La cote R vs. le secondaire états-unien/R-scores vs. American high school grades

Soit une famille états-unienne avec un enfant académiquement consciencieux, qui désire profiter du taux de change favorable pour faire des économies sur un baccalauréat. Dans un tel cas de figure, un peu comme cet étudiant du Tennessee qui voulait soi-disant transférer à l’un ou l’autre d’entre Laval, Polytechnique (Montréal) ou McGill pour du génie chimique afin d’apprendre le français (mais j’aurais tendance à croire qu’il trouvait inadéquat sa formation à la maison en sus de toute considération linguistique), il y a trois choses à retenir:

  • Les universités québécoises ne tiennent pas compte des activités parascolaires
  • Le réseau francophone publie ses seuils d’admission sous la forme de cotes R (et ne tient pas compte du SAT ou de l’ACT non plus)
  • Les étudiants auront souvent à faire un choix de programme pour l’année préparatoire (ainsi il faut choisir une catégorie disciplinaire, un peu comme ce serait le cas à Minnesota par exemple)

Le réseau anglophone est plus clair en termes de ce que cela exige de la part des étudiants états-uniens. Par contre, même si la barrière de la langue existe dans le réseau francophone, ils en auraient tout de même pour leur argent en français. Comme mentionné dans un billet précédent, 25 représente une moyenne de première session dans une cohorte de cégep québécois. Pour Bishop’s, même avec le 50%+1 qui leur cause des ennuis tels qu’ils doivent admettre tout le monde ayant un DEC en main et 23 de cote R, un 3.0 est recommandé de la part de leurs voisins du Sud.

Si on prend pour acquis qu’une cote R de 23 est la même chose qu’un 3.0 non-pondéré dans une école secondaire états-unienne typique (dans le dernier cas, une année préparatoire s’impose) il s’ensuivrait donc qu’un incrément d’un point de cote R est plus ou moins équivalent à 0.1 de plus, auquel cas 33 serait pratiquement un signe de perfection aux yeux des universités états-uniennes.

À titre indicatif, un 12/20 sur le baccalauréat français est pratiquement équivalent à une cote R de 23.


 

Let there be an American family with an academically conscious child, who desires to take advantage of the exchange rate to make savings on an undergraduate degree. In such a case, like this engineering student from Tennessee that reportedly wanted to transfer to one of the following: Laval, Polytechnique (Montréal) or McGill for chemical engineering to learn French (but I would tend to believe that he found inadequate his education at home on top of any linguistic consideration) there are three things to remember:

  • Quebec universities do not take extracurriculars into account
  • French-language universities publish admission standards as R-scores (and does not take into account the SAT or ACT either)
  • Students will often have to choose a program for freshman year (in which case one has to choose an academic grouping, as is the case at Minnesota for instance)

The Anglophone network is clearer in terms of what is demanded from American students. However, even though the language barrier exists in the Francophone network, they would still get their money’s worth in French. As mentioned in a previous post, 25 represents a first-semester average in a CEGEP class. For Bishop’s, even with the 50%+1 that causes them trouble such that they must admit everyone with a DEC in hand and a 23 R-score, a 3.0 is recommended from American students’ part.

If we take for granted that a R-score of 23 is the same as an unweighted 3.0 GPA in a typical American high school (in the latter case, a preparatory year is necessary) it would therefore ensue that an increment of 1 R-score point is more or less equivalent to a 0.1 GPA increment, in which case a 33 R-score is practically a sign of perfection in the US.

For informative purposes, a 12/20 on the French baccalaureate is also equivalent to a 23 R-score in practice.

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Plan de transfert/Transfer plan

Bien que mon premier choix une fois sorti du congé de maladie serait de retourner à Minnesota, je n’ai pas écarté la possibilité de changer de programme PhD, advenant que je ne puisse pas retourner comme planifié. Ceci dit, faire ça exigerait une année supplémentaire d’attente.

Avec le contexte de politique scientifique civile canadienne qui a changé un peu (du moins au fédéral; Québec n’est pas très tendre), mon plan de match pour des demandes a changé lui aussi. Maintenant je serais davantage ouvert à rester au pays. Ceci étant dit, j’ai tout de même des demandes aux États-Unis à faire le cas échéant. Les trois au fond de ma liste la première fois: pas de demandes. Pas de Tufts, Vanderbilt ou Dartmouth, et pas de Michigan (ou Minnesota) non plus. Columbia je ne suis pas sûr (la garantie résidentielle est tentante mais je ne suis pas sûr si Weinberg va encore prendre du monde). Et certainement pas de Princeton; les chances de gagner un tel lancer de dés sont bien meilleures si au moins une des trois lettres est écrite par un ancien de Princeton (ordre de priorité: doc, postdoc, bac). Je conserverais plusieurs demandes de ma première tentative.

