La fin de la route/End of the road

Maintenant que j’ai été informé que je ne pourrais revenir qu’à la condition de le faire “self-funded”, i.e. sans solde, pour moi cela revient à ne pas revenir. Certainement pas si ma conception de la vie aux cycles supérieurs en recherche fait allusion au salaire, je sais qu’un PhD sans solde serait un mauvais investissement. Pour ces quelques malchanceux qui l’ont vécu, tenter de se refaire une vie après avoir abandonné un doctorat n’est pas facile. Et certainement pas quand on a accompli des affaires à la maîtrise: deux articles, une mention honorable dans un concours d’affiches dans une conférence. Je ne blâme aucunement des facteurs intellectuels, ma santé mentale a tout fait dérailler.

Néanmoins j’estime que c’est une situation encore plus difficile à vivre quand personne dans la famille n’a la moindre idée de la signification d’un abandon doctoral et certainement pas quand absolument rien (avant mon départ) ne laissait présager un abandon aussi hâtif. Pour cette raison je ne m’entends pas avec le reste de ma famille, qui préfère que je me recycle en comptabilité.

P.S.: Puisque je ne peux pas retourner à Minnesota, je suis dans l’obligation de retirer la bannière du haut de la page ainsi que de rebaptiser ce blogue.


 

Now that I have been informed that I may come back but only at the condition to do so “self-funded”, i.e. without pay, for me, that amounts to not coming back. Certainly not if my conception of life in graduate school for research contains an allusion to salary, I know that a self-funded PhD is an horrible investment. For those unfortunate few that lived it, attempting to rebuild a life after a doctoral dropout is not easy. And certainly not when one accomplished stuff in a masters: two papers, an honorable mention in a poster contest in a conference. I do not blame intellectual factors, my mental health derailed everything.

Now I think that it is a situation that is even more difficult to live when no one in the family has the slightest idea of the meaning of a doctoral dropout and certainly not when absolutely nothing (prior to departure) led to such an early withdrawal. For this reason, I do not get along with the rest of my family, who prefers that I do accounting instead.

P.S.: Since I cannot return to Minnesota, I am under the obligation to remove the banner at the top of the page as well as to rename this blog.

Le retour à la maison/Return home

Bonjour, tout le monde, je suis rentré à la maison. Comme maintenant je suis en congé de maladie, je commence par aller voir un médecin à la maison. Et, de là, obtenir de la psychothérapie comme je crois en avoir besoin. Seul le temps nous dira si je pourrai réellement retourner pour terminer le doctorat ou non.


Hello everyone, I have now returned home. As I am now under a medical leave of absence, I will start by seeing a doctor at home. And, from there, obtaining phychotherapy as I believe I will need. Only time will tell whether or not I will actually be able to return to finish my PhD or not.

Quantique avancé, la fin/Advanced quantum, the end

Pendant presque toute la session, j’ai eu à travailler avec des thésards qui n’en pouvaient plus de ce cours appelé mécanique quantique avancée (PHYS8001). Bien qu’ils appréciaient ma contribution, à partir du devoir #4, j’ai l’impression de n’avoir, en fait, contribué que peu de chose en termes de contenu dans les devoirs. Surtout au début de ma participation au tableau du 3e étage à PAN: un bout du devoir #5, un peu du #6. Par contre, je n’étais aucunement un parasite parce que, même si je ne contribuais pas tant que cela au contenu, je contribuais à rendre leur contenu lisible et ainsi je les aidais à terminer le travail.

Mais c’est avec le devoir #8 que là j’ai commencé à laisser ma marque de manière un peu plus équitable: une question complète (#1) du devoir #8, la majorité de la question #1 du devoir #9 et une bonne portion du devoir #10. C’est-à-dire lorsque le cours de MQ avancé est devenu un cours de théorie des champs quantiques. Et clairement, j’avais connu une bonne séquence de devoirs vers la fin. Oh, réussir le cours n’est pas un problème, direz-vous, du haut de ma moyenne de devoirs de 91%, sachant que les devoirs comptent pour 70% de la note finale.

