L’université et l’identité personnelle/University and personal identity

Je sais que cela va dépendre de la culture du lieu d’origine de l’universitaire mais, dans le cas des universitaires états-uniens, si on fait l’hypothèse que l’universitaire a obtenu un diplôme de cycles supérieurs à une autre institution que son institution de 1er cycle, la plupart des détenteurs de grades de cycles supérieurs vont malgré tout s’identifier davantage à leur institution de premier cycle. Les exceptions sont majoritairement répartis entre cinq grades: JD, MD, DMD, MBA et PhD. Dans le cas de professionnels de la santé où la résidence existe, généralement on parlera de la phase pré-résidence, c’est-à-dire le programme menant au grade lui-même.

Mais aussi les cas où l’institution graduée peut prendre le dessus sur l’institution de 1er cycle peuvent être le résultat d’une ascension significative sur l’échelle du prestige disciplinaire. Par exemple un avocat qui graduerait d’une institution de 1er cycle dénuée de prestige et qui obtiendrait son JD à Georgetown ou un physicien qui est passé d’une institution peu sélective à un top-25 au doc (c’est le cas de plusieurs des autres doctorants entrants avec moi, moyennant des effets d’entonnoir importants). Par contre, on se doute bien qu’une différence de prestige à l’avantage de l’institution graduée n’explique pas tout: si une actrice qui a connu un parcours de ce type-là (baccalauréat à une institution peu remarquable en art dramatique, MFA à Columbia) n’a aucune loyauté envers Columbia…

Je me serais attendu à ce que le sentiment d’appartenance d’un universitaire face à son université serait plus grand envers l’institution qui a le plus contribué au développement personnel et aux succès d’un universitaire. Clairement dans les cultures est-asiatiques où le prestige institutionnel est pratiquement considéré comme une habileté professionnelle en soi (Corée, Japon au premier chef), le sentiment de fierté va aller avec le grade dont son prestige institutionnel est le plus élevé. En cas d’égalité, c’est le grade le plus élevé; c’est pas très courant dans le cas japonais parce que le Japon est le pays du G20 qui, de loin, insiste le moins sur les études supérieures. J’ignore cependant ce qu’il en est des divers cas européens…


 

I know it will depend on the culture of origin of the university graduate but, in the case of American university graduate, if one assumes the university graduate earned an advanced degree at a university other than their undergraduate institution, most advanced degree holders will nevertheless identify with their undergraduate institution more. The exceptions are primarily shared between the following five degrees: JD, MD, DMD, MBA and PhD. In the case of healthcare professionals where the residency exists, in general, one will talk about the pre-residency stage, that is, the degree program itself.

But in the cases where the graduate institution will take over their undergraduate institution can also be the result of a significant upward move on the disciplinary prestige ladder. For example a lawyer that would graduate from a prestige-less undergrad and earn his/her JD at Georgetown or a physicist that would go from another such undergrad to a top-25 program for grad school (that is the case of several of the other new graduate students entering with me, coming in with significant funnel effects). However, one suspects that a significant upward climb on the prestige ladder does not explain everything: if an actress that had a background like this (undergrad at an unremarkable institution in drama, MFA at Columbia) has no loyalty to Columbia…

I would have expected that the sense of belonging of a university graduate towards his/her alma maters would be greater towards the institution that contributed most to the personal successes and development of a university graduate. Clearly in the East Asian cultures where institutional prestige is, for all practical intents and purposes, considered as a professional skill onto itself (Korea, Japan being the prime examples) the sentiment of pride would go with the degree whose institutional prestige is the highest. In case of equality, it’s the highest degree; it’s not very common in the Japanese case because Japan is the G20 country that, by far, emphasizes graduate study the least. I ignore what happens in the various European cases however…

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