  • Carnegie Mellon
  • UPenn
  • WUSTL
  • Chicago
  • Notre Dame

Arizona State? Pas certain: trop chaud à mon goût. De plus il n’y en avait qu’un seul qui m’intéressait (et m’intéresse encore): Vaschaspati. Stanford? Un aussi gros coup de dés que Chicago ou Princeton, même si les gens du KIPAC semblent tentants. Mais si j’étais dans la même tranche de demandes à Minnesota que des gens qui ont abouti à Cornell, Chicago, voire Stanford, peut-être que le coup de dés est gagnable. (La plupart de ces gagnants de tels lancers de dés sont des gens de matière condensée) Mais est-ce que Stanford a davantage l’affaire, humainement parlant, que Princeton (qui est l’un des pires sur le marché)? Johns Hopkins me semble être dans un coin de ville un peu trop coûteux pour en valoir la peine.

Comme je le disais précédemment, je suis maintenant prêt à considérer rester au pays. Par contre, Alberta et McGill sont partiellement des “choix de famille”; Alberta parce que j’ai de la famille à Edmonton (bien que l’Alberta ne soit pas beaucoup mieux que le Québec à ce stade-ci en termes de gouvernance provinciale), McGill à cause de mes parents.

  • York
  • Carleton
  • Alberta
  • McGill

 


Although the first choice upon returning from medical leave would be to return to Minnesota, I did not rule out the possibility to transfer to another PhD program, should I find myself unable to return as planned. That said, that would require an extra year of waiting.

With the Canadian civilian scientific policy context that changed a bit (at the federal level; Quebec is rather unfriendly) my game plan for applications has changed as well. Now I am more open to stay in Canada. That being said, I still have US applications to write then. The three at the bottom of my list the first time: no applications. No Tufts, Vanderbilt or Dartmouth, and no Michigan (or Minnesota) either. Columbia I am not sure (the housing guarantee is tempting but I am not sure whether Weinberg would still take on a student). And certainly not Princeton; the odds of winning such a lottery are a lot better if one of the three letters is written by a Princeton alumnus (order of priority: PhD, postdoc, undergrad). I will keep several applications on my list from my first attempt.

  • Carnegie Mellon
  • UPenn
  • WUSTL
  • Chicago
  • Notre Dame

Arizona State? Not sure, too hot for my taste. Plus there is only one that interested me (and still does): Vaschaspati. Stanford? Just as big a gamble as Chicago or Princeton, even though any member of KIPAC seems tempting. But if I was in the same tier of applicants at Minnesota as people who ended up going to Cornell, Chicago, Stanford even, perhaps the gamble is winnable. (Most winners of such gambles were condensed matter people) But do Stanford do it better, humanly speaking, than Princeton (which is one of the worst in the field)? Johns Hopkins seems to be in a city too expensive to be worth it.

As I said previously, I am now ready to consuder staying in Canada. However, Alberta and McGill are partially “family picks”; Alberta because I have family in Edmonton (even though Alberta is not much better than Quebec at this point at the provincial government level) and McGill because of my parents.

  • York
  • Carleton
  • Alberta
  • McGill

Le processus d’admission doctoral/The doctoral admissions process

Je sais qu’il y en a quelques-uns qui s’apprêtent à passer le GRE de physique demain, auquel cas bonne chance. Ceci dit, on a le droit de se demander ce qui se passe avec les demandes une fois que les demandes sont soumises. Je n’ai aucune raison de croire que le département de physique à l’université du Minnesota soit si différent des autres départements de physique états-uniens, à une étape près (les exigences minimales sont appliquées avant que les demandes n’arrivent aux profs).

Selon les intérêts de recherche de l’étudiant, même si deux profs vont indépendemment évaluer chaque demande, l’un d’entre eux va être un prof dans la même sous-discipline que l’étudiant, e.g. si un étudiant est intéressé par la cosmologie des particules, vous pouvez être sûrs qu’un des deux profs va être soit un cosmologiste, soit un physicien des particules, alors qu’un amateur de matière condensée va être certain qu’un prof en matière condensée va évaluer sa demande. Peu importe si le prof est un expérimentateur ou un théoricien ici dans tous les cas.

À chaque demande est attribuée une cote de 1 à 5; en général les dossiers avec des 1 ou des 2 sont des rejets assurés, un 3 est peut-être bon pour une liste d’attente (si l’autre prof attribue un 4, sinon c’est un rejet également), un 4 est un candidat dont son admission est probable et un 5 est un coup sûr. La somme des deux cotes va permettre de mettre tous les candidats dans un ordre lorsque les candidatures sont discutées en grand groupe. En général les candidatures avec une cote globale de 9 ou 10 obtiennent une offre sans hésitation. Les gens avec des 7 et 8 sont parfois plus douteux et ce sont les dossiers qui grugent le plus de temps au grand groupe pendant les vacances d’hiver des étudiants (dans le cas de Minnesota, qui envoie la première ronde d’offres fin janvier). Les 6 ou plus bas? Destination la pile de rejets. Assez simple mais impossible à dire quels sont les biais de tout ce beau monde-là.