Le cours n’est cependant pas sans heurts: j’ai eu à de multiples reprises à demander, au nom du groupe, des extensions parce qu’on n’a pas couvert la matière pour terminer tel et tel devoir et que je savais que les autres étaient trop occupés pour combler les trous par eux-mêmes. Et aussi le manuel (Schwabl) n’était pas très bon.

P.S.: Ce sera mon dernier billet avant que je rentre à la maison en congé de maladie pour mes traitements de psychothérapie.


 

All semester long, I had to work with doctoral students that were fed up with that course called advanced quantum mechanics (PHYS8001). Even though they appreciated my contribution, starting from homework #4, I have the impression of having contributed little substantive content in the homework. Especially at the beginning of my participation on the third floor board at PAN: a bit of homework #5, a bit of #6. However, I wasn’t a freeloader because, even though I may not have contributed to the content much, I rendered their work legible and thus I helped them finish the work.

But that’s with homework #8 that I began to leave my mark more equitably: an entire question (#1) in homework #8, the majority of question #1 in homework #9 and a good portion of homework #10. That is, when the advanced quantum course became a quantum field theory (QFT) course. And clearly I had a good sequence of homework towards the end. Oh, passing the course is not a problem, will you claim, from my homework average of 91%, knowing homework will count for 70% of the final grade.

The course was not without their problems, however: I had to ask for deadline extensions on multiple occasions, on behalf of the class, because we did not cover the material to finish such-and-such problem set and that I knew the others were too busy to fill the gaps on their own. And also the textbook (Schwabl) was not very good.

P.S.: It will be my last post before I return home for my therapy treatments.

La huitième plainte/The eighth complaint

J’avais en fait huit plaintes mathématiques à formuler au début de mon séjour au doctorat. Mais de celles-ci, une seule a été résolue à ma satisfaction, et voici la plainte: que se passerait-il en mécanique statistique si on avait un système avec moins que zéro particule? C’est-à-dire si on avait une quantité négative de particules?

La réponse: un tel système est impossible. La preuve rigoureuse, gracieuseté de StackExchange, requiert l’usage des matrices de densité.


I actually had eight mathematical complaints to make at the beginning of my stay in the PhD program. But of these, only one could be resolved to my satisfaction, and here it is: what would happen in statistical mechanics if we had a system with less than zero particle? That is, if we have a negative number of particles?

The answer: one such system is impossible. The rigorous proof, courtesy of StackExchange, requires the use of density matrices.

8th-complaint

L’université et l’identité personnelle/University and personal identity

Je sais que cela va dépendre de la culture du lieu d’origine de l’universitaire mais, dans le cas des universitaires états-uniens, si on fait l’hypothèse que l’universitaire a obtenu un diplôme de cycles supérieurs à une autre institution que son institution de 1er cycle, la plupart des détenteurs de grades de cycles supérieurs vont malgré tout s’identifier davantage à leur institution de premier cycle. Les exceptions sont majoritairement répartis entre cinq grades: JD, MD, DMD, MBA et PhD. Dans le cas de professionnels de la santé où la résidence existe, généralement on parlera de la phase pré-résidence, c’est-à-dire le programme menant au grade lui-même.

Mais aussi les cas où l’institution graduée peut prendre le dessus sur l’institution de 1er cycle peuvent être le résultat d’une ascension significative sur l’échelle du prestige disciplinaire. Par exemple un avocat qui graduerait d’une institution de 1er cycle dénuée de prestige et qui obtiendrait son JD à Georgetown ou un physicien qui est passé d’une institution peu sélective à un top-25 au doc (c’est le cas de plusieurs des autres doctorants entrants avec moi, moyennant des effets d’entonnoir importants). Par contre, on se doute bien qu’une différence de prestige à l’avantage de l’institution graduée n’explique pas tout: si une actrice qui a connu un parcours de ce type-là (baccalauréat à une institution peu remarquable en art dramatique, MFA à Columbia) n’a aucune loyauté envers Columbia…

