L’effet d’entonnoir/Funnel effects

Si vous rêvez de programmes gradués, même le programme gradué qui fournit la meilleure expérience humaine de fréquentation auquel vous pouvez aspirer, étant donné votre dossier, va donner lieu à des effets d’entonnoir. Et, en général, plus les notes requises pour un programme gradué donné sont élevées, plus importants seront les effets d’entonnoir. (Cela vaut lors du passage du secondaire à l’université également, mais le talent en cause est à un stade moins avancé) Ces effets d’entonnoir peuvent arriver comme un choc dans votre vie académique mais avoir un nouveau groupe de pairs avec plus de talent que l’ancien peut vous aider dans vos apprentissages en termes absolus (quoique la motivation n’y est pas toujours au rendez-vous). Parce que la motivation est un élément clé de l’apprentissage.

Faites attention si vous désirez aller aux cycles supérieurs dans une tentative de remonter des notes pour des affaires comme le droit ou la médecine et que vous comptez là-dessus pour y arriver: en droit, ce sera au plus considéré comme un “facteur mou” (plus important au Canada et encore plus dans les facultés de droit civil, où de meilleures notes graduées supplantent complètement les notes de 1er cycle après ajustement pour la difficulté, mais même en common law, les facultés canadiennes de droit accordent davantage de poids aux notes graduées que les facultés états-uniennes) alors qu’en médecine, certains programmes gradués seront considérés différemment (les sciences biomédicales auront l’avantage sur les autres programmes gradués). Dans de tels cas, cela devient plus acceptable de fréquenter des pyramides de Ponzi doctorales, surtout si vous utilisez le passage direct avec financement.

Mais au-delà de ces considérations, remonter des notes à l’aide de cycles supérieurs peut s’avérer être risqué parce que l’effet d’entonnoir peut être assez important pour saboter toute l’opération si c’est votre raison. Dans tous ces cas, vous étiez habitués à être près du sommet de la pyramide de talent locale, et vous pouvez trouver l’ajustement difficile lorsque tout le monde est désormais à votre niveau, que l’on parle de droit, de médecine ou d’un PhD.

Par exemple, presque tous les étudiants dans les programmes gradués de physique dans le top-25 états-unien, même Minnesota (#22), qui est la plus désavantagée d’un point de vue strictement municipal de tout le top-25 (et qui a été obligé pendant des décennies de fournir un effort concret pour améliorer les taux de réussite, en partie via l’expérience humaine de la fréquentation pour demeurer à flot dans la chasse aux étudiants), vont être des étudiants dans le meilleur 20% de leurs cohortes de 1er cycle respectives et environ la moitié sera probablement dans le meilleur 10%, mais une bonne fraction des étudiants locaux viendront de départements où peu de diplômés en sortiront au bac. Ça m’a pris deux mois pour m’ajuster… mais je sais très bien qu’il n’y a pas de honte pour moi de me retrouver juste un peu au-dessus de la moyenne du groupe tant que je peux demeurer à flot en termes de compréhension (et, par extension, de performance)…


If you plan on attending graduate school, even the graduate program that supplies the best human experience of attendance that you can aspire to, given your credentials, will give rise to funnel effects. And, in general, the higher the grades required for a given graduate program, the greater the funnel effects. (This also holds true for the transition from high school to undergrad as well, but the talent here is at a less advanced stage) These funnel effects can arrive as a shock in your academic life but having a new, more talented peer group than your old one can help you in your learning in absolute terms (although motivation is not always there). Because motivation is a key element of learning.

Be careful if you plan on attending graduate school in an attempt to bring grades up for things like law school or medical school and you count on it to make it: for law school, it will be considered at best as a “soft factor” (more important in Canada and even more so in civil law schools, where better, difficulty-adjusted graduate grades will completely supersede undergraduate grades, but even in common law, Canadian law schools will weigh graduate grades more than US ones) whereas in medicine, some graduate programs will be considered differently (biomedical sciences will be advantaged over other graduate programs). In such cases, it will become more readily acceptable to attend a doctoral Ponzi scheme, especially if you use funded, direct-PhD passage.

But beyond those considerations, bringing grades back up with graduate school may well en dup being a risky choice because the funnel effect can be significant enough to sabotage the entire operation if that’s your motive. In all cases, you were used to be close to the top of the local talent pyramid, and you may find adjustment difficult when everyone is now at your level, whether one talks about law school, med school or a PhD.