P.S.: Pour ceux qui ont à passer le TOEFL, même si, officiellement, Minnesota a un seuil sur le TOEFL fixé à 80, le véritable seuil (pour des raisons de TP) est de 95 avec un minimum de 20 sur la partie orale. Ainsi plus jamais il n’y aura d’étudiant qui viendra dans ce département de physique qui seront forcés de soit avoir un RA d’urgence (jusqu’à ce qu’ils puissent avoir des charges de TP avec heures de disponibilité), soit être obligés d’être jumelés à un autre TP-iste sans avoir eux-même une charge de TP avec heures de disponibilité.

P.P.S.: UPenn et MIT sont un peu différents: si le nom d’un prof potentiel revient sur une lettre de motivation ou une lettre de référence, la demande sera acheminée au prof concerné; vous pouvez être certain dans ce cas-là que votre superviseur potentiel va avoir accès à chaque demande. Les meilleurs ~1/3 seront alors considérés s’ils entendent prendre quelqu’un dans un avenir rapproché.


 

I know some of you will be taking the physics GRE tomorrow, in which case good luck. That said, one has the right to wonder what happens to the applications once the applications are submitted. I have no reason to believe that the physics department at the University of Minnesota is too different from the other American physics departments, with one step difference (the minimal requirements being applied before the applications make it to the faculty).

Based on the students’ research interests, even though two professors will independently review each application, one of them will be a professor in the same subfield as the student, e.g. if a student is interested in particle cosmology, you can be sure that one of the two professors will be either a cosmologist or a particle physicist, whereas a condensed matter buff will be certain a condensed matter prof will review his/her application. It’s irrelevant whether the professor is a theorist or an experimentalist here in all cases.

To each application is assigned a rating of 1 through 5; in general files with a 1 or 2 are automatic rejections, a 3 may be good for a waitlist (if the other prof assigns a 4, otherwise it’s a rejection as well), a 4 is a candidate whose admission is probable and a 5 is a sure bet. The sum of the two ratings will allow to rank-order the applicants when the applications are discussed by the entire committee. In general applications with a total rating of 9 or 10 will obtain an offer without hesitation. People with 7 or 8 are sometimes more questionable and these are the files that will consume the most of the committee’s time during the students’ winter break (in Minnesota’s case, which sends the first round of admits in late January). The 6s and lower? Destination the rejection pile. Simple enough but impossible to tell what are the biases of all of these people.

P.S.: For those who have to take the TOEFL, even though, officially, Minnesota sets its TOEFL threshold at 80, the real threshold (for TA reasons) is 95 with a minimum of 20 on the oral part. Therefore no one will come to this physics department that will be forced to scramble for a temporary research advisor (until they can have TA positions with office hours) or to be shadowing more experienced TAs without themselves having a TA appointment with office hours.

P.P.S.: UPenn and MIT are a bit different: if the name of a prospective advisor shows up in a personal statement or a letter of recommendation, the application will be forwarded to the concerned professor; you can then be sure that your prospective advisor will have access to each application. The best ~1/3 will be considered if the prospective advisors are considering taking on a student in the near future.

Les pairs physiques de Minnesota/Minnesota’s physical peers

Pour ceux qui ont passé le GRE de physique la semaine dernière, attendre trois semaines de plus pour vos résultats peut être de la torture. Néanmoins, je présume que certains parmi vous avez déjà commencé à chercher des départements de physique pour des superviseurs potentiels et, de là, à écrire vos lettres de motivation et à demander trois lettres de référence. Si vous êtes de niveau pour Minnesota, alors vous pouvez prétendre à une place à n’importe laquelle (sauf dans les cas de Washington, UCSD/LA, auquel cas faites très attention si vous êtes un étudiant dépourvu de la citoyenneté états-unienne) dans cette liste pourvu que le sujet de recherche y soit au rendez-vous. Parce que, voyez-vous, les seules véritables différences substantielles entre Minnesota et ces départements de physique, en tant que programmes gradués, sont des différences liées aux sujets de recherche, plus qu’une réelle différence dans la qualité générale de la formation ou de la recherche.