Je me serais attendu à ce que le sentiment d’appartenance d’un universitaire face à son université serait plus grand envers l’institution qui a le plus contribué au développement personnel et aux succès d’un universitaire. Clairement dans les cultures est-asiatiques où le prestige institutionnel est pratiquement considéré comme une habileté professionnelle en soi (Corée, Japon au premier chef), le sentiment de fierté va aller avec le grade dont son prestige institutionnel est le plus élevé. En cas d’égalité, c’est le grade le plus élevé; c’est pas très courant dans le cas japonais parce que le Japon est le pays du G20 qui, de loin, insiste le moins sur les études supérieures. J’ignore cependant ce qu’il en est des divers cas européens…


 

I know it will depend on the culture of origin of the university graduate but, in the case of American university graduate, if one assumes the university graduate earned an advanced degree at a university other than their undergraduate institution, most advanced degree holders will nevertheless identify with their undergraduate institution more. The exceptions are primarily shared between the following five degrees: JD, MD, DMD, MBA and PhD. In the case of healthcare professionals where the residency exists, in general, one will talk about the pre-residency stage, that is, the degree program itself.

But in the cases where the graduate institution will take over their undergraduate institution can also be the result of a significant upward move on the disciplinary prestige ladder. For example a lawyer that would graduate from a prestige-less undergrad and earn his/her JD at Georgetown or a physicist that would go from another such undergrad to a top-25 program for grad school (that is the case of several of the other new graduate students entering with me, coming in with significant funnel effects). However, one suspects that a significant upward climb on the prestige ladder does not explain everything: if an actress that had a background like this (undergrad at an unremarkable institution in drama, MFA at Columbia) has no loyalty to Columbia…

I would have expected that the sense of belonging of a university graduate towards his/her alma maters would be greater towards the institution that contributed most to the personal successes and development of a university graduate. Clearly in the East Asian cultures where institutional prestige is, for all practical intents and purposes, considered as a professional skill onto itself (Korea, Japan being the prime examples) the sentiment of pride would go with the degree whose institutional prestige is the highest. In case of equality, it’s the highest degree; it’s not very common in the Japanese case because Japan is the G20 country that, by far, emphasizes graduate study the least. I ignore what happens in the various European cases however…

Les notes et la confiance/Grades and confidence

Je sais qu’il y a différents types de personne en ce qui a trait avec comment les notes affectent la confiance dans l’utilisation de la matière. Moi, en particulier, je sais que la motivation et la confiance viennent en partie de la valeur absolue; ainsi je préférerais avoir 90%+ même si tout le monde devait également recevoir des notes comme ça que de me retrouver au sommet de la classe avec 30%; la valeur absolue me donne davantage confiance que le rang.

J’ai déjà vécu à quelques reprises des situations semblables à la première situation: une fois au secondaire, des mots croisés en anglais en 5e secondaire (mais cela ne m’a pas empêché d’acquérir suffisamment de maîtrise de l’anglais pour me retrouver à faire mon PhD à Minnesota) et deux fois à la maîtrise; mes deux cours de première session de maîtrise, théorie des champs et modèle standard, où j’étais au fond de la classe, mais il y avait respectivement 3 et 2 étudiants dans la classe, et néanmoins j’avais A et A- respectivement.

La situation inverse de laquelle j’ai entendu parler était le cours d’analyse fonctionnelle, que je n’ai pas suivi, malheureusement, où une note non-nulle était une note de passage et où le meilleur avait 30%. Que préféreriez-vous, être au fond de la classe avec une note qui, en termes absolus, est superbe ou être au sommet de la classe avec une note exécrable?


 

 

I know there are several kinds of people as far as how grades affect their confidence in the usage of the material. Me, in particular, I know that motivation and confidence partially comes from the absolute value; I would then prefer to have 90%+ even if everyone else also received such grades than to be at the top of the class with 30%; absolute value gives me more confidence than class rank.

I already lived situations similar to the first one on several occasions: once in high school, with crosswords in Secondary V English (that didn’t prevent me from mastering English at a sufficient level to find myself doing a PhD at Minnesota) and twice during masters: my two first-semester masters courses, quantum field theory and standard model, at which I was at the bottom of the class, but there were respectively 3 and 2 students in the class, and nevertheless I had A and A- respectively.

