre au rabais, et certainement pas une pyramide de Ponzi de niveau TP, on peut supposer que ça soit assez proche de la réalité. Mais plus sur ces pyramides de Ponzi gradués dans le prochain billet.

Veuillez m’excuser pour la longueur de ce qui suit, mais je vais également discuter des origines du 50%+1 local à Minnesota. Tout a commencé par le département de mathématiques. Oui, il y a des milliers d’étudiants qui suivent des cours de mathématiques de tous les niveaux chaque année à Minnesota, qui vont des cours de rattrapage de niveau pré-calcul aux cours les plus avancés de topologie ou d’algèbre, qui sont de niveau gradué. Mais ces milliers d’étudiants sont des résidents du Minnesota dans une proportion d’environ 70%, et il y avait eu des plaintes à plusieurs niveaux, au niveau des parents d’étudiants de 1er-cycle, au niveau des parents de doctorants potentiels et au niveau de la législature du Minnesota même. La vérité cependant est qu’il s’agit là d’une ligne directrice opérationnelle plutôt qu’une véritable obligation juridique.

Par contre, je trouve ça un peu bizarre que le gouvernement du Minnesota se plaigne de la présence excessive d’étudiants gradués étrangers en mathématiques pures, où il n’y a pas de réel risque de vol de propriété intellectuelle qui puisse faire des dégâts, contrairement à l’informatique ou au génie. Des auxiliaires d’enseignement inintelligibles par les 1er-cycle (avant la mise en place du 50%+1 local, 80-90% des doctorants en mathématiques à Minnesota étaient étrangers, et beaucoup d’Est-Asiatiques), des parents d’étudiants locaux qui se demandent pourquoi leurs enfants n’ont pas été admis dans ce programme gradué de mathématiques (pures ou appliquées), voire l’absence totale de résidents de l’État dans le programme PhD. Ainsi, dans le 50%+1 il y a aussi une attente implicite qu’il y ait au moins un étudiant de l’État inscrit dans un programme gradué donné à chaque début d’année, sans qu’il n’y ait nécessairement un seul étudiant du Minnesota dans une cohorte entrante donnée.

Comme à Vanderbilt en physique, qui était un précurseur ou un contemporain du département de mathématiques à Minnesota pour ce qui est de réduire la dépendance aux étudiants est-asiatiques, ce département classe les candidats selon leurs origines géographiques et classe les étudiants est-asiatiques (chinois et indiens) dans une pile séparée des autres, avec les étudiants locaux dans une autre pile et les autres dans la dernière pile. Le 50%+1 local est tel qu’environ ~2/3 des admis sont des étudiants locaux et le dernier tiers est réparti au prorata de qui a les meilleurs dossiers entre les est-asiatiques et les non-est-asiatiques.

P.S.: À Minnesota, bien des ingénieurs ratés de premier cycle finissent par obtenir un diplôme en mathématiques. À ça il faut rajouter le fait que Joseph Kapusta, le directeur des études supérieures de physique à Minnesota, est un amateur de décapotables…


 

Two days ago, after my last post was published, I finally received my answer from the instances at Minnesota with respect to the CUPC. Final verdict: my request was denied. Although the Graduate School and the Physics Department both understood why target CUPC, the Graduate School couldn’t sponsor a single-field advertising operation and the Physics department opined that it was premature from my part to do so this year. In addition, professors in the School of Physics and Astronomy did not know the Canadian undergraduate physical landscape (exception made of Burnell, who could no more do so than I) to be effective in an undergraduate conference context, despite Minnesota having to reduce its dependence on East Asian students, while maintaining about 40-50% international students in its PhD student body.

It was an unique opportunity knowing that APS may as well ask themselves how to operate a similar conference to CUPC in the United States and that European undergrads have little opportunity to do research (Europeans tend to regard masters degrees as undergraduate degrees). Nevertheless, I believe that we are hitting the local 50%+1 wall; with 49% internationals, the physics department is at risk next year. And that’s assuming all 26 incoming doctoral students will make it through the first year; the only major roadblock would be the failure of the Graduate Written Exam. The physics department at Minnesota not being one of those Ponzi schemes where students are first and foremost cheap labor, and certainly not a TA-level Ponzi scheme, we can suppose it will be close enough to reality. But more on these graduate-level Ponzi schemes in the next post.

Please excuse me about the length of what follows, but I will also discuss the origins of the local 50%+1 rule at Minnesota. Everything began with the mathematics department. Yes, there are thousands of students taking mathematics courses every year at Minnesota, which range from pre-calculus-level remedial courses to the most advanced topology or algebra courses, which are graduate-level. But these thousands of students are Minnesota residents in a 70% proportion, and there has been complaints on different levels, at the level of the undergraduates’ parents, at the level of prospective doctoral students’ parents, and at the level of the Minnesota legislature itself. The truth however is that it’s an operational guideline more than any real legal obligation.