For instance, almost every student in American top-25 physics graduate programs, even Minnesota (#22), which is the most disadvantaged from a strictly municipal standpoint (and that had no choice but to make a concrete effort to improve graduation rates, in part with improving the human aspect of attendance, to stay afloat in recruiting students), will be students in the best 20% in their respective undergraduate classes and about half will probably be in the best 10%, but a good fraction of the domestic students will come from departments where there is a small number of graduates. It took me two months for me to adjust… but I know very well that there is no shame for me to be only somewhat above average as long as I can stay afloat in terms of understanding (and, by extension, of performance)…

Le processus d’admission doctoral/The doctoral admissions process

Je sais qu’il y en a quelques-uns qui s’apprêtent à passer le GRE de physique demain, auquel cas bonne chance. Ceci dit, on a le droit de se demander ce qui se passe avec les demandes une fois que les demandes sont soumises. Je n’ai aucune raison de croire que le département de physique à l’université du Minnesota soit si différent des autres départements de physique états-uniens, à une étape près (les exigences minimales sont appliquées avant que les demandes n’arrivent aux profs).

Selon les intérêts de recherche de l’étudiant, même si deux profs vont indépendemment évaluer chaque demande, l’un d’entre eux va être un prof dans la même sous-discipline que l’étudiant, e.g. si un étudiant est intéressé par la cosmologie des particules, vous pouvez être sûrs qu’un des deux profs va être soit un cosmologiste, soit un physicien des particules, alors qu’un amateur de matière condensée va être certain qu’un prof en matière condensée va évaluer sa demande. Peu importe si le prof est un expérimentateur ou un théoricien ici dans tous les cas.

À chaque demande est attribuée une cote de 1 à 5; en général les dossiers avec des 1 ou des 2 sont des rejets assurés, un 3 est peut-être bon pour une liste d’attente (si l’autre prof attribue un 4, sinon c’est un rejet également), un 4 est un candidat dont son admission est probable et un 5 est un coup sûr. La somme des deux cotes va permettre de mettre tous les candidats dans un ordre lorsque les candidatures sont discutées en grand groupe. En général les candidatures avec une cote globale de 9 ou 10 obtiennent une offre sans hésitation. Les gens avec des 7 et 8 sont parfois plus douteux et ce sont les dossiers qui grugent le plus de temps au grand groupe pendant les vacances d’hiver des étudiants (dans le cas de Minnesota, qui envoie la première ronde d’offres fin janvier). Les 6 ou plus bas? Destination la pile de rejets. Assez simple mais impossible à dire quels sont les biais de tout ce beau monde-là.

P.S.: Pour ceux qui ont à passer le TOEFL, même si, officiellement, Minnesota a un seuil sur le TOEFL fixé à 80, le véritable seuil (pour des raisons de TP) est de 95 avec un minimum de 20 sur la partie orale. Ainsi plus jamais il n’y aura d’étudiant qui viendra dans ce département de physique qui seront forcés de soit avoir un RA d’urgence (jusqu’à ce qu’ils puissent avoir des charges de TP avec heures de disponibilité), soit être obligés d’être jumelés à un autre TP-iste sans avoir eux-même une charge de TP avec heures de disponibilité.

P.P.S.: UPenn et MIT sont un peu différents: si le nom d’un prof potentiel revient sur une lettre de motivation ou une lettre de référence, la demande sera acheminée au prof concerné; vous pouvez être certain dans ce cas-là que votre superviseur potentiel va avoir accès à chaque demande. Les meilleurs ~1/3 seront alors considérés s’ils entendent prendre quelqu’un dans un avenir rapproché.


 

I know some of you will be taking the physics GRE tomorrow, in which case good luck. That said, one has the right to wonder what happens to the applications once the applications are submitted. I have no reason to believe that the physics department at the University of Minnesota is too different from the other American physics departments, with one step difference (the minimal requirements being applied before the applications make it to the faculty).

Based on the students’ research interests, even though two professors will independently review each application, one of them will be a professor in the same subfield as the student, e.g. if a student is interested in particle cosmology, you can be sure that one of the two professors will be either a cosmologist or a particle physicist, whereas a condensed matter buff will be certain a condensed matter prof will review his/her application. It’s irrelevant whether the professor is a theorist or an experimentalist here in all cases.

