Du TP à une bourse/From TA to fellowship

Maintenant que la haute direction du programme est au courant de mes problèmes de santé mentale, ils m’ont offert de terminer la session avec une bourse qui couvrirait le salaire jusqu’au 31 décembre; ainsi je ne corrigerai plus les devoirs de thermodynamique! La principale affaire qu’ils avaient apprécié de ma part était la correction rapide des devoirs, plus rapide que la majorité. Cependant la priorité pour moi, autant maintenant qu’une fois parti, est de guérir cette santé mentale du mieux que je peux. Ainsi j’ai 4 000$ de salaire résiduel converti en bourse interne.

Le nouveau correcteur est alors un postdoc dont son budget de recherche s’est tari. J’aurais aimé dire aux étudiants qu’ils ne doivent pas s’attendre à ce que le nouveau correcteur soit aussi rapide que je l’ai été. Alors je vais tenter de parler de santé mentale dans la mesure du possible (ce qui est fort limité).


 

Now that the administrators of the physics department are aware of my mental health problems, they offered me to finish the semester with a fellowship that would cover the salary until December 31; thus I will no longer grade the thermodynamics homework! The primary thing that they have appreciated from my part was the prompt grading, faster than most. However, the priority for me, both now and after departure, is to cure my mental health to the best I can. Thus I have $4,000 of residual salary converted into a fellowship.

The new grader is a postdoc whose research funds are running out. I would have liked to tell the students not to expect the new grader to be as prompt as I was. Thus I will try to talk about mental health to the extent that it is possible (which is very limited).

Le logement/Housing

Ce billet est le troisième billet de la série sur les procédures communes aux échanges de premier cycle et aux cycles supérieurs à l’étranger.

  1. Le visa étudiant
  2. Le budget
  3. Le logement
  4. Le billet d’avion
  5. Les bagages

Même si un échange d’une seule session devait être dans les cartes pour vos désirs d’études à l’étranger, vous aurez tout de même à vous trouver du logement, et c’est encore plus vrai aux cycles supérieurs. Par contre, si vous allez à Columbia, je vous conseille fortement d’utiliser la garantie résidentielle si vous y êtes éligibles (et, dans le contexte du Upper West Side new-yorkais les loyers sont relativement abordables). Si vous avez d’autres exemples de garanties résidentielles qui s’appliquent aux cycles supérieurs, faites-moi signe!

Certaines universités (Genève par exemple) vont vous être bien utiles pour trouver du logement, autant en résidence que hors-campus si le manque de places en résidence est criant, alors que d’autres laissent les étudiants à eux-mêmes. Et c’est très courant d’avoir des politiques de logement au premier cycle et une autre pour les cycles supérieurs. Par exemple, Vanderbilt oblige tout un chacun au premier cycle à dormir en résidence à moins de vivre chez ses parents à l’intérieur de Nashville même, mais les étudiants de cycles supérieurs doivent se loger hors-campus… Veuillez contacter des anciens d’une destination particulière pour en avoir le coeur net.

Par contre, il y a plusieurs précautions à prendre. Comme dans toute ville, si vous désirez une colocation pour diminuer les frais de loyer, il y a des vertes et des pas mûres. Et certains parmi vous désirez éviter certaines villes pour des raisons de coût de la vie. Erick Weinberg à Columbia avait prévenu les candidats doctorants en physique que le coût de la vie à New York était tellement élevé qu’y effectuer une quelconque immersion culturelle non-académique ou une quantité significative de tourisme requiert d’avoir des réserves financières à long terme.

Le même avertissement aurait probablement été émis à Tokyo, que ce soit par l’université de Tokyo, Keio, Waseda ou toute autre institution dans la capitale japonaise. (On se doute bien qu’il faut aimer les micro-logements) En passant, les universités japonaises sont assez libre-échangistes au niveau doctoral parce que le système japonais n’insiste que peu sur les étudiants locaux à poursuivre des études de cycles supérieurs, en partie à cause du marché du travail dans le secteur privé local qui préfère embaucher des bacheliers.