However, I find it a little weird that the Minnesota state government complains about the excessive presence of international graduate students in pure mathematics, where there is no real risk of intellectual property theft that cause any real damage, contrary to computer science or engineering. Teaching assistants that are unintelligible by undergraduates (before the implementation of the local 50%+1, 80-90% of the doctoral students at Minnesota were international, and a lot of East Asians), parents of local students asking why their own children weren’t admitted into this graduate mathematics program (pure or applied), or even the complete absence of Minnesota residents in the PhD program. Thus, in the 50%+1 there is also an implicit expectation that there is at least one Minnesota resident enrolled in a given PhD program at the beginning of the year without necessarily having at least one Minnesota resident in a given entering class.

As with Vanderbilt in physics, which is a precursor or a contemporary of the mathematics department at Minnesota when it comes about reducing the dependence on East Asian students, this department sorts candidates according to their geographical origins and places East Asian students (Chinese and Indian) in a pile separate from others, with local students in another pile and everyone else in the final pile. The local 50%+1 local is such that about ~2/3 of the admits are local students and the final third is awarded according to who has the better dossiers among the East Asian kids and the non-East Asians.

P.S.: At Minnesota, many failed undergraduate engineers end up earning a mathematics degree. To this one should add that Joseph Kapusta, the director of graduate studies at Minnesota, is a convertible car buff…

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Autopsie d’une cotutelle inopérante/Autopsy of a non-functional dual degree

Ayant appris à Theory Canada l’existence d’une cotutelle passée entre l’Université du Manitoba et l’Université du Minnesota au niveau doctoral en physique, je m’étais demandé ce qu’il y avait dans cette cotutelle qui ne fonctionnait pas. Quand Minnesota disait qu’ils avaient du succès dans une seule région, la vérité est que, n’eut été de cette cotutelle, Minnesota aurait eu de la misère à obtenir une quantité non-nulle de demandes canadiennes, même venant des Prairies.

Le problème principal de cette cotutelle est qu’elle requérait des étudiants d’être admis aux deux institutions; bien des étudiants, la plupart provenant des Prairies, ayant appliqué à travers cette cotutelle ne semblaient être compétitifs que pour Manitoba (après tout, Manitoba est loin d’être aussi connu à l’international que Minnesota) sans nécessairement être de niveau pour Minnesota. Ou même que certains étaient candidats à la cotutelle étaient rejetés par omission d’items (le plus souvent les deux GRE)… voici les données connues pour les étudiants passés admis à Minnesota:

  • GRE verbal: 68e centile (écart-type: 24)
  • GRE quantitatif: 88e centile (écart-type: 8)
  • GRE écriture: 48e centile (écart-type: 28)
  • GRE de physique: 68e centile (écart-type: 22)

Bien que Carnegie Mellon ait des intérêts de recherche différents, c’est un proche comparable pour le recrutement d’étudiants gradués en physique; il n’y a aucune raison de croire que les notes requises soient très différentes pour Minnesota que pour Carnegie Mellon. Malgré l’approximation que je fais, on peut s’attendre à ce que la distribution des notes soit plus ou moins comme suit: moyenne de 3.69 (écart-type: 0.29) et peu d’admis en bas de 3.3.

On peut facilement s’imaginer qu’il y aurait eu des étudiants qui auraient été prenables sous les conditions de la cotutelle qui avait omis de passer les GRE, ou qu’il y a des étudiants entre 3.3 et 3.5 qui avaient connu des maîtrises très moyennes et qui avaient passé ces examens malgré tout. Ou encore que le superviseur à Manitoba n’avait pas d’argent pour les prendre mais Minnesota l’avait. Mais au bout du compte, dans les cas où il y avait des étudiants admis aux deux, beaucoup d’étudiants trouvaient que l’administration de la cotutelle était lourde avant même que la cotutelle ne commence.

Et c’était un véritable piège à étudiants canadiens; bien qu’il y ait 43% d’étudiants non-états-uniens à Minnesota (2015), et que ce pourcentage soit resté entre 40 à 50% pendant de nombreuses années, pas un seul étudiant non-canadien s’est essayé avec la cotutelle. Les étudiants états-uniens et chinois tendent à voir le diplôme résultant de la cotutelle comme ayant le prestige disciplinaire (ou même sous-disciplinaire) du moins élevé des constituants. Alors au cas où ils sont pris aux deux, tel qu’exigé par la cotutelle, ils vont invariablement fréquenter Minnesota si c’étaient leurs deux seuls choix (mais d’ordinaire les candidats à la cotutelle ont d’autres options).