Vous pourriez argumenter que Stony Brook, Rutgers ou Carnegie Mellon, ou encore Brown et Duke, sont des pairs physiques (vers le bas), mais vous pourriez également argumenter, vers le haut, pour Michigan, Yale (du moment que vous quittez les particules expérimentales) ou Columbia. Et ce, tout en sachant que ni Ohio State, ni Northwestern en sont à présent. Faites très attention à ne pas confondre le prestige global d’une université avec son prestige physique et ce, même si vous êtes absolument certain de ne rien vouloir savoir d’un emploi en R&D, même en industrie! (auquel cas peut-être qu’un PhD n’est peut-être pas pour vous) J’ai commis cette erreur et j’en ai probablement payé le prix fort, même si je l’ai fait plus ou moins pour couvrir mes arrières à la sortie, tout en tenant compte de la confiance que j’avais à l’époque de pouvoir aller jusqu’au bout d’un PhD.


 

For those who took the physics GRE last week, waiting three more weeks for your results can be torture. Nevertheless, I assume that some of you have already started looking into physics departments for prospective supervisors and, from there, write your personal statements and to ask for three letters of recommendation. If you are competitive for Minnesota, then you stand a chance at any of the following departments (except in the cases of Washington, UCSD/LA, in which case be very careful if you do not possess US citizenship) on this list as long as your research topic is there. Because, you see, the only real substantive differences between Minnesota and these physics departments, as graduate programs, are differences that stem from them pursuing different topics, more than any real difference in the overall educational or research quality.

You can make a case for Stony Brook, Rutgers or Carnegie Mellon, or even Brown and Duke, being physical peers (from the bottom), but you may also argue, from the top, for Michigan, Yale (as long as you stay outside of experimental particle physics) or Columbia. And all the while knowing that neither Ohio State, nor Northwestern are peers at present. Be very careful not to confuse the university-wide prestige with the physical prestige, even if you are absolutely certain not to desire a R&D job, even in industry! (in which case maybe a PhD isn’t for you) I made that mistake and I probably paid the price, even if I did so more or less to cover my backs at graduation, while taking into account the confidence I had back then to carry a PhD to completion.

Le rendement doctoral/Doctoral yield

Vous avez peut-être remarqué que certains programmes gradués moins prestigieux (dans le contexte d’une discipline donnée) ont des rendements plus élevés que d’autres programmes avec un prestige disciplinaire plus élevé. Ici le rendement est défini par le pourcentage auquel les étudiants admis vont effectivement fréquenter.

Et finalement j’ai été induit en erreur en ce qui a trait à NYU. NYU n’a pas autant de misère que j’avais initialement estimé; NYU parvient malgré tout à demeurer à peu près au même niveau que ses pairs. En fait les rendements les plus élevés n’appartiennent pas aux universités les plus prestigieuses parce qu’il y a plusieurs étudiants admis dans les départements les plus cotés qui sont des étudiants ego-boost, qui auront parfois tendance à s’essayer même s’ils voulaient fréquenter une autre université à la place.

Voici, à titre indicatif, des rendements doctoraux pour quelques départements en ordre décroissant de prestige physique. Sauf indication contraire, les chiffres sont datés de 2014:

  • MIT: 83 admis, 46 fréquentent (55.4%)
  • Chicago: 90 admis, 26 fréquentent (28.9%)
  • UCLA: 140 admis, 47 fréquentent (33.6%)
  • Northwestern: 41 admis, 12 fréquentent (29.3%)
  • Rochester: 55 admis, 7 fréquentent (12.7%)
  • Case Western: 51 admis, 11 fréquentent (21.5%)
  • Georgia State: 25 admis, 15 fréquentent (60%)
  • Montana State: 14 admis, 9 fréquentent (64.3%)

Il doit y avoir une raison pourquoi les départements de physique moins cotés semblent être plus susceptibles de souffrir du syndrome de Tufts, et je crois que cela est relié aux bourses internes; ils doivent avoir une taille précise de la cohorte entrante afin de conserver tout l’argent qui leur est alloué pour des bourses internes ou des budgets de TP très rigides (mais je me serais attendu à ce que, au cas où il y a des excès, qu’on accorde des RA payés à même les fonds de recherche de leurs superviseurs aux étudiants ayant déjà trouvé un superviseur).


 

You may have realized that some of the less-prestigious graduate programs (in the context of a given discipline) have higher yields than other programs with greater in-field prestige. Here yield is defined as the percentage of admitted students that will actually attend.

And finally, I made a big mistake as far as NYU is concerned. NYU doesn’t have as much trouble recruiting as I initially thought; NYU still nevertheless arrives to a similar yield level to their peer programs. In fact, the highest yields do not belong to the most prestigious universities  because there are several students admitted to the highest-ranked programs that are ego-boost students, that will tend to apply even if they end up attending another school in the end.