Finalement, les règles immobilières sont très différentes d’une juridiction à l’autre; si, au Québec, la majorité des baux pour du logement hors-campus commencent le 1er juillet (à un point tel que le 1er juillet y est appelé la Fête Nationale du Déménagement) et qu’il faut laisser 3 mois de préavis avant de résilier un bail, au Minnesota (je donne souvent le Minnesota comme exemple parce c’est ce que je connais le mieux en sol états-unien) le délai de résiliation est de 2 mois et les baux sont plus flexibles sur la date de début. Alors faites attention à la réglementation locale…

Il va sans dire que le loyer est un aspect essentiel, mais il faut aussi tenir compte de la distance à l’établissement. En Europe, bien souvent, les transports publics des grandes villes sont bons et relativement abordables alors profitez-en! Mais faites attention à vos budgets!


This post is the third post of a series on common procedures to undergraduate study abroad and graduate studies abroad.

  1. Student visa
  2. Budget
  3. Housing
  4. Airfare
  5. Baggage

Even if a semester-long exchange program were in the plans for your desires of studies abroad, you still have to find housing, and that’s even more true in graduate school. However, if you are planning on attending Columbia, I strongly advise you to use the residential guarantee if you are eligible (and, in the context of the Upper West Side of New York City, the rents are rather affordable). If you have additional examples of residential guarantees that apply to graduate studies, please let me know!

Certain universities (Geneva for example) will be very helpful to find housing, as much in residence as off-campus if the lack of residential space is glaring, while others leave students to fend for themselves. And it’s very common to have different housing policies for undergraduates and another one for graduate students. For example, Vanderbilt forces just about every undergraduate to live in residence unless one lives with his/her parents in Nashville itself, but graduate students must find a place off-campus… Please contact alumni of a particular destination to get to the bottom of the matter.

However, there are multiple precautions to take. As with any city, if you desire a roommate in an attempt to lower the rent, there are the good roomies and the chaff. And some of you would want to avoid some cities for cost-of-living reasons. Erick Weinberg at Columbia warned the prospective doctoral students in physics that the cost of living in New York City was so high that any attempt at making any level of non-academic cultural immersion whatsoever or a significant amount of tourism requires to have financial long-term reserves.

The same warning would probably have been issued in Tokyo, regardless of whether one talks about the University of Tokyo, Keio, Waseda or any other institution in the Japanese capital. (One should be a micro-housing buff) By the way, Japanese universities are rather free-trading at the doctoral level since the Japanese system places little emphasis on local students pursuing graduate study, in part because the local private-sector job market favors bachelors degrees over advanced degrees.

Finally, the real estate regulations are very different from a jurisdiction to another; if, in Quebec, the majority of leases begin on July 1 (to the point where July 1 is known in Quebec as the National Moving Day) and that three months of advance notice is required to terminate a lease, in Minnesota (I often talk about Minnesota as an example because this is what I know best about US rules and practices) the termination notice is two months and the leases are more flexible as far as the starting date is concerned. Therefore, pay attention to local rules…

It goes without saying that the rent is an essential aspect, but one should also take into account the distance to the school. In Europe, often, public transit in the major cities is good and rather affordable, so take advantage of it! But pay attention to your budgets!

Le budget d’études à l’étranger/Study abroad budget

Le dernier billet faisait partie d’une série en cinq volets qui traitait de tous les facteurs procéduraux communs à un échange de premier cycle et des cycles supérieurs, c’est-à-dire le visa étudiant. Même si je ne devrais pas parler du logement de manière distincte du budget (après tout, c’est un poste important de dépenses dans tous les cas) pour être capable de limiter la taille du billet, je me devais de scinder le contenu en plusieurs billets.

  1. Le visa étudiant
  2. Le budget (le sujet du billet courant)
  3. Le logement
  4. Le billet d’avion
  5. Les bagages

La différence financière la plus significative entre un échange de premier cycle et un programme gradué de recherche est la source de revenus. Si vous allez à l’étranger poursuivre un programme gradué contenant des cours, il faut de plus rajouter les frais de scolarité de la destination en sus des dépenses qui suivent.