Si Minnesota obtint en moyenne 2-3 demandes des Prairies avec ça, c’est à se demander si Northwestern recevait réellement des demandes canadiennes avec une quelconque régularité, et, le cas échéant, est-ce que c’est concentré dans une région particulière. Par contre, il ne fait aucun doute que Washington arrive à une situation similaire sans cotutelle (l’Alberta et la Colombie-Britannique semblent être des sources naturelles pour recruter au Canada pour Washington, mais réussissent-ils à attirer qui que ce soit de ces deux endroits même à ça?). Et pourtant, comme je l’avais évoqué il y a trois mois de cela, Minnesota, Northwestern et Washington avaient un prestige physique similaire.

Est-ce que cette cotutelle était réellement viable, si les deux départements de physique avaient agi de manière différente? Si oui, qu’est-ce qui aurait pu être changé? Dans le cas contraire, je crois qu’il s’agit là des problèmes intrinsèquement liés à toute cotutelle.


 

Having learned at Theory Canada the existence of a past joint degree program between the University of Manitoba and the University of Minnesota at the doctoral level in physics, I wondered what was there in that joint degree program that didn’t work. When Minnesota claimed that they had success in a single region, the truth is, if not for that joint degree, Minnesota had trouble getting a nonzero number of Canadian applications, even from the Prairies.

The primary problem of that joint degree was that it required students to be admitted by both institutions; many students, most of which came from the Prairies, that applied for this joint degree only seemed to be competitive at Manitoba (after all, Manitoba is far from being as notorious internationally as Minnesota) without necessarily being good enough for Minnesota. Or that some joint degree applicants were rejected by item omission (most often, both GREs)… here are the known data for past admits at Minnesota:

  • Verbal GRE: 68th percentile (standard deviation: 24)
  • Quantitative GRE: 88th percentile (standard deviation: 8)
  • Analytical Writing GRE: 48th percentile (standard deviation: 28)
  • Physics GRE: 68th percentile (standard deviation: 22)

Although Carnegie Mellon has different research thrusts, it’s a close comparable for graduate student recruiting; there is no reason to believe that the grades required are very different for Minnesota than for Carnegie Mellon. Despite the approximation that I make, one can expect that the GPA distribution to be more or less like this: average of 3.69 (standard deviation: 0.29) and very few admits below 3.3.

One can easily imagine that there were students that could have been hireable under the joint degree conditions that omitted to take the GREs, or that there were students between 3.3 and 3.5 that had average or lackluster masters and that took these tests nonetheless. Or that the supervisor at Manitoba did not have the funds to hire them but Minnesota did. But, in the end, in the cases where students were admitted to both, a lot of students found the administration of the joint degree was heavy before their program even starts.

And it was a real Canadian student trap; although there are 43% of the physics PhD student body at Minnesota that came from outside the US (2015), and that percentage remained between 40 to 50% for many years, not a single non-Canadian student applied for the joint degree. American and Chinese students tend to see the degree earned through a joint degree as having the in-field (or in-subfield even) prestige of the lesser of the constituents. If they are admitted to both, they will invariably attend Minnesota if it were their only two choices (but usually joint-degree applicants will have other options).

If Minnesota averaged 2-3 applications from the Prairies with this, one wonders whether Northwestern actually received Canadian applications with any measure of regularity, and, if so was the case, if these applications primarily came from a particular region. However, there is no doubt that Washington is in a similar situation without a joint-degree program (Alberta and British Columbia seem to be natural sourves for Washington, but do they successfully attract anyone from these two areas even then?). And yet, as I evoked three months ago, Minnesota, Northwestern and Washington had similar physical prestige.

Could that joint degree program actually would have been viable, had both physics departments acted differently? If yes, what could have been changed? If not, then it would likely have been the standard problems of running joint-degree PhD programs.

Changement de nom/Name change

Premièrement, je vous annonce que j’ai changé le nom du blogue; désormais le blogue ne s’appellera plus Escape from Consanguinity mais Minnesota for a Reason. Ainsi, je tourne la page sur le processus d’admission surtout que ma destination est connue depuis des mois.

Maintenant que j’ai un bail à Prospect Park, je dois apporter quelques précisions. Certains États américains permettent aux propriétaires de faire facturer un locataire pour le bail lui-même (25$ dans mon cas), en sus du dépôt pour un appartement qui, contrairement au Québec, ne coûte pas toujours un mois de loyer. C’est sûr, Prospect Park n’a pas les distractions de Dinkytown, et les proprios de Prospect Park, au sud-est du campus principal, n’apprécient guère les étudiants qui ont une forte propension au party.