Here are, for informational purposes, a few doctoral yields for a couple of selected departments in descending order of physical prestige. Unless otherwise stated, the numbers are dated 2014:

  • MIT: 83 admitted, 46 attend (55.4%)
  • Chicago: 90 admitted, 26 attend (28.9%)
  • UCLA: 140 admitted, 47 attend (33.6%)
  • Northwestern: 41 admitted, 12 attend (29.3%)
  • Rochester: 55 admitted, 7 attend (12.7%)
  • Case Western: 51 admitted, 11 attend (21.5%)
  • Georgia State: 25 admitted, 15 attend (60%)
  • Montana State: 14 admitted, 9 attend (64.3%)

There has to be some explanation as to why lower-ranked departments seem to be more susceptible to suffer from Tufts Syndrome, and I think it’s a question of internal funding; they need to have a precise class size in order to keep all the internal fellowship money or highly rigid TA budgets (but I would have expected that, in the event of over-enrollment, that RAs are awarded from the research grants of their supervisors to students who already found a supervisor).

Autopsie d’une cotutelle inopérante/Autopsy of a non-functional dual degree

Ayant appris à Theory Canada l’existence d’une cotutelle passée entre l’Université du Manitoba et l’Université du Minnesota au niveau doctoral en physique, je m’étais demandé ce qu’il y avait dans cette cotutelle qui ne fonctionnait pas. Quand Minnesota disait qu’ils avaient du succès dans une seule région, la vérité est que, n’eut été de cette cotutelle, Minnesota aurait eu de la misère à obtenir une quantité non-nulle de demandes canadiennes, même venant des Prairies.

Le problème principal de cette cotutelle est qu’elle requérait des étudiants d’être admis aux deux institutions; bien des étudiants, la plupart provenant des Prairies, ayant appliqué à travers cette cotutelle ne semblaient être compétitifs que pour Manitoba (après tout, Manitoba est loin d’être aussi connu à l’international que Minnesota) sans nécessairement être de niveau pour Minnesota. Ou même que certains étaient candidats à la cotutelle étaient rejetés par omission d’items (le plus souvent les deux GRE)… voici les données connues pour les étudiants passés admis à Minnesota:

  • GRE verbal: 68e centile (écart-type: 24)
  • GRE quantitatif: 88e centile (écart-type: 8)
  • GRE écriture: 48e centile (écart-type: 28)
  • GRE de physique: 68e centile (écart-type: 22)

Bien que Carnegie Mellon ait des intérêts de recherche différents, c’est un proche comparable pour le recrutement d’étudiants gradués en physique; il n’y a aucune raison de croire que les notes requises soient très différentes pour Minnesota que pour Carnegie Mellon. Malgré l’approximation que je fais, on peut s’attendre à ce que la distribution des notes soit plus ou moins comme suit: moyenne de 3.69 (écart-type: 0.29) et peu d’admis en bas de 3.3.

On peut facilement s’imaginer qu’il y aurait eu des étudiants qui auraient été prenables sous les conditions de la cotutelle qui avait omis de passer les GRE, ou qu’il y a des étudiants entre 3.3 et 3.5 qui avaient connu des maîtrises très moyennes et qui avaient passé ces examens malgré tout. Ou encore que le superviseur à Manitoba n’avait pas d’argent pour les prendre mais Minnesota l’avait. Mais au bout du compte, dans les cas où il y avait des étudiants admis aux deux, beaucoup d’étudiants trouvaient que l’administration de la cotutelle était lourde avant même que la cotutelle ne commence.

Et c’était un véritable piège à étudiants canadiens; bien qu’il y ait 43% d’étudiants non-états-uniens à Minnesota (2015), et que ce pourcentage soit resté entre 40 à 50% pendant de nombreuses années, pas un seul étudiant non-canadien s’est essayé avec la cotutelle. Les étudiants états-uniens et chinois tendent à voir le diplôme résultant de la cotutelle comme ayant le prestige disciplinaire (ou même sous-disciplinaire) du moins élevé des constituants. Alors au cas où ils sont pris aux deux, tel qu’exigé par la cotutelle, ils vont invariablement fréquenter Minnesota si c’étaient leurs deux seuls choix (mais d’ordinaire les candidats à la cotutelle ont d’autres options).

Si Minnesota obtint en moyenne 2-3 demandes des Prairies avec ça, c’est à se demander si Northwestern recevait réellement des demandes canadiennes avec une quelconque régularité, et, le cas échéant, est-ce que c’est concentré dans une région particulière. Par contre, il ne fait aucun doute que Washington arrive à une situation similaire sans cotutelle (l’Alberta et la Colombie-Britannique semblent être des sources naturelles pour recruter au Canada pour Washington, mais réussissent-ils à attirer qui que ce soit de ces deux endroits même à ça?). Et pourtant, comme je l’avais évoqué il y a trois mois de cela, Minnesota, Northwestern et Washington avaient un prestige physique similaire.

