L’appel de la cosmologie des particules, d’hier à aujourd’hui/The call of particle cosmology through the ages

Bien que la cosmologie des particules soit un sujet qui capte l’attention du public, et certainement des doctorants en devenir depuis des décennies, n’en demeure pas moins qu’il y a plus d’appelés que d’élus dans la plupart des départements de physique où on peut réellement en faire. Ainsi, les deux derniers étudiants de mon superviseur de maîtrise à avoir fréquenté des universités aux États-Unis au niveau doctoral voulaient initialement tous les deux faire de la cosmologie des particules, avec des superviseurs différents dans chaque cas. Mettons côte-à-côte ce qui est connu avant de tirer une quelconque conclusion, à commencer par leur superviseur de maîtrise (Richard MacKenzie).

Première étape: leurs destinations finales. Le dernier avant moi (ça doit bien faire une décennie) avait abouti à Brown, moi à Minnesota. Il rêvait de travailler avec Brandenberger, qui était LE gros nom à Brown à l’époque pour ce qui était de la cosmologie des particules (gaz de cordes en particulier) et moi avec Keith Olive. Or Brandenberger a quitté pour McGill en 2005, soit un an après que cet étudiant ait commencé et donc avant qu’il n’ait eu la chance de se trouver un superviseur. Seulement, la position de Brown sur l’échiquier physique de l’époque porterait à croire que sa position sur le continuum d’étudiants était comparable à la mienne.

L’équivalent à Minnesota aujourd’hui de ce qui s’est passé à Brown en 2005, en termes de cosmo des particules, serait que Keith Olive quitte la barque (pour prendre sa retraite par exemple) Par contre, dans les dix dernières années, Brown n’a jamais réussi à retrouver sa place jadis de choix dans le monde de la cosmo des particules, voire de la physique, surtout que Minnesota avait pris de l’expansion (en partie au détriment de Wisconsin) alors que Brown a perdu un peu de lustre physique. Et, avec la reconstruction du pavillon Tate, si les cohortes entrantes futures sont de qualité, Minnesota pourra enfin surpasser Wisconsin dans une autre sphère que le hockey (ou le droit) et faire partie du top-20 physique pour la première fois!

Je comprends que la cosmo des particules soit une sous-discipline glamour dans le sens que ça va droit aux questions fondamentales et que ça attise l’intérêt du public, ce qui inclut beaucoup de bons étudiants qui rêvent de physique théorique. Et que quiconque aurait la capacité de faire de la recherche en physique (sans égard à la sous-discipline mais la cosmo des particules n’y échappe pas) au point de pouvoir terminer un PhD avec un projet de recherche en physique à la clé, serait perçu par le monde extérieur comme un génie. Je refuse de me prononcer sur quelle part de vérité il y a dans cette affirmation.

Par contre, je crois que l’appel de la cosmo des particules (et de la physique des particules théorique en général) attire parfois certains étudiants qui, s’ils avaient décidé de se lancer dans l’aventure du droit, parfois à la place d’un PhD, parfois après, auraient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour avoir le plus de prestige possible. Et le pire dans tout ça est que la physique donne des habiletés qui permettent de bien faire sur le LSAT, et ce, même si les habiletés de lecture et d’écriture sont hautement variables. (La moyenne de la physique est de 162.1 mais ce sont les chiffres de 2012)

P.S.: J’ai le potentiel de faire mieux que le dernier étudiant de mon superviseur de maîtrise à avoir quitté le pays à cause de l’appel de la cosmo des particules mais c’est encore prématuré pour voir si ce potentiel sera réellement réalisé.


 

Although particle cosmology is a topic that captures the public’s attention, and certainly prospective doctoral students’ for decades, the truth is that there are a lot more that answer that call than are chosen to do so in most physics departments where particle cosmology research can actually be conducted. Thus the last two students of my masters supervisor to have attended universities in the United States at the doctoral level initially wanted to do particle cosmology, under different supervisors in each case. Let’s put side-by-side what is known before drawing a conclusion, starting with their masters supervisor (Richard MacKenzie).

First step: their final destinations. The last one before me (that must be a decade ago) ended up at Brown, I am at Minnesota. He dreamed of working with Brandenberger, who was THE big name at Brown at the time for particle cosmology (string gas cosmology in particular) and I dream of working with Keith Olive. Yet Brandenberger left for McGill in 2005, that is, one year after that student started and therefore before he had the chance to find a supervisor. At the same time, Brown’s position on the physical totem pole of the time would lead one to believe that his position on the student continuum was comparable to mine.

Today’s equivalent at Minnesota of what happened at Brown in 2005, in particle cosmology terms, would be that Keith Olive leaves the school (to retire, for example). However, in the last ten years, Brown never recovered its once-enviable position in the particle cosmo world, perhaps even in physics at large, especially since Minnesota expanded its physics department (in part at Wisconsin’s expense) while Brown lost much of its physical luster. And, with Tate’s reconstruction, if the entering cohorts are of good quality, Minnesota will finally surpass Wisconsin in another sphere than hockey (or law) and be part of the physical top-20 for the first time!

I understand that particle cosmology is a glamour subfield in the sense that it goes straight to the fundamental questions and that it captures the imagination of the public, which includes a lot of good students that dream of theoretical physics. And whoever would have the capacity to do research in physics (regardless of subfield but particle cosmology is no exception) to the point of being able to complete a PhD with a research project in physics as its centerpiece would be perceived by the outside world as a genius. How much truth is there to that statement I refuse to give an opinion about.

However, I believe that the call of particle cosmology (and of theoretical high-energy physics in general) sometimes attract some students who, if they decided to go to law school, sometimes as a substitute for a PhD, sometimes after doing one, would have done everything in their powerr to gain as much prestige as possible. And the worse in all that is that physics gives skills that allows to do well on the LSAT, even though the reading and writing skills are highly variable. (Physics’ average LSAT is 162.1 but these are 2012 figures)

P.S.: I have the potential to do better than the last student of my masters supervisor that left the country because of the call of particle cosmo but it is premature to see whether that potential is actually realized.

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