The reverse situation I heard about was the functional analysis course, that I unfortunately did not take, where a nonzero grade was passing and the best student had 30%. What would you prefer, being at the bottom of the class with an otherwise superb grade or being at the top of the class with an abysmal grade?

Plaintes mathématiques/Mathematical complaints

Avant que je ne parte en congé de maladie, j’aurais des plaintes à formuler à l’endroit de la matière. Il ne s’agit aucunement de plaintes à l’endroit des professeurs. Pour plus de détails sur les plaintes, veuillez cliquer sur le lien en bas de la page.


 

Before I go on medical leave, I have complaints to file about the material. They are not complaints about the instructors. For more details about the complaints, please click on the link at the bottom of the page.

Mathematical complaints

Le point de brisure, 2e partie/The breaking point, part 2

Je commence à suspecter de l’anxiété maladive; par contre, ni moi, ni les profs sont des professionnels de la santé, et les profs aussi suspectaient quelque chose dans le genre. Je sais bien que c’est déjà assez dur d’être un doctorant sans avoir de problèmes de santé mentale, alors quand j’estime que ma santé mentale m’empêche de réussir comme je le voudrais, ou comme les professeurs croient que j’en serais capable, je vois d’ici une condition nécessaire pour reconstruire ma motivation: remettre ma santé mentale en état.

Supposons que du temps loin du programme gradué me permette réellement de reconstruire ma motivation telle que je l’avais escompté, en sus de ma santé mentale. Est-ce que prendre un congé de maladie, sous la forme d’une session de GRAD999, est une bonne idée en ce qui me concerne? La réponse courte: non. La raison: même si je réussissais à réparer ma santé mentale et à exceller au retour (autant dans ces cours lâchés que dans le 2e cours de relativité générale), il est fort probable que la fenêtre que j’avais identifiée au début de la session se referme, auquel cas pas de cosmo des particules pour moi ici, surtout que le côté “analyse de données” de la cosmo des particules observationnelle touche davantage à la matière sombre et au rayonnement fossile.

Pour ceux qui, parmi vous, ont lâché un programme PhD en raison de problèmes de santé mentale (mais la plupart de ce qui suit s’applique également pour d’autres genres de problèmes personnels) et qui veulent malgré tout se réessayer après avoir réglé les problèmes personnels, j’ai quelques suggestions pour vous:

  • Si ce sont des problèmes personnels qui vous poussent à temporairement laisser vos études de côté et à abandonner un programme PhD mais que la motivation demeure après la résolution, vous pouvez juste dire “des problèmes personnels se sont produits”
  • Par contre, si votre superviseur est mort, a changé d’employeur ou a pris sa retraite (ou, plus courant dans les humanités que dans les sciences, votre département a été fermé), vous pouvez mentionner les circonstances

 

I begin to suspect pathological anxiety; however, neither me, nor the professors are healthcare professionals, and the professors also suspected similar mental health conditions. I know it’s already hard enough to be a PhD student without mental health conditions, then when I know my mental health will prevent me to succeed as I want to, or as my professors believe I would be able to, I see from there a necessary condition to rebuild my motivation: nurse my mental health back to form.

Suppose that time away from graduate school would actually allow to rebuild my motivation on top of my mental health. Would taking a medical leave, under the guise of a GRAD999, be a good idea as far as I’m concerned? The short answer: no. The reason: even if I mended my mental health and to excel upon return (both in the dropped classes and in the second general relativity course) it is more likely than not that the window I identified at the onset would close, in which case no particle cosmology for me here, especially the “data analysis” side of observational particle cosmology done here relate to dark matter and to the CMB.