Il ne faut PAS oublier qu’on est là pour étudier. Oui, il est important d’avoir du budget pour d’autres affaires, comme des sorties, des excursions, des souvenirs mais il ne faut pas faire ça à l’excès. Parlant de souvenirs, il en faut bien quelques-uns comme preuves de visite! (quoique je me procure des vêtements à l’effigie d’une université que je visite de manière explicite et à plus forte raison pour des raisons académiques)

Figure 1: Preuve de visite de Minnesota

Figure 1a: Preuve de visite de Minnesota

Un gros avertissement de rigueur quel que soit le cycle: une manière très facile de dépasser les coûts est de faire des voyages à profusion (voire de manière systématique) à partir de la ville d’étude. Billets de train/d’avion, auberges de jeunesse/chambres d’hôtel, repas, excursions… les coûts peuvent facilement s’accumuler. Ainsi, si vous désirez aller en échange ou aux cycles supérieurs afin de voyager dans un tas de villes différentes, vous devrez rajouter des centaines de dollars (ou toute autre devise en vigueur chez vous) par destination supplémentaire. Les deux budgets qui suivent font l’hypothèse que l’étudiant ne fait que peu de voyages:

Exhibit 1: Échange de premier cycle d’une session en Espagne (Source: HEC Montréal)

  • Billet d’avion: 1 200$
  • Logement: 3 500$
  • Nourriture: 2 500$
  • Dépenses personnelles: 1 500$
  • Transports locaux: 500$
  • Fournitures scolaires: 500$
  • Assurances supplémentaires: 300$
  • Total: 10 000$

Hubert, un étudiant de 1er cycle qui avait fait un échange d’une session en Suisse, a fait 5 voyages à des destinations extérieures à la Suisse en sus de ce qui revient pratiquement à faire un tour de Suisse, avec un coût total de 12 000$. Par contre, Émilie, une autre dame en échange en Suisse pour une année complète, avec 9 billets d’avion, 35 villes visitées dans 10 pays différents, a dépensé un grand total de 20 000$ en date du 9 mai (en voyageuse systématique qu’elle est, elle en rajoute encore et sa facture totale va gonfler à chaque destination ajoutée)… encore une fois, il faut faire attention de ne pas sombrer dans les excès de voyage!

Pour les étudiants québécois, une bourse de mobilité de 750$/mois ou 1 000$/mois selon la destination permet d’éponger une partie des coûts. Par contre, cette bourse n’est pas utilisable pour des cycles supérieurs lorsqu’on parle de faire un programme complet à l’étranger. Pour ce qui est des prêts-et-bourses, le temps passé en échange est un temps considéré comme indépendant des parents.

Exhibit 2: Un PhD de physique à Michigan (le budget pré-propriété que j’avais fait)

Revenu: 2 371.38$/mois

Dépenses:

  • Nourriture et hygiène personnelle: 150-200$/mois
  • Téléphone/Internet: 100$/mois
  • Voiture: 200-300$/mois (prévoyez acheter une voiture d’occasion)
  • Loyer: 600-800$/mois (1 colocataire; peut être fort différent avec 0 ou plus de colocs – vous pouvez remplacer ce poste de dépenses par l’hypothèque, les taxes municipales et les assurances si vous avez envie d’accès à la propriété, en particulier à Detroit)
  • Services publics: 100-200$/mois (dépendant de si le bail requiert que les locataires paient pour les services publics ou non)
  • Livres: 1 000$ pour l’année

Très tentant, si le budget pour un échange en Espagne tient la route pour une année de doctorat en Allemagne (ce qui est vrai à Aachen, Heidelberg ou Göttingen), de faire des voyages à outrance quand on est inscrit au doctorat avec du financement à 65% TVL-13 (~23000 euros/an) encore plus quand on est en informatique ou au postdoc et qu’alors le financement est porté à 100% TVL-13 (~35000 euros/an)


The last post was part of a five-installment series that told about all the procedural factors that are common to both an undergraduate study abroad and graduate studies abroad, that is, the student visa. Even though I should not talk about housing in a distinct manner from budgeting (after all, it’s an important expenditure line item in both cases) to be able to limit the size of this post, I had to separate the contents in multiple posts.

  1. Student visa
  2. Budgeting (the topic of this current post)
  3. Housing
  4. Airfare
  5. Luggage

The most significant financial difference between an undergraduate study abroad and a graduate research program is the income source. If you go abroad to pursue a graduate program containing coursework, one should also add the tuition of the destination on top of the travel and living expenses that follow.