Est-ce que cette cotutelle était réellement viable, si les deux départements de physique avaient agi de manière différente? Si oui, qu’est-ce qui aurait pu être changé? Dans le cas contraire, je crois qu’il s’agit là des problèmes intrinsèquement liés à toute cotutelle.


 

Having learned at Theory Canada the existence of a past joint degree program between the University of Manitoba and the University of Minnesota at the doctoral level in physics, I wondered what was there in that joint degree program that didn’t work. When Minnesota claimed that they had success in a single region, the truth is, if not for that joint degree, Minnesota had trouble getting a nonzero number of Canadian applications, even from the Prairies.

The primary problem of that joint degree was that it required students to be admitted by both institutions; many students, most of which came from the Prairies, that applied for this joint degree only seemed to be competitive at Manitoba (after all, Manitoba is far from being as notorious internationally as Minnesota) without necessarily being good enough for Minnesota. Or that some joint degree applicants were rejected by item omission (most often, both GREs)… here are the known data for past admits at Minnesota:

  • Verbal GRE: 68th percentile (standard deviation: 24)
  • Quantitative GRE: 88th percentile (standard deviation: 8)
  • Analytical Writing GRE: 48th percentile (standard deviation: 28)
  • Physics GRE: 68th percentile (standard deviation: 22)

Although Carnegie Mellon has different research thrusts, it’s a close comparable for graduate student recruiting; there is no reason to believe that the grades required are very different for Minnesota than for Carnegie Mellon. Despite the approximation that I make, one can expect that the GPA distribution to be more or less like this: average of 3.69 (standard deviation: 0.29) and very few admits below 3.3.

One can easily imagine that there were students that could have been hireable under the joint degree conditions that omitted to take the GREs, or that there were students between 3.3 and 3.5 that had average or lackluster masters and that took these tests nonetheless. Or that the supervisor at Manitoba did not have the funds to hire them but Minnesota did. But, in the end, in the cases where students were admitted to both, a lot of students found the administration of the joint degree was heavy before their program even starts.

And it was a real Canadian student trap; although there are 43% of the physics PhD student body at Minnesota that came from outside the US (2015), and that percentage remained between 40 to 50% for many years, not a single non-Canadian student applied for the joint degree. American and Chinese students tend to see the degree earned through a joint degree as having the in-field (or in-subfield even) prestige of the lesser of the constituents. If they are admitted to both, they will invariably attend Minnesota if it were their only two choices (but usually joint-degree applicants will have other options).

If Minnesota averaged 2-3 applications from the Prairies with this, one wonders whether Northwestern actually received Canadian applications with any measure of regularity, and, if so was the case, if these applications primarily came from a particular region. However, there is no doubt that Washington is in a similar situation without a joint-degree program (Alberta and British Columbia seem to be natural sourves for Washington, but do they successfully attract anyone from these two areas even then?). And yet, as I evoked three months ago, Minnesota, Northwestern and Washington had similar physical prestige.

Could that joint degree program actually would have been viable, had both physics departments acted differently? If yes, what could have been changed? If not, then it would likely have been the standard problems of running joint-degree PhD programs.

WUSTL, the waitlist and political issues

Even though I have already committed to Minnesota, I feel like I still have to carry what outstanding waitlists I may have through to the end, one of which being Washington University in St. Louis. In the current political context, I thought it made sense for me to ask about the demographics of the applicant pool, if only to detect whether anyone else had the same idea as I to leave Canada entirely for their PhD because of political issues. WUSTL’s answer to my demographics inquiry is based on only one year of data, which is the following:

I do not know about our current graduate students but you are the only Canadian that applied this year.

For this reason, I feel that not only I have to make my country proud (or ashamed) in front of WUSTL, but my very application betrays to WUSTL the whole purpose of why I would undertake a physics PhD in the US in the first place, that is, political motives. Now I know that the destinations used for graduate study abroad as a political move are highly dependent on the student’s strength. Because I see the impact as a function of the destination’s prestige (correct me if I’m wrong but I think it best correlates to in-field prestige, given the grievances expressed vis-à-vis fundamental research policy) as primarily a Gaussian to which you add a parabola, one should definitely target different schools (assume here that the student has no criminal record and has a desire to go to US schools for a physics PhD) and, for this reasons, the students most likely to make such a move are either students who can barely qualify for a graduate program or students who are on the cusp of landing a PGS M/D, or equivalent (a.k.a near-PGS M/D students).