For those who, among you, gave up on a PhD program due to mental health problems (but most of what follows also apply to other kinds of personal problems) and that want to try again after sorting out the personal issues, I have a few suggestions for you:

  • If personal problems were what led you to temporarily stop your studies and to give up on a PhD program but the motivation remains after the resolution, you may just state that “personal issues happened”
  • However, if your supervisor died, changed employers or retired (or, more common in humanities than in sciences, your department closed), you may mention the circumstances

Le point de brisure/The breaking point

Mesdames et messieurs, mon rêve de cosmologie des particules a viré au cauchemar. Je sais que j’en ai déçu plusieurs parmi vous mais mon unique session au doctorat m’a placé dans un état lamentable de santé mentale. Il va sans dire que même des gens brillants dans un domaine quelconque sont vulnérables aux problèmes de santé mentale. La cosmologie des particules, ce sujet que j’aimais tant au départ, est devenue, en une demi-session, un cauchemar, le symbole d’un rêve brisé. Pour cette raison, je suis prêt à lâcher le programme et je ne me sentirai pas coupable de le faire.

Supposons que j’aie rendu visite au coordonateur gradué après la réception de notes pas si belles que ça aux deux intras et que la psychothérapie ne peut pas venir assez vite… je suis sur le bord de décrocher à cause d’une relation malsaine avec mon sujet de recherche. Ou comment ma quête d’un domaine de recherche particulier (la cosmologie des particules théorique) est devenue obsessive malgré que je sois tout de même de taille pour un programme doctoral. Mais il y a de nouveaux faits au dossier, et certainement des facteurs qui ont aggravé le problème:
  • Quand on compare les devoirs aux intras, je faisais beaucoup mieux sur les devoirs dans les deux cours que j’ai lâché, et je sens que les devoirs sont un meilleur reflet de ce que je peux faire et des conditions sous lesquelles la matière est utilisée après que le cours soit terminé. Pour cette raison ce n’est pas une indication d’un quelconque manque de préparation intellectuelle ou de capacité académique
  • Bien que les superviseurs qui font de la recherche telle que je la désire ont une ouverture chacune, ils portent une attention particulière aux notes dans les cours gradués, surtout celles avec du contenu physique substantiel (les superviseurs de recherche ne sont pas choisis avant qu’une année se soit passée dans le programme)
  • J’étais assez près du sommet de la liste de matriculants pour avoir eu une chance d’obtenir la bourse interne et je sentais qu’il y avait beaucoup d’attentes placées en moi, presque autant qu’en le véritable gagnant de la physique
Et, d’un bon côté, je sais que rien de tout ceci n’a causé mes problèmes de santé mentale:
  • Le cours résiduel avec de la matière substantielle en physique, mécanique quantique avancée (cours gradué de 2e année)
  • Suivre des cours dans une autre langue (l’anglais n’était pas ma langue première en tant que bachelier; cependant la langue aurait empêché des étudiants de réussir à la fois dans les devoirs et les examens)
  • Ma charge de TP (corriger des devoirs de thermodynamique)
  • Je ne suis pas du tout un procrastinateur
  • La vie loin de la maison (bien que certaines personnes le font en tant que bacheliers, mon premier goût de la vie loin de la maison se passe en tant que doctorant)
  • Le traitement humain des étudiants gradués. Je n’ai pas du tout été maltraité; ils reconnaissent que les problèmes de santé mentale sont bien réels mais ils ne jettent pas le blâme sur les étudiants
Et finalement, quelques solutions pour diminuer le niveau de stress dans les programmes doctoraux:
  • Se débarrasser des pré-docs (le département de physique à l’Université de Chicago s’est départi de ses pré-docs, depuis 2014, pour des raisons de santé mentale)
  • Faire des cours notés sur une base réussite-échec. Je ne suis définitivement PAS quelqu’un qui considèrerait les cours gradués comme une épreuve du feu (où les cours sont inutilement difficiles ou font autrement frustrer les étudiants de manière inutile et délibérée), puisque cette méthode datée de donner des cours gradués va faire que les étudiants s’épuisent plus rapidement. De plus la motivation est un ingrédient de l’apprentissage qui est souvent oublié – il y a une limite à la quantité de blocage que les étudiants peuvent supporter avant d’en être frustré et, de là, l’atteinte de leurs seuils de douleur
  • Même si la solution ci-haut ne peut pas être mise en oeuvre, les cours ne devraient pas être conçus pour ôter la motivation des étudiants et mettre moins l’emphase sur les examens vs. les devoirs; la perte de motivation peut probablement détruire tous les gains d’habileté dus à tout gain en difficulté