La demande à Dinkytown de la part de bacheliers est grande, et leurs proprios acceptent davantage que les étudiants y fassent le party, avec le résultat que la différence de loyer peut être facilement un bon 200$/mois de plus. Et, pour les agences immobilières, Dinkytown a des frontières bien définies: la I-35W à l’ouest, la voie ferrée au nord de la 8e Rue, l’avenue Université au sud, et la 15e avenue à l’est. Bien que Minnesota n’ait jamais fait bonne figure dans les classements d’universités à party, sur ce compte-là, plusieurs de leurs gros rivaux, autant physiques que sportifs, sont des abonnés de tels classements: Iowa dans la sphère sportive uniquement, UCSB, Texas-Austin, CU-Boulder, avec qui ils n’entretiennent qu’une rivalité physique, et Wisconsin, Michigan, Ohio State, UIUC, Penn State dans les deux sphères.


First, I announce that I changed the name of the blog; the blog will be henceforth called Minnesota for a Reason and no longer will it be called Escape from Consanguinity. I then turn the page on the admissions process especially since my destination is known for months.

Now that I have a lease at Prospect Park, I must make a few precisions. Some US states allow landlords to bill the tenant for the lease itself ($25 in my case), on top of the security deposit which, unlike Quebec, does not always cost a month of rent. Of course, Prospect Park does not have the distractions of Dinkytown, and tenants in Prospect Park, southeast from the main campus, do not appreciate students that have strong inclinations to party.

Demand at Dinkytown from undergraduates’ part is great, and its landlords more readily accept that students party there, with the result that the rent difference can easily be an extra $200/month. And, for real estate agents, Dinkytown has well-defined boundaries: I-35W to the west, the railroad north of 8th Street, University Avenue to the south, and 15th Avenue to the east. Although Minnesota never did well in party school rankings, on that count, several of its major rivals, physical as well as athletic, hover near the top of such rankings: Iowa in athletics only, UCSB, Texas-Austin, CU-Boulder, with whom they only are physical rivals, Wisconsin, Michigan, Ohio State, UIUC, Penn State in both areas.

CUPC conundrum

The CUPC (Canadian Undergraduate Physics Conference), as any other undergraduate conference, would be a prime target to recruit high-achieving students from a graduate program’s standpoint. Because the undergraduate delegates are primarily well-motivated, high-achieving students, they tend to be graduate school-bound. There will inevitably be a few adventurous (or activist, but activists seem to be less numerous in physics than adventurers) delegates who would use graduate study as a medium for travel. This year, CUPC is held at Trent University.

University of Montreal has no use for a booth at CUPC; the only topic for which UdeM could recruit with any measure of success in English Canada would be white dwarves. (Then again, UdeM is world-leading as far as white dwarves are concerned) Hence it never forked the money for a booth. But I have the feeling some non-Canadian universities would have more success advertising at CUPC than the French-language Canadian ones would. Yet CUPC never had a single booth purchased by a non-Canadian university.

To be fair, non-Canadian universities are at a marketing disadvantage for the Canadian applicant pool, despite the fact that the organizers try to schedule the graduate fair in such a fashion that most delegates will attend it on the last day, even those who wake up a little late. But what exactly these disadvantages are depend on where the university is. A short summary of the disadvantages faced by non-Canadian universities by location is provided below. This is primarily framed in terms of US vs. UK; some adventurers say that a lack of cultural appeal of both countries could be a problem and that these two countries are lower on their lists.

US universities:

  • Testing concerns (GRE, both general and physics)
  • Students enter PhD programs directly (and many Canadian students would rather earn a masters first)
  • Perception of higher tuition (PhD is actually the only level where it is not true, although a few universities, Georgia State being the most extreme, charges higher ancillary fees to PhD students than to undergraduates)

UK universities:

  • Logistics (Canadian students actually need a visa to enter the UK for study, unlike the US, plus inter-continental moving is more troublesome than same-continent moving)
  • UK universities tend to charge exorbitant tuition for masters
  • British masters funding is next to nonexistent

As much as the University of Minnesota acknowledges that I made an effort to understand who I would be advertising to, and that they understand that many CUPC delegates are at the level the department wants, the physics department raises one major concern. They feel that their position on the physical prestige ladder, and their location to a lesser extent, makes it a hard sell. Minnesota’s position on the physical prestige ladder is such that it is on the same level as the best Canadian physics departments. They know they are a backup plan for high-achieving Canadian students to Harvard, Princeton, MIT, Caltech, Berkeley, et al, and they are afraid such students will apply to Canadian schools (UBC, McGill, Toronto, Waterloo being popular among CUPC delegates) rather than Minnesota as back-up plans. But how do I go about addressing that concern?