One must NOT forget that one is on study abroad to, well, study. Yes, it is important to budget for the fun stuff, like excursions, nights out, souvenirs but one must not do these things in excess. Speaking of souvenirs, some of them are necessary as proofs of visit! (although I myself buy school-themed apparel when I make an explicit visit at other universities and especially when said visit was made for academic reasons)

Figure 1: Preuve de visite de Minnesota

Figure 1b: Proof of visit from Minnesota

One major warning should be issued regardless of the cycle: one very easy way to find yourself in cost overruns is to travel profusely (and perhaps even systematically) from your study city. Train/plane tickets, hostels/hotel rooms, meals, excursions… the costs can very easily pile up and mount. Thus, if you want to engage in a study abroad or in graduate school abroad so that you want to travel to a whole bunch of different cities, you will have to tack on a few hundred additional dollars (or whatever currency is legal tender at home) for each supplemental destination. The budgets that follow make the hypothesis that the students only do limited travel during their stay abroad:

Exhibit 1: A semester-long study abroad in Spain (Source: HEC Montréal)

  • Airfare: 1 200$
  • Housing: $3,500
  • Food: $2,500
  • Personal expenditures: $1,500
  • Local transportation: $500
  • School supplies: $500
  • Additional insurance: $300
  • Total: $10,000

Hubert, an undergraduate student who made a semester-long study abroad in Switzerland, did five travels to destinations exterior to Switzerland on top of what practically amounted to a tour of Switzerland, at a total cost of $12,000. However, Émilie, another girl in a year-long study abroad in Switzerland, with 9 plane tickets, 35 cities visited in 10 different countries, spent a grand total of $20,000, postmarked May 9th (and, being a systematic traveler, she will add yet more cities and her total bill will increase with each added destination)… once again, one must be careful not to overindulge in travel!

For Quebecer students, a mobility scholarship of $750/month or $1,000/month depending on the destination can take care of part of the cost. However, a student that does an entire graduate program abroad is not eligible for the mobility scholarship. Regarding financial aid, time spent studying abroad is a time considered independent from parents.

Exhibit 2: A physics PhD at Michigan (the pre-ownership budget I made)

Revenues: $2,371.38/month

Expenditures:

  • Food and personal hygiene: $150-200/month
  • Telephone/Internet: $100/month
  • Car: $200-300/month
  • Rent: $600-800/month (1 roommate; can be quite different with 0 or more roommates – and you may replace it by mortgage, home insurance, property taxes once you own a place, for instance, in Detroit)
  • Utilities: $100-200/month (depends on whether the lease makes tenants pay for the utilities or not)
  • Books: $1,000 for the year

Very tempting, if the budget for study abroad in Spain also holds true for a year of a doctorate in Germany (which is true at Aachen, Heidelberg or Göttingen), to indulge in excessive travel when one is enrolled in a doctorate with funding at the 65% TVL-13 level (~23000 euros/year) and even more so when one is in computer science or at the postdoc level, where the funding reaches 100% TVL-13 (~35000 euros/year)

Au-delà du Saint-Graal/Beyond the Holy Grail

Il y avait une raison pourquoi j’avais qualifié l’Université du Michigan de Saint-Graal des maisons à rabais: beaucoup de maisons à bas prix. Toutefois, ce qui fait de Michigan-Ann Arbor le Saint-Graal des maisons à rabais vient avec un défaut majeur: la distance desdites maisons au campus. Quand vous avez à vous déplacer sur 60 kilomètres chaque jour pour que vous puissiez posséder une maison à 10 000$, probablement payée au comptant, c’est sûr que vous pouvez posséder une maison d’ici à deux ans, et que vous pourriez faire des réparations pendant les années résiduelles de votre PhD, mais ce n’est pas la meilleure solution pour ceux qui ne détiennent pas de permis de conduire.