 

Ladies and gentlemen, my dream of particle cosmology has turned into a nightmare. I know I have disappointed several people, but my sole semester in a PhD program placed me into an horrible mental health condition. It goes without saying that even brilliant people in some field are vulnerable to mental health problems. Particle cosmology, that research topic I loved so much at the beginning, became, within half a semester of starting, a nightmare, the symbol of a broken dream. For this reason, I am ready to drop out of the program and I will not feel guilty about doing it.
Let’s say that I made a visit to the graduate coordinator after the receipt of not-so-hot midterm grades and that therapy can’t come soon enough… I am about to drop out because of an unhealthy relationship with my prospective research topic. Or how my quest for a particular research area (theoretical particle cosmology) turned downright obsessive despite that I otherwise was suitable for a PhD program. But there are new facts in the case, and certainly factors that aggravated the problem:
  • When comparing the homework to the midterms, I was doing much better work on the homework in both courses I dropped, and I feel the homework is a better reflection of what I can do and the real-world conditions under which the material is used after the course is over. For this reason it is not an indictment of any lack of intellectual preparation or ability to do the work
  • While the research advisors doing research on the topics I want to do research in do have one opening apiece, they do weigh the grades in grad-level coursework heavily, especially those with substantive physics content (research advisors are not chosen until at least one year into the program)
  • I was somehow close enough to the top of the matriculants to actually have stood a chance at a university-wide fellowship and felt that I had a lot of expectations placed on me, almost as much as the actual physics winner
And, on the bright side, there are factors that I know did not cause any of the mental health problems:
  • The remaining course with any real substantive physics content, advanced quantum mechanics (2nd-year graduate course)
  • Doing said coursework in another language (English was not my first language as an undergraduate; however language would have prevented students from doing well on both homework and tests)
  • My TA position (grading sophomore-level thermodynamics)
  • My work ethic (I am far from a procrastinator either)
  • Life away from home (whereas some people do so as undergraduates, my first taste of life away from home came as a doctoral student)
  • The humane treatment of grad students. I haven’t been mistreated in any shape or form; they acknowledge that mental health issues are real but did not place the blame on the students themselves
And finally, a few solutions to help alleviate mental health issues in PhD programs:
  • Phase out qualifying exams (the University of Chicago physics department phased out qualifying exams, starting in 2014, due to mental health concerns)
  • Make the coursework graded as actual pass-fail. I am most definitely NOT one that would want to consider PhD coursework as a trial by fire (where the coursework is unnecessarily hard or otherwise deliberately and needlessly frustrates students), since that outdated way of running doctoral coursework would cause students to burn out faster. Plus motivation is an important ingredient of learning that is often overlooked – there is only so much struggling students can take before reaching frustration and, from there, their pain thresholds
  • Even if the above solution cannot be implemented, coursework should not be designed to take the motivation out of the students and should not emphasize tests as much as homework; loss of motivation would probably outweigh any extra gain of skills due to any extra difficulty

L’effet d’entonnoir/Funnel effects

Si vous rêvez de programmes gradués, même le programme gradué qui fournit la meilleure expérience humaine de fréquentation auquel vous pouvez aspirer, étant donné votre dossier, va donner lieu à des effets d’entonnoir. Et, en général, plus les notes requises pour un programme gradué donné sont élevées, plus importants seront les effets d’entonnoir. (Cela vaut lors du passage du secondaire à l’université également, mais le talent en cause est à un stade moins avancé) Ces effets d’entonnoir peuvent arriver comme un choc dans votre vie académique mais avoir un nouveau groupe de pairs avec plus de talent que l’ancien peut vous aider dans vos apprentissages en termes absolus (quoique la motivation n’y est pas toujours au rendez-vous). Parce que la motivation est un élément clé de l’apprentissage.