The fair will likely be held on October 25. On a sidenote: UVA and UC Riverside each managed to get one Canadian student to attend at some point after 2012 and they are lower still on the physical prestige ladder; they probably had to eye one specific research project to go there [over a Canadian university] or otherwise were adventurers and/or activists, but they had geographical advantages over Minnesota. Then again, Minnesota is pressured in both directions.

On the one hand, their physical expansion (and not just in terms of campus space) requires a steady flow of graduate students, and the competition is fierce between universities at that level of talent. Sure, the local pie has gotten bigger but local student bodies can only provide so many high-achieving students. On the other hand, with 43% international students, they can’t expand the PhD student body too much without incurring penalties. That percentage will surely decrease in about 3-5 years but for the next 1-2 years, they will have to look abroad to recruit all the students they need without sacrificing quality, given that I do not expect the yield to change too much, up or down, from the ~30% that is typical of departments at that level.

Also, Minnesota has scrapped the only known physics PhD jointly offered by a Canadian university in partnership with an American university last year. Actually, the University of Manitoba scrapped it first and Minnesota followed shortly thereafter; that joint degree drew Canadian applications (single-digit) without actually drawing students. The students that were accepted ended up elsewhere (maybe one or two went to one of Manitoba or Minnesota anyway without the joint degree)… Here are a few Minnesota-specific selling points (not exhaustive, I know; the research projects offered are a different story):

  • Location is more suitable for graduate study
  • Faculty actually care about students’ well-being
  • Adjustment time is shorter (culture and weather-wise)
  • Course waivers for A- and better in sufficiently advanced coursework (cross-listed as undergraduate and graduate at a minimum)

Why is location a selling point? Consider housing: if my lease in Prospect Park, southeast of campus, for a 1-bedroom apartment runs for $725/month ($775-800 if you include Internet, laundry and electricity), the same apartment would cost ~$2,000/month in the Upper West Side or Lower Manhattan (near Columbia and NYU respectively; same would also hold near UCLA). Don’t be fooled by the higher salaries of NYC or other popular locations; the cost of living is higher than in the Twin Cities. Plus the Twin Cities do not have nearly as many distractions (unless one is a camping, fishing or canoeing fan) as other major cities, but more than Cornell or Penn State. Hence students will be more focused but distractions are still there if they need to use them.

In short, is it worthwhile for Minnesota to reserve a booth at CUPC?

La Fête Nationale du Déménagement

Au Québec, il y a Fête Nationale et Fête Nationale, les deux étant célébrées à une semaine d’intervalle. Or, dans une semaine, la frénésie du déménagement va emporter tout un chacun autour de vous.

Un peu de contexte historique par rapport à la Fête Nationale du Déménagement: en 1974, non seulement la Régie du Logement a été créée, mais, du coup, la date des fins de baux résidentiels a aussi été déplacée du premier mai au premier juillet. Or, le premier juillet est aussi la fête du Canada. Même avec le déclin de la Saint-Jean-Baptiste (ou, du moins, à en croire les diverses coupures de ce gouvernement à Québec) n’en demeure pas moins que la Fête du Canada est très peu courue en termes relatifs en partie à cause des très nombreux déménagements.

Bien qu’on ait souvent accusé cet état de fait d’être l’oeuvre de séparatistes, le gouvernement du Québec en poste à l’époque était fédéraliste avec seulement six députés souverainistes. (Par contre le Parti Québécois est entré au pouvoir deux ans après) Et que l’on oublie souvent que ce n’est pas le PQ qui a déposé le projet de loi créant la Régie du Logement, mais le PLQ, qui avait 102 sièges sur 110. Le PLQ avait rendu la vie plus facile aux familles avec des enfants en âge scolaire également, et aux gens avec un emploi (ou qui déménagent à cause de leur emploi) qui n’ont plus besoin d’utiliser une journée de congé pour déménager.

Par contre, pour les déménageurs autant que les locataires, la Fête Nationale du Déménagement est un véritable casse-tête: les déménageurs doivent travailler de 10 à 15 heures par jour pendant la haute saison des déménagements, qui s’étend du 10 juin au 10 juillet. À cause des baux à date fixe, le 1er juillet est une date très prisée qu’il faut réserver plusieurs mois à l’avance (parfois bien avant la signature d’un bail quelconque) mais, l’avantage pour les clients se traduit par un inconvénient majeur pour les déménageurs: les tarifs passent du simple au double en grande partie à cause des coûts de main-d’oeuvre qui passent du simple au double également (mais la marge bénéficiaire n’est pas passée du simple au double par contre) en raison du salaire à temps double les jours fériés. Pour cette raison les compagnies de location de camions font des affaires d’or également.