Il se trouve qu’il y a quatre demandes en attente pour lesquelles je pourrais avoir une maison jusqu’à environ 30 000$ (plus que ça et la mise de fonds aurait été problématique, lorsque jumelé aux dépenses auxiliaires comme la taxe de bienvenue, des réparations d’urgence), moyennant le plan qui aurait été applicable (avec quelques modifications au cadre financier pour tenir compte de la mise de fonds accrue et/ou de plus faibles revenus) au Saint-Graal. Et non, je n’ai pas soudainement gagné un titre de courtier immobilier agréé… Malgré cela, même au-delà du Saint-Graal, vous avez tout de même besoin d’une voiture et d’un permis de conduire parce qu’il est impossible de vivre dans aucune des quatre villes ci-dessous sans avoir de voiture alors qu’on est propriétaire de maison (les universités sur ma liste où j’ai des demandes en attente sont entre parenthèses):

  • Philadelphie (UPenn)
  • Pittsburgh (Carnegie Mellon)
  • Saint-Louis (WUSTL)
  • South Bend (Notre Dame)

Je crois prudent de budgéter, en même temps que la mise de fonds, un peu d’argent pour des réparations (la plupart du temps, il faut effectuer des réparations), la taxe de bienvenue, ainsi que tout autre frais découlant de l’accès à la propriété. Pour cette fourchette de prix, cependant, il faut s’attendre à 1200 pieds carrés de superficie habitable au plus. Et encore, la plupart du temps, ce sera soit une coquille vide (complete shell), une autre maison qui requiert des sommes considérables en réparations, dans un quartier mal famé, ou même une combinaison de tous ces éléments. Voilà pourquoi même le Saint-Graal des maisons à rabais donnait une opportunité trop facile pour être vraie! Néanmoins, voici mon hypothétique cadre financier (à Philadelphie):


 

Revenus: 2 400-2 450$/mois (imposables)

Dépenses invariantes sous changement mode de propriété:

  • Nourriture et hygiène personnelle: 150-200$/mois
  • Téléphone/Internet: 100$/mois
  • Voiture: 200-300$/mois

Années 1-2 (pré-hypothèque)

  • Loyer: 600-800$/mois (1 colocataire; peut être fort différent avec 0 ou plus de colocs)
  • Services publics: 100-200$/mois (dépendant de si le bail requiert que les locataires paient pour les services publics ou non)
  • Livres: 1 000$ pour l’année

Années 3+ (une fois que l’hypothèque est contractée; la mise de fonds disponible dépend des baux des 2 premières années et, de là, la valeur de la maison, et par conséquent, de l’hypothèque)

  • Hypothèque: 350-600$/mois
  • Taxes municipales: 150-200$/mois
  • Services publics: 200-300$/mois
  • Assurance-maison: 100-150$/mois

Il va de soi que, plus j’attends pour faire la mise de fonds, et moins je pourrai utiliser la maison. Comme ça aurait été le cas à Michigan et la maison à Detroit qui en aurait résulté (et je crois que la maison à Detroit aurait été achetée au comptant, auquel cas j’aurais mis de l’argent de côté pour des réparations à faire de gré à gré et, à la soutenance, les gros travaux seraient terminés) j’aurais eu des ennuis avec le visa étudiant si je ne soutenais pas d’ici à la fin de la 5e année de doctorat.

Toutefois, même si vous avez une pré-approbation en bonne et due forme, ce n’est pas n’importe quelle banque qui peut vous faire une hypothèque en-deçà de 50 000$. Les grandes banques états-uniennes peuvent être réticentes à faire des prêts pour des sommes comme ça, voire refusent carrément, alors que de plus petites banques peuvent néanmoins le faire; dans tous les cas, des taux d’intérêt concurrentiels signifieraient autour de 3.5-4%, moyennant une mise de fonds de 25%. Ce plan n’est donc pas pour les coeurs sensibles.


I labeled the University of Michigan the Holy Grail of cheap houses for a reason: lots of houses at dirt cheap prices. However, what makes Michigan-Ann Arbor the holy grail of cheap houses comes with one major drawback: the distance of these cheap houses to campus. When you have to commute for 60 kilometers every day just so that you can own a $10k house, and likely paid in cash, sure, you may end up with a house in two years’ time, and do some repairs over the remaining years of your PhD, but it’s not the best solution for those without a driving license.