  • Examples of schools targetable by barely-qualified students: TCU, SMU, CUA (they are religious schools) Akron, Toledo (for something more secular); in short, the bottom of the barrel
  • Examples of schools targetable by near-PGS M/D students: schools in the 11-40 range (students that can get into top-10 schools are usually PGS M/D-caliber)

Sure, in the current context, if you are a near-PGS M/D physics student and plan on attending any of the following 15 (UCSB is a top-10 school but it is almost impossible to attend UCSB as an international) schools as a Canadian student, your move may hold more weight but it will also be easier for you to sweep the whole political aspect of your attendance under the carpet: Harvard, Princeton, MIT, Caltech, Stanford, Berkeley, UCSB, UChicago, Cornell, UIUC (for condensed matter), Columbia, Yale (for HEP-EX), Michigan, UCLA and UPenn.

But attending even Minnesota, NWU, Washington or Carnegie Mellon, let alone WUSTL or Notre Dame, would scream that you’re really there for political reasons in the current context, since the latest estimates place the best 5 Canadian physics departments (Toronto, McGill, UBC, Waterloo, Montreal, in any order) in the ~15-20 range in the US, even though Minnesota and CMU would still be perfectly fine if it was only about the physics. Borderline students can’t hide behind the prestige of their destination, unlike near-PGS M/D students, if they attempt to pull it off so they have to be comfortable with the fact that they are really making a political move.

Addendum: I got my rejection from WUSTL, as well as another one from Carnegie Mellon on April 15…

Minnesota, suite et fin/Visiting Minnesota, the end

J’ai enfin eu la réponse à mes questions démographiques à la fin de la troisième journée, alors qu’on était invités chez monsieur Pryke et madame Fortson et qu’il y avait des profs par la même occasion, y compris le directeur du département de physique, Ron Poling. En résumé:

  • Minnesota reçoit très peu de demandes du Canada annuellement (peut se compter sur les doigts d’une main)
  • Minnesota n’a reçu aucune demande du Québec dans les 6-8 dernières années et plus (McGill inclus, alors que ma requête originale excluait McGill spécifiquement)
  • La majorité des demandes canadiennes viennent d’universités dans les provinces des Prairies, surtout du Manitoba et de la Saskatchewan presque tous les ans; aucune autre région ne fournit de demandes avec une quelconque régularité

En termes de prestige physique, de vie étudiante, ainsi que de réputation parmi les étudiants canadiens au 1er cycle, les deux plus proches comparables à Minnesota sont Northwestern et Washington (Seattle); NWU est dans le même bateau que Minnesota, c’est-à-dire que cette université reçoit la majorité de ses demandes canadiennes des Prairies, alors que Washington reçoit la majorité des siennes de Colombie-Britannique. Tous les trois croupissent au fond du top-25 pour la physique et ce sont des options viables pour bien des étudiants motivés par la recherche; s’il n’y avait pas de préférence régionale d’aucune façon, la sous-discipline serait la considération résiduelle la plus importante. En tant que bonus, voici les statistiques d’admission (le nombre de demandes pour la physique est approximatif) à Minnesota au niveau PhD en physique et en astronomie cette année:

  • Nombre de demandes: ~400 (physique)/53 (astronomie)
  • Nombre d’étudiants admis: 93 (physique)/11 (astronomie)
  • Taux d’admission: ~23% (physique)/20.7% (astronomie)
  • Cohorte cible: 30 (physique)/3 (astronomie)

P.S.: Ceci constitue mon 100e billet!


I finally got the answer to my demographic query at the end of the third day, when we were invited at Mr. Pryke and Mrs. Fortson and that there were professors invited as well, including the physics departmental director, Ron Poling. To summarize:

  • Minnesota receives very few applications from Canada yearly (single-digit)
  • Minnesota did not receive any application from Quebec for the past 6-8 years or more (McGill included, while my original inquiry specifically excluded McGill)
  • The majority of Canadian applications come from schools in the Prairie provinces, especially Manitoba and Saskatchewan almost every year; no other region provides applications with anything resembling regularity

In terms of physical prestige, student life, as well as reputations among Canadian undergraduates, the closest two comparables to Minnesota are Northwestern and Washington (Seattle); NWU are in the same boat as Minnesota, that is, that school receives the majority of its Canadian applications from the Prairies, while Washington receives the majority of its Canadian applications from British Columbia. All three lay at the bottom of the top-25 for physics and they are viable options to many research-driven students; if there wasn’t any kind of regional preference in any shape or form, it would usually come down to subfield preference. As a bonus, here are the admission statistics (approximate for the number of physics applications) for Minnesota at the PhD level for physics and astronomy this year:

  • Number of applications: ~400 (physics)/53 (astronomy)
  • Number of students admitted: 93 (physics)/11 (astronomy)
  • Acceptance rate: ~23% (physics)/20.7% (astronomy)
  • Target class size: 30 (physics)/3 (astronomy)

P.S.: This is my 100th post!