Voici quelques statistiques au sujet de la Fête Nationale du Déménagement:

  • 70% des déménagements se font sans assistance professionnelle (2008)
  • 78% des gens qui déménagent mangent au restaurant le jour même (2008; les plats les plus populaires sont la pizza et le poulet rôti)
  • 65 000 foyers montréalais changent d’adresse le 1er juillet (2006)

Conseils pratiques pour les foires universitaires/Practical tips for college fairs

Bien que les trucs originaux m’aient été donnés au congrès de l’ACP par Andreas Warburton, un expérimentateur de particules à McGill, dans un contexte de foire graduée (à utiliser au cas où Minnesota me donne la permission de présenter un kiosque au CUPC; pas de CUPC pour moi sans leur autorisation) ce que j’ai à écrire ici peut fort bien s’appliquer aussi dans un contexte de foire de premier cycle.

Souvent les futurs étudiants vont prendre les étudiants actuels et les diplômés récents plus au sérieux quand il s’agit des questions entourant la vie étudiante, mais les professeurs quand il s’agit de questions relatives au contenu; si vous pouvez avoir, avec votre kiosque, autant un membre du corps enseignant qu’un ancien ou un étudiant actuel, ce serait gagnant. Par contre, voici quelques suggestions pour vous si vous désirez présenter un tel kiosque:

  • Premièrement, essayez d’en connaître sur le public cible! Vous ne présenterez pas une université de la même façon si vous présentez un kiosque à une conférence de premier cycle (d’ordinaire les participants à une telle conférence sont parmi ce qui se fait de mieux dans la discipline de la conférence) qu’à une foire qui s’adresse aux étudiants du secondaire!
  • Une fois que vous avez une connaissance du public cible, préparez une brochure, une affiche et un diaporama PowerPoint (ou Beamer si vous avez accès à LaTeX) auquel cas le diaporama doit être autodéfilant et, idéalement, ne contenir que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité.
  • Si cela est possible, vous devez avoir des échantillons d’objets à l’effigie de l’université (pour une foire dans une conférence disciplinaire de premier cycle, 50 échantillons ne sont pas de trop) à votre kiosque. C’est désolant à dire mais même si ça ne fait pas tellement de différences au niveau du recrutement en tant que tel, un étudiant peut néanmoins décider d’aller à un kiosque en fonction des objets remis.
  • Finalement, soyez préparés à répondre aux questions des étudiants! Bien que la plupart des questions concernent la vie étudiante, le coût de la fréquentation ou la qualité du programme, on peut également vous poser des questions au sujet du placement à la sortie.

 

Although the original tips were given to me during the CAP Congress by Andreas Warburton, a particle experimentalist at McGill, in a graduate studies fair context (to use in the event Minnesota grants me permission to present, and man, a booth at CUPC; no CUPC for me without their authorization) what I am writing here may well be applicable in the context of undergraduate fairs also.

Often prospective students will take current students and recent alumni more seriously for all questions pertaining to student life, but professors for questions pertaining to the curricula; if you can have, at your booth, a faculty member as well as an alumnus/a or a current student manning it, you will be golden. However, here are some suggestions for you if you wish to present such a booth:

  • First, learn and know about your target audience! You will not advertise a university the same way if you present a booth at an undergraduate conference (usually the participants to such a conference are among what’s best in the discipline of the conference) than you would at a college fair aimed at high school students!
  • Once you have a working knowledge of your target audience, prepare a brochure, a poster and a PowerPoint slideshow (or Beamer if you are a regular LaTeX user) in which case the slideshow must be run as an automatic slideshow and, ideally, contain only the truth, nothing but the truth, the whole truth.
  • If that is possible, you should have a cache of university-branded promotional items (for an undergraduate disciplinary conference, 50 examples are not out of place) at your booth. Sorry to break it to you, but, even though it makes not that much of a difference to recruiting per se, a student can nonetheless decide to go to a booth because of the items being handed out.
  • Finally, be prepared to answer the questions asked by prospective students! Although most questions pertaining to student life, cost of attendance or the quality of academics, one may also ask questions pertaining to placement at graduation.

Une année de bloguage, gracieuseté de NYU/A year of blogging, courtesy of NYU

Attention: Toutes les traductions dans la partie en français du billet viennent de moi.

Aujourd’hui, ça fait maintenant un an que je maintiens ce blogue. Je suis peut-être devenu un peu incohérent en termes du contenu du blogue d’un billet à l’autre, et je dois reconnaître que le blogue n’est pas du tout de tout repos. Je n’ai pas été très clair sur les manifestations des problèmes politiques qui m’ont poussé à fréquenter Minnesota pour mon PhD jusqu’à tout récemment. J’ai été un peu déçu par rapport à mes attentes initiales (peut-être surestimées par excès d’optimisme face aux travaux de recherche), et je sais que ma destination est loin d’être parfaite.