I still have four applications pending whose acceptance would open up an opportunity to buy a house for up to $30,000 (more than that and the down payment would be problematic, when coupled to the auxiliary expenditures, such as the welcome tax, emergency repairs) with the game plan that would be applicable (with a few budgetary modifications to take in account a higher down payment and/or lower income) at the Holy Grail. And no, I didn’t suddenly become a licensed realtor. Despite this, and even beyond the Holy Grail, you still need a car and a driving license because it’s impossible to live in any of these four cities without a car while you’re a homeowner (the universities on my application list where I have applications pending are in parentheses):

  • Philadelphia (UPenn)
  • Pittsburgh (Carnegie Mellon)
  • St. Louis (WUSTL)
  • South Bend (Notre Dame)

I believe it is prudent to budget, together with the down payment, a bit of money for repairs (most of the time, repairs are necessary to some extent), welcome tax, as well as any other fee resulting from home ownership. For this price range, however, one shold expect 1,200 habitable square feet at most. And again, most of the time, it will be a complete shell, another house requiring extensive repairs, in bad neighborhoods or even a combination of the above. This is why even the Holy Grail of cheap houses made home ownership too easy to be true! Nevertheless, here’s my hypothetical budget (in Philadelphia)


Revenues: $2,400-2,450/month (taxable)

Expenditures invariant under property mode change:

  • Food and personal hygiene: $150-200/month
  • Telephone/Internet: $100/month
  • Car: $200-300/month

Years 1-2 (pre-mortgage)

  • Rent: $600-800/month (1 roommate; can be quite different with 0 or more roommates)
  • Utilities: $100-200/month (depends on whether the lease makes tenants pay for the utilities or not)
  • Books: $1,000 for the year

Years 3+ (once the mortgage is taken out; the down payment will depend on the last two years’ leases and, from there, the value of the house and hence the mortgage)

  • Mortgage: $350-600/month
  • Property taxes: $150-200/month
  • Utilities: $200-300/month
  • Home insurance: $100-150/month

It is obvious that, the more I wait to make the down payment, the less I will be able to use the house. As it would be the case at Michigan and the house in Detroit that would ensue (and I believe that the house in Detroit would have been bought without a mortgage, in which case I would save up to pay for repairs to be done gradually and, at defense, the big works would be completed) I would run into trouble for student visa if I didn’t defend by the end of year 5.

However, even if you duly got pre-approved for a mortgage, it’s just not any bank that would lend you a mortgage below $50,000. The big US banks would be reluctant to lend you this little for a mortgage, or even outright refuse to do so, while the smaller banks will still do so; in all cases, concurrential interest rates would mean about 3.5-4%, assuming a 25% down payment. This plan is thus not for the faint of heart.

University of Michigan… or home ownership made too easy to be true

Titre en français: L’Université du Michigan (Ann Arbor)… ou l’accès à la propriété devenu trop facile pour être vrai

Avertissement: Je ne suis pas un agent immobilier ou un représentant de l’Université du Michigan, alors je vous conseille fortement de prendre les informations contenues dans ce billet avec précaution. Et faites votre recherche de domicile à vos risques et périls!

Mes parents prétendent que Detroit est devenue la ville par excellence pour les retraites à bas coût, surtout quand je vois des affichages comme celui-là. Bien entendu, Detroit est une ville dangereuse et en faillite, mais quand on dispose d’une bonne mise de fonds, voire des moyens pour payer la maison au comptant, ça me donne une raison de plus pour considérer l’Université du Michigan (Ann Arbor) au niveau PhD, à coups de 2371.38$/mois comme budget. (Wayne State vous donnerait plutôt ~1500$/mois alors ce sera plus difficile; néanmoins, l’IRS et le fisc du Michigan ne vous fera pas payer le prix fort à ce niveau de revenu)

N’oubliez pas, par contre, que, si vous avez besoin d’un visa F-1 pour y étudier, vous ne devez en aucun cas déclarer vos ambitions immobilières aux autorités lors de la demande de visa, mais cela pourrait occasionner des problèmes si vous ne devez pas terminer votre doctorat dans un délai de cinq ans et qu’il faille alors renouveler votre visa étudiant, car une hypothèque pourrait être interprété comme un signe d’habitation permanente. Si vous avez préalablement une voiture, ça ne devrait pas vous prendre trop de temps, surtout que, pour un étudiant gradué avec un bon dossier de conduite, la voiture vous coûterait environ 150-200$/mois, dont 100$ en essence. Et un autre extra de 200-250$/mois pour les services publics et taxes municipales, avec de plus 250$/mois sur l’hypothèque qui en découlera, alors pour le prix que pourrait coûter un loyer à Ann Arbor (ici on suppose qu’il soit possible d’avoir à payer 700$/mois en tant que part d’une colocation à Ann Arbor, taxes municipales et services publics inclus et que, de plus, les accès Internet et les forfaits de téléphonie cellulaire coûtent le même prix dans les deux villes), vous pourriez être propriétaire d’une maison et que vous pourrez mettre à louer ou vous en servir comme d’un chalet à utiliser pour la retraite de vos parents.