Décision finale/Final decision

À la suite d’un rejet de la part de UPenn, j’ai pratiquement perdu tout espoir pour Columbia, mais à moins d’un miracle de la part de Columbia (ou d’une sortie d’une liste d’attente à Carnegie Mellon, auquel cas je fréquenterai Carnegie Mellon) je suis pratiquement sûr que je fréquenterai l’université du Minnesota.

Je ne le cacherai pas, je suis beaucoup plus déçu de ce rejet de la part de UPenn que d’être rejeté par Princeton; après tout, j’avais promis de ne dire que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. Et surtout quand j’avais affaire à des profs qui prenaient chacun un étudiant (Mark Trodden avait un étudiant dû pour graduer sous peu, alors que Justin Khoury n’en a qu’un), en sus de tout contact que j’aurais pu avoir… néanmoins, comme avec UChicago et Princeton, comme ils rejettent des centaines d’étudiants qui seraient capables d’y réussir, je m’y attendais un peu.


Since I got rejected at UPenn, I lost almost all hope for Columbia, but, unless a miracle occurs at Columbia (or that I get in off the waitlist at Carnegie Mellon, in which case I will attend Carnegie Mellon) I am almost sure I will attend the University of Minnesota.

I won’t hide it, I am a lot more disappointed in this rejection from UPenn than to be rejected from Princeton; after all, I promised to say only the truth, nothing but the truth, the whole truth. And especially since I dealt with professors that took on one student each (Mark Trodden had one student due to graduate soon, while Justin Khoury only had one student) on top of any connection that I might have had… nevertheless, as with UChicago and Princeton, as they reject hundreds of students that have what it takes to succeed once there, I expected it somewhat.

 

Aiming too wide for my own good

Now that I’ve got rejected from Tufts, I’ve began to wonder whether I have been aiming too wide. Even though rankings are, in a research context, amusing at best, they may be used against you if you try to get out of research. Very few HR departments even know about NRC, ARWU or other rankings of that ilk, and the ones that do usually belong to entities that engage in R&D.

Oh, but, with the appropriate legal training, you can do patent law and is sensitive to prestige somehow. Patent law is another beast altogether: employers that hire patent lawyers don’t care about where you did your scientific or technical training as much as they care about where you went to law school, as with many, if not most, areas of legal practice do. Most legal employers would rather interview a lawyer with a PhD from, say, Case Western and a JD from Harvard than a lawyer with a PhD from Harvard and a JD from Case Western.

For as much as I’d love to believe that I wasn’t tufted and there were legitimate reasons for me to be rejected at Tufts (and what applies to Tufts applies to Dartmouth too, from which I was rejected as well), I will list those reasons I believe are legitimate.

  • People of interest are unable to take an additional student next year (lack of funding, time, etc.)
  • Small department size (and painful decisions had to be made)
  • Lack of papers

I find it a little weird that my acceptances and waitlists are sandwiched between rejections (if you look at them through the lens of the physics US News rankings) but, now that I learned that I actually have connections at Minnesota (Vainshtein) beyond merely having faculty at my undergrad that went to Minnesota (Carlos Silva, who first recommended Minnesota to me) as I would have at UPenn (Trodden and Khoury, and, if I ultimately attended UPenn, Mark Trodden would, in all likelihood, become my advisor), given that Minnesota is a protectionistic school (if only because it’s a state school) it gives me some hope for UPenn.


 

Acceptances:

  • #26 Minnesota
  • #54 Notre Dame

Waitlists:

  • #36 Carnegie Mellon
  • #44 WUSTL

Rejections:

  • #2 Princeton
  • #7 UChicago
  • #11 Michigan
  • #54 Vanderbilt
  • #70 Dartmouth
  • #77 Tufts

 

Speaking of UPenn, I feel like they had yet to render decisions to anyone for particle theory (cosmology or not); my current advisor claimed that there were a rather large number of withdrawals (in a subfield’s context) from people who were cross-applicants to top-20 schools and UPenn who got accepted elsewhere in the top-20. That and combined with my connections, as well as Carnegie Mellon’s waitlist without connections (despite being between Minnesota and UPenn for cosmological prestige) it still gives me some hope for UPenn, less so for Columbia.

And UPenn in particular is a little peculiar in the context of US schools (but rather common in Europe, where sometimes the application deadline depends on when the predecessor files the first draft of his/her dissertation): it releases decisions by subfields (Feb. 6 was HEP-EX, Feb. 19 was microwave astro). Perhaps it’s a whole new format for them, with growing pains, perhaps no one who got acceptances for condensed matter or biophysics, or even particle cosmology, decided to make their offers public.