Néanmoins, même Minnesota valait mieux que NYU pour une variété de raisons. C’est sûr, ce n’est pas une bonne comparaison, mais bon… les profs de NYU en ont plein le casque de leur recteur, John Sexton, qui est décrit dans le monde entier comme un mégalomane immobilier. Voici les deux (NDLR: le document original avait trois parties mais la troisième partie répétait verbatim la deuxième moitié de la deuxième partie) parties du document fourni par les profs à NYU qui, ensemble, constitue le Livre Noir de NYU sous Sexton. Le véritable titre de ce document est beaucoup plus long: The art of the gouge: How NYU squeezes billions from our students—and where that money goes (L’art de l’escroquerie: comment NYU extorque des milliards de nos étudiants – et où va l’argent)

The-art-of-the-gouge-Part-1
The-art-of-the-gouge-Part-2

Voici quelques extraits croustillants de ce Livre Noir:

  1. Pour les trois derniers mois j’ai été sans abri, je dormais partout où je pouvais trouver un logis. Parfois ça arrivait après avoir étudié dans les appartements de mes collègues, certains parmi lesquels suspectent que cette situation se produit. À d’autres moments, j’ai dormi dans un parc ou dans un train – Un doctorant à NYU
  2. Vous n’êtes rien de plus pour eux [NYU] que 200 000$ – “Amanda Del”, bachelière à NYU, 17 décembre 2009
  3. Clairement, on s’est fait avoir – une étudiante de 3e année ce bac à Steinhardt en échange à Berlin, au sujet des échanges à NYU

Un manque de transparence le plus total sur les frais afférents, sur les frais de scolarité, des excès immobiliers, des salaires mirobolants pour la haute administration, des prêts-et-bourses internes absolument déficients, des échanges forcés (où l’étudiant n’a pas le choix de la durée, et encore moins le choix du logement, qui est souvent beaucoup plus coûteux que dans un échange normal, ainsi qu’un choix restreint de destinations)

Le plan NYU 2031, au coût de 6 milliards, comprend quelque six millions de pieds carrés (560 000 mètres carrés) de nouvelle surface bâtie, répartis sur le campus central de Greenwich Village, en sus des chantiers déjà effectués à grands frais ainsi que des achats immobiliers. (C’est la principale doléance de la deuxième partie) Voici le portfolio des aventures immobilières de NYU dont les coûts sont connus:

  • 404 Lafayette et 708 Broadway: 157M$
  • 383 Lafayette: 74M$
  • 370 Jay: 499M$
  • Pavillons Dibner, Jacobs et Wunsch: 44M$
  • 2 et 15 MetroTech Center: 40M$+
  • NYU Langone/Cobble Hill: 180M$
  • 433 1re Avenue: 137M$+
  • 333 38e Rue Est: 145M$
  • 3 condos de luxe: 13.3M$
  • Pavillon Zipper: 1G$
  • Total connu: 2.29G$

Le plan NYU 2031, duquel le pavillon Zipper est la pièce maîtresse, a fait l’objet de nombreuses batailles juridiques. Autrement dit, si les étudiants montréalais se plaignent d’avoir un albatros appelé le Pavillon de la Colère, alors les étudiants à NYU doivent avoir assez d’espace dans leurs différents Pavillons de la Colère pour remplir un campus entier (environ 560 000 mètres carrés, quoiqu’un campus ayant cet espace bâti ne pourrait accueillir 46 000 étudiants, probablement un tiers de ce nombre au plus).


Today, it is the first anniversary of the blog’s opening. I may have become a little incoherent in terms of the contents of the blog on a post-to-post basis, and I must acknowledge that maintaining the blog is not all fun and games. I haven’t been very clear about the tell-tale signs of the political problems that pushed me to attend Minnesota for my PhD until recently. I have been a little disappointed compared to my initial expectations (perhaps a little overestimated because of an excess of optimism towards my research work) and that I know that my destination is far from perfect.