Voici le plan, étape par étape:

  1. Être admis au PhD à l’Université du Michigan ou à Wayne State (le contenu de ce blogue pourrait vous y aider)
  2. Une fois que vous fréquentez l’une ou l’autre de ces deux universités, ouvrez un compte de banque auprès d’une banque états-unienne
  3. Mettez de l’argent de côté pour la mise de fonds une fois au doctorat (pendant deux ou trois sessions, peut-être même plus si vous êtes à Wayne State)
  4. Faites une pré-approbation de prêt hypothécaire une fois la mise de fonds en banque
  5. Cherchez une maison entre 10-20k$
  6. Contractez l’hypothèque qui s’impose
  7. Vous voilà propriétaire d’un chalet (après 1-2 ans au doctorat, peut-être 3 à Wayne State)

Si vous êtes responsable avec votre hypothèque, vous devriez être assez avancé dans le remboursement du prêt, voire avoir remboursé complètement le prêt, d’ici à la soutenance de votre thèse. Par contre, ce plan ne peut fonctionner que si vous étudiez là.

P.S.: J’ai été rejeté à Michigan-Ann Arbor, alors je ne pourrai pas mettre ce plan en oeuvre personnellement.


 

Disclaimer: I am neither a realtor nor a representative of the University of Michigan, therefore I strongly advise to take the information contained in this post with caution. And do your house hunting at your own risks!

My parents joked that Detroit has become the #1 city for cheap retirement, especially when I see listings like this one. Sure, Detroit is a dangerous, bankrupt city, but when you can afford the down payment, or better still, pay for a house without the need for a mortgage, this gives me an additional reason to consider attending the University of Michigan (Ann Arbor) at the PhD level, with a $2371.38 monthly stipend. (Wayne State would pay you about $1,500/month instead, thereby making it harder; nevertheless, the IRS and Michigan state taxes won’t make you pay a fortune at that income level)

Don’t forget that, if you need a F-1 visa to study there, you should under no circumstances declare to the visa officers that you have real estate ambitions during visa application, but that could spell trouble for you if you cannot finish within the first five years and that you would then need to renew your student visa, since a mortgage could be interpreted as a sign that you intend to settle in the US afterward. If you own a car prior, that shouldn’t take too long, especially since, for a graduate student with a good driving record, the car upkeep shouldn’t cost you more than $150-200/month, of which $100 would spent on gas. And an additional $200-250/month for utilities and property taxes, with again $250/month in the mortgage that will ensue, therefore, for the price of renting an apartment in Ann Arbor (here we suppose that is possible to get a lease for $700 a month as a share of a joint lease, property taxes and utilities included, and that Internet accesses and cell phone plans cost the same in both cities) you could own a house and that you could rent it out after graduation or use it as a secondary home to use for your parents’ retirement.

Here’s the step-by-step plan:

  1. Get into a PhD program at the University of Michigan or at Wayne State (the contents of this blog could help you)
  2. Once you’re attending either university, open an account at an US bank
  3. Save some cash for the down payment once in your doctorate (during two or three sessions, perhaps more at Wayne State)
  4. Seek mortgage pre-approval once you have secured your down payment
  5. Look for a house in the $10-20k bracket
  6. Take out the appropriate mortgage
  7. You’re now the owner of a secondary home! (after 1-2 years in grad school, maybe 3 at Wayne State)

If you are responsible with your mortgage, you should have a long way towards your mortgage being paid off, or perhaps even paid off in full, by the time you defend your dissertation.

P.S.: I have been rejected at Michigan; this means that I won’t get to carry out this plan personally.