To each application is assigned a rating of 1 through 5; in general files with a 1 or 2 are automatic rejections, a 3 may be good for a waitlist (if the other prof assigns a 4, otherwise it’s a rejection as well), a 4 is a candidate whose admission is probable and a 5 is a sure bet. The sum of the two ratings will allow to rank-order the applicants when the applications are discussed by the entire committee. In general applications with a total rating of 9 or 10 will obtain an offer without hesitation. People with 7 or 8 are sometimes more questionable and these are the files that will consume the most of the committee’s time during the students’ winter break (in Minnesota’s case, which sends the first round of admits in late January). The 6s and lower? Destination the rejection pile. Simple enough but impossible to tell what are the biases of all of these people.

P.S.: For those who have to take the TOEFL, even though, officially, Minnesota sets its TOEFL threshold at 80, the real threshold (for TA reasons) is 95 with a minimum of 20 on the oral part. Therefore no one will come to this physics department that will be forced to scramble for a temporary research advisor (until they can have TA positions with office hours) or to be shadowing more experienced TAs without themselves having a TA appointment with office hours.

P.P.S.: UPenn and MIT are a bit different: if the name of a prospective advisor shows up in a personal statement or a letter of recommendation, the application will be forwarded to the concerned professor; you can then be sure that your prospective advisor will have access to each application. The best ~1/3 will be considered if the prospective advisors are considering taking on a student in the near future.

La promesse libérale/Liberal promise

Même si on se souvient davantage des promesses électorales non-tenues que des promesses tenues, la vérité est que la majorité des promesses sont tenues, mais que les promesses qui ne le sont pas sont souvent des promesses de grande envergure. Et que jamais la politique scientifique civile ne faisait l’objet d’autant d’attention électorale de toute l’histoire canadienne. Néanmoins, je crois que cette promesse libérale est tenable alors j’espère que ce sera la fin de crimes contre le savoir de calibre à défrayer des manchettes internationales. Les libéraux ont ainsi promis la fin du musèlement, ainsi que la création d’un poste de directeur scientifique.

Par contre, les libéraux n’ayant rien promis sur le financement, cette victoire est une victoire qui promet mais dont la portée concrète demeure difficile à cerner. Et je vais l’avouer, les quatre exilés doctoraux n’ont de crédit qu’en tant que petit morceau dans un ensemble plus large. Au fait, je ne suis même plus sûr que le dernier qui a abouti à l’Université de Washington à partir d’un département de physique en Colombie-Britannique détient la citoyenneté canadienne, comme suspecté précédemment.


 

Even though we remember more about the unkept electoral promises than those who are kept, the truth is that the majority of the promises are kept, but the promises that aren’t, are often high-profile. And never had science policy garnered this much electoral attention in Canadian history. Nevertheless, I believe this liberal electoral promise is tenable, hence I hope it is the end of crimes against knowledge that are international headlines-caliber. Liberals have thus promised the end of scientific muzzling and the creation of a chief science officer position.

However, since the Liberals promised nothing about funding, this victory looks promising but its concrete implications are hard to determine. To be fair, the four doctoral exiles only have credit as a small component of a much larger ensemble. In fact, I am not even sure anymore that the last guy that ended up at the University of Washington from a BC-based physics department even have Canadian citizenship, as previously suspected.

De l’importance de la reconnaissance/On the importance of scouting

Pour commencer, il faut se mettre dans la peau d’une classe où l’attitude semble davantage être décrite comme “les étudiants vs. la matière” ce qui est plus facile à faire lorsqu’il n’y a pas de barème mobile (ou la mobilité du barème n’est appliquée que lorsque l’ensemble des étudiants éprouve des difficultés) dans la pratique. Il va souvent y avoir des étudiants qui vont commencer les devoirs avant les autres, et ces étudiants seront des “éclaireurs” pour le reste du groupe.

Si vous pouvez compter sur un ou deux étudiants pour qu’ils commencent les devoirs avant les autres, vous pouvez alors, si vous êtes un peu retardataire, lui poser des questions sur les divers pièges des devoirs. Un bon éclaireur va être coincé (ou détecter les pièges) avant tous les autres aussi. Ainsi, un bon éclaireur peut rendre le reste de la classe encore meilleur! Mais ça fonctionne davantage lorsque des différences significatives existent entre les éclaireurs et les autres étudiants. Par contre, faites bien attention de ne pas abuser de la reconnaissance dans des situations comme celles-là.