Nevertheless, even Minnesota was worth better than NYU for a variety of reasons. Of course, it’s not a good comparison, but, oh well… NYU faculty are exasperated about their president, John Sexton, who is depicted the world over as a real estate megalomaniac. Here are the two parts (Writer’s note: the original document had three parts but the third part repeated verbatim the second half of the second part) of the document supplied by NYU professors who, together, constitute the Black Book of NYU under Sexton. The real title of this document is far longer: The art of the gouge: How NYU squeezes billions from our students—and where that money goes

The-art-of-the-gouge-Part-1
The-art-of-the-gouge-Part-2

here are a few of the edgier passages of this Black Book:

  1. For the last three months I have been homeless, sleeping wherever I find shelter. Sometimes that comes after studying at the apartments of my colleagues, some of whom suspect this situation is happening. Other times I have slept in parks or on trains – A doctoral student at NYU
  2. You are nothing to them [NYU] but $200,000 – “Amanda Del”, undergraduate at NYU, December 17, 2009
  3. Clearly, we are being ripped off – a Steinhardt junior on a study abroad in Berlin, about study abroad at NYU

A most complete lack of transparency on incident fees, tuition, real estate excesses, gargantuan salaries for the administration, internal financial aid being absolutely deficient, forced study abroad (where the student doesn’t have the choice of the duration and even less the choice of housing, as well as a restricted set of destinations)

The NYU 2031 plan, at the cost of six billion dollars, comprises a whopping six million square feet (560 000 square meters) of new-built area, spread over the central Greenwich Village campus, on top of expensive construction projects already completed or underway, as well as real estate acquisitions. (It’s the primary grief of the second part) Here’s NYU’s portfolio of real estate adventures whose costs are known:

  • 404 Lafayette and 708 Broadway: $157M
  • 383 Lafayette: $74M
  • 370 Jay: $499M
  • Dibner and Jacobs Buildings, Wunsch Hall: $44M
  • 2 and 15 MetroTech Center: $40M+
  • NYU Langone/Cobble Hill: $180M
  • 433 1st Avenue: $137M+
  • 333 38th Street East: $145M
  • 3 luxury condos: $13.3M
  • Zipper Building: $1G
  • Known total: $2.29G

The NYU 2031 Plan, among which the Zipper Building is the master piece, was at the core of multiple legal battles. In other words, if the Montrealer students complained about an albatross called the Pavilion of Wrath, then NYU students must have enough space in their different Pavilions of Wrath to fill an entire campus (about 560,000 square meters, although a campus having this much built space couldn’t serve 46,000 students, probably a third of that number at best).

 

UPenn woes with ApplyWeb

If anyone here is applying at the University of Pennsylvania for a graduate program, you may have realized that the implementation they made of ApplyWeb is not exactly that great. Upon checking the status of my application, I emailed them to see whether they actually received my GRE and TOEFL scores, and it turned out that they did. After getting that email, I checked my status again and this is what the status had to say:

Please WAIT until December 15 before contacting Penn about receipt of test scores.

Due to technical issues, Penn has received test scores that are not reflected on this Checklist. If you correctly designated the University of Pennsylvania as a recipient of your GRE, GRE Subject and TOEFL test scores, we have your test scores.

Thank you for your patience.

Now, the email invited every single one of us to view the application checklist periodically for updates. I hope the issue will get fixed by December 15th…

The oath of transparency

This oath is long overdue from my part…

Considering that future applicants deserve truthful information pertaining to the entire admissions process,

Considering that applying to PhD programs is an investment whose implications are far-reaching and, therefore, should not be taken lightly,

Today, I swear that I will be completely transparent when it comes to all aspects of my experience through the PhD admissions process, be it financial, credential-related or just the psychological implications of waiting, either for the credentials to arrive in due form, or for the decisions to be rendered. May shame befall me if I prove to lie on any one aspect.

That said, if Princeton, UChicago or UPenn (or any top-20 school for that matter) each rejects hundreds of applicants that had what it takes to succeed once there, to be rejected from top-20 schools is not by any means an indictment of one’s lack of research skill.

Finally, applications are submitted!

I’m now relieved that I have submitted these 11 applications, although I realized just how expensive actually getting to that point could be. It’s one thing to say, in the abstract, that one is applying to Ivies, but it’s quite another to actually submit them. Admittedly, I submitted my application to Carnegie Mellon first, because I didn’t have to whip out my credit card and, as agreed with my research-based recommenders, submitting that application marked the time where they’d actually begin writing the letters of recommendation.

But I came to the bleak realization that the entire glimmer of hope for which I had to delay the actual submission of the applications was fading away, so I decided to cut to the chase and submit a little ahead of that schedule. So, here’s to a happy ending, come April 15th (and also an extra $US360 in costs because there’s the F-1 visa to be paid in two installments: $160 for the actual visa application and $200 for the SEVIS fees)

So, please, if anyone is interested in financial planning for PhD applications, I have updated the master list of costs incurred, because I have now incurred all the costs for the shutout case. Sure it helps calm down somewhat but it doesn’t remove all the nervosity. Only by April 15 can I say either “Mission accomplished” or “Oh well, time to readjust”