Faites attention si vous désirez aller aux cycles supérieurs dans une tentative de remonter des notes pour des affaires comme le droit ou la médecine et que vous comptez là-dessus pour y arriver: en droit, ce sera au plus considéré comme un “facteur mou” (plus important au Canada et encore plus dans les facultés de droit civil, où de meilleures notes graduées supplantent complètement les notes de 1er cycle après ajustement pour la difficulté, mais même en common law, les facultés canadiennes de droit accordent davantage de poids aux notes graduées que les facultés états-uniennes) alors qu’en médecine, certains programmes gradués seront considérés différemment (les sciences biomédicales auront l’avantage sur les autres programmes gradués). Dans de tels cas, cela devient plus acceptable de fréquenter des pyramides de Ponzi doctorales, surtout si vous utilisez le passage direct avec financement.

Mais au-delà de ces considérations, remonter des notes à l’aide de cycles supérieurs peut s’avérer être risqué parce que l’effet d’entonnoir peut être assez important pour saboter toute l’opération si c’est votre raison. Dans tous ces cas, vous étiez habitués à être près du sommet de la pyramide de talent locale, et vous pouvez trouver l’ajustement difficile lorsque tout le monde est désormais à votre niveau, que l’on parle de droit, de médecine ou d’un PhD.

Par exemple, presque tous les étudiants dans les programmes gradués de physique dans le top-25 états-unien, même Minnesota (#22), qui est la plus désavantagée d’un point de vue strictement municipal de tout le top-25 (et qui a été obligé pendant des décennies de fournir un effort concret pour améliorer les taux de réussite, en partie via l’expérience humaine de la fréquentation pour demeurer à flot dans la chasse aux étudiants), vont être des étudiants dans le meilleur 20% de leurs cohortes de 1er cycle respectives et environ la moitié sera probablement dans le meilleur 10%, mais une bonne fraction des étudiants locaux viendront de départements où peu de diplômés en sortiront au bac. Ça m’a pris deux mois pour m’ajuster… mais je sais très bien qu’il n’y a pas de honte pour moi de me retrouver juste un peu au-dessus de la moyenne du groupe tant que je peux demeurer à flot en termes de compréhension (et, par extension, de performance)…


If you plan on attending graduate school, even the graduate program that supplies the best human experience of attendance that you can aspire to, given your credentials, will give rise to funnel effects. And, in general, the higher the grades required for a given graduate program, the greater the funnel effects. (This also holds true for the transition from high school to undergrad as well, but the talent here is at a less advanced stage) These funnel effects can arrive as a shock in your academic life but having a new, more talented peer group than your old one can help you in your learning in absolute terms (although motivation is not always there). Because motivation is a key element of learning.

Be careful if you plan on attending graduate school in an attempt to bring grades up for things like law school or medical school and you count on it to make it: for law school, it will be considered at best as a “soft factor” (more important in Canada and even more so in civil law schools, where better, difficulty-adjusted graduate grades will completely supersede undergraduate grades, but even in common law, Canadian law schools will weigh graduate grades more than US ones) whereas in medicine, some graduate programs will be considered differently (biomedical sciences will be advantaged over other graduate programs). In such cases, it will become more readily acceptable to attend a doctoral Ponzi scheme, especially if you use funded, direct-PhD passage.

But beyond those considerations, bringing grades back up with graduate school may well en dup being a risky choice because the funnel effect can be significant enough to sabotage the entire operation if that’s your motive. In all cases, you were used to be close to the top of the local talent pyramid, and you may find adjustment difficult when everyone is now at your level, whether one talks about law school, med school or a PhD.

For instance, almost every student in American top-25 physics graduate programs, even Minnesota (#22), which is the most disadvantaged from a strictly municipal standpoint (and that had no choice but to make a concrete effort to improve graduation rates, in part with improving the human aspect of attendance, to stay afloat in recruiting students), will be students in the best 20% in their respective undergraduate classes and about half will probably be in the best 10%, but a good fraction of the domestic students will come from departments where there is a small number of graduates. It took me two months for me to adjust… but I know very well that there is no shame for me to be only somewhat above average as long as I can stay afloat in terms of understanding (and, by extension, of performance)…