 

To begin with, one needs to picture a class whose students largely adopt an attitude that can best be described as “the students vs. the material” which is easier to do when grading isn’t curved (or the curvature is applied only when the entire class underperforms) in practice. There will often be students that will begin homework before everyone else, and these students will be the “scouts” for the rest of the class.

If you can count on one or two students to commence homework before the other students, you can then, if you are lagging behind, ask these people questions about the various traps of homework. A good scout will be stuck (or detect traps) before everyone else as well. Thus a good scout can make the whole class even better! But it works best when there are significant differences between scouts and other students. However, pay attention not to abuse scouting in situations like these.

Confessions d’un étudiant à risque/Confessions of an at-risk student

Ce billet est à propos du risque que je cours de potentiellement décrocher d’un PhD de physique (à l’Université du Minnesota) après une session. (Un peu tôt dans le programme, je le reconnais) Au début, j’avais peut-être un peu trop confiance dans ma capacité à terminer le programme, je pensais être au même niveau que les autres dans la cohorte, je pensais que, comme des étudiants passés à mon niveau pouvaient fréquenter ce département et y obtenir leurs doctorats respectifs (environ 80% des gens qui fréquentent Minnesota pour un PhD en physique finissent par y obtenir ledit doctorat), que je pouvais en faire de même. Pour autant que je reconnaisse qu’il ne s’agisse en aucun cas d’un manque de talent quelconque de ma part, je suis candide en disant que le problème que je décris là aurait pu arriver n’importe où ailleurs (e.g. Notre Dame) et que les déclencheurs peuvent se produire de nouveau.
Il se peut fort bien qu’une gamme de personnalités (vaste comment, je l’ignore) était davantage convenable pour un programme PhD, mais j’avais une crise de nerfs quand j’avais reçu les devoirs de cette semaine: 16/25 et 21/30 en physique classique et en mécanique statistique respectivement, et le pire dans tout ça est que les deux devoirs portaient sur de la matière de niveau bac pour moi. Je me disais que la seule amélioration possible arrivera une fois que les cours sont terminés, dans environ deux ans, si je reste. Peut-être qu’un 16/25 ou un 21/30 serait moins douloureux si le reste de la classe avait autant de difficultés et/ou les devoirs portaient sur de la nouvelle matière (cependant, un 8.5/10 en mécanique quantique avancée, en comparaison, est le paradis, et j’ai réellement obtenu cette note) mais tomber dans un trou dans un devoir qui couvre de la matière de 1er cycle me ferait sentir que ma place dans ce programme doctoral est une preuve d’habileté passée au mieux.
J’entends régulièrement parler du syndrome de l’imposteur, mais pour autant que je reconnaisse mes succès passés, j’ai l’impression d’avoir régressé depuis mon dernier succès significatif (la finale du tournoi de posters de l’ACP) en physique. Mais je ne blâme aucunement ma charge de TP pour ça.
I usually feel better about poor positional performance si ma performance absolue était satisfaisante, ou une mauvaise performance absolue si ma performance relative était satisfaisante. Mais quelqu’un doit bien être au fond d’une cohorte pour un devoir donné et ça se trouvait à être moi dans ce devoir de physique classique. Des crises de nerfs de ce type se reproduiront, et je crois que mon instabilité émotive face aux devoirs va prouver à être l’objet qui va me rendre incapable de terminer le programme. Pour cette raison, je ne crois pas être de taille pour un PhD [avec une portion cours], bien que mon expérience de recherche passée me dit que la partie recherche ferait que j’aille mieux que dans la partie cours, à cause de la barrière des cours.
Il se peut que les profs qui font la recherche que je désire font attention aux notes, ainsi que la performance sur le pré-doc écrit, pour choisir quels étudiants prendre.

This post is about possibly dropping out of a physics PhD program (at the University of Minnesota) after one semester. (A little early in the program, I know) At the beginning, I was overconfident about my own ability to finish the program, I thought I was the same as everyone else in my class, I thought that, since past students at my level of ability attended, and graduated from, that very department (about 80% of all students that ultimately attend Minnesota for a physics PhD, will get said PhD), I could do so as well. As much as I would like to think that it isn’t an indictment of any lack of ability on my part, I am candid in saying that the issue I am about to describe could have happened anywhere else (e.g. Notre Dame) and that the triggers would happen again.
It may well be that people within a range of personalities (how wide however, I don’t know) may be more suitable for a PhD program than I was, but I had a nervous breakdown when I got this week’s assignments back: 16/25 and 21/30 in classical physics and statistical mechanics respectively, and the worst part was that both assignments were on material that were undergraduate-level to me. I told myself that the only solace will come when the coursework will be over, that is, about two years from now, if I stay. Perhaps 16/25s or 21/30s would feel less painful if the rest of the class struggled to similar extents and/or these assignments were about new material (however, a 8.5/10 in advanced quantum mechanics, in comparison, is heaven, and I actually got that grade), but underperforming in an assignment covering undergraduate material would make me feel that my place in that graduate program was proof of past ability at best.
I often hear about impostor syndrome, but as much as I would take credit for my past successes, I feel that my skill may have vanished since I last had any significant measure of success (being a finalist in a student scientific poster contest) in my field. But I know better than to blame my TA duties for this.
I usually feel better about poor positional performance if my absolute performance was satisfactory, or about poor absolute performance if my positional performance was satisfactory. But someone has to be at the bottom of the class for a given assignment and it happened to be me for that particular classical physics assignment. Nervous breakdowns of that type will happen again, and I think my emotional instability in the face of homework assignments will finally prove to be the one item that renders me unable to complete the program. For this reason, I do not feel I am cut out for a PhD program, despite past research experience telling me that research would probably make me feel better than coursework, thanks to the coursework bottleneck.
It could be that the faculty doing the research I want would look at grades, performance on written comps (GWE) when selecting students to take on.

Montagnes russes psychologiques/Psychological roller coaster

Jeudi passé, j’étais coincé dans un problème de mécanique quantique avancée, et la visite auprès du professeur n’était pas très utile, sans être totalement futile pour autant. Mais j’étais passé, en l’espace de 24 heures (et d’un appel de détresse lancé sur le Web) d’un état d’étudiant prêt à laisser tomber la cosmologie des particules à la personne-ressource pour le devoir de mécanique quantique avancée (et potentiellement pour le reste de la session).

Ainsi j’ai prouvé que j’étais capable de faire de vastes sauts (quoique quantique n’est pas du tout le bon terme; un saut quantique signifie, en fait, le plus petit saut qu’il soit possible de faire) dans mon état psychologique en peu de temps. J’espère vivement que la recherche va réellement faire en sorte que mon expérience doctorale aille pour le mieux.

Un peu comme avec le saut quantique, j’ai horreur de certains mauvais usages de termes techniques de la physique, le mieux connu de ces mauvais usages de la physique demeure le momentum. Nombre de commentateurs sportifs vont dire: “Telle équipe a gagné du momentum” alors qu’ils devraient dire “Telle équipe a gagné de la quantité de mouvement” ou “Telle équipe a gagné de l’impulsion” parce que le terme momentum tel qu’utilisé dans ce contexte vient évidemment de la physique. Je suspecterais que le premier commentateur sportif francophone à avoir utilisé ce terme-là avait suffisamment de connaissances physiques pour remonter au moins jusqu’à la conservation de la quantité de mouvement, ce qui était probablement impressionnant pour son temps.


 

Last Thursday, I was stuck in an advanced quantum mechanics problem, and the appointment with the instructor wasn’t very useful, while not being totally useless. But I went, within a 24-hour span (and a distress call launched online) from a student in condition to let go of particle cosmology to being the go-to guy for the advanced quantum mechanics homework (and potentially for the rest of the semester).

Thus I proved that I was capable of making vast leaps (although quantum is not at all the right term; a quantum leap means, actually, the smallest jump one can do) in my psychological condition in a short time span. I hope that research will really make my entire doctoral experience go for the better.

I suspect that the term momentum has been misused for decades in French-language play-by-play commentary and that the meaning was probably lost in translation. But the first one to make a widespread misuse may well have had sufficient physics knowledge to at least have a passing knowledge of momentum conservation, which may have probably been impressive for his time.