CSE TALK en personne/CSE TALK in-person

La raison pour laquelle je suis arrivé à Minneapolis au début août en était une de logistique et pas juste de déménagement. CSE TALK a commencé il y a deux jours et il y avait, en tout, 17 participants issus des départements de physique et d’astronomie. 10 étaient chinois, un Russe, un Grec, deux bangladais, deux Indiens et moi. Ainsi, ce n’est plus 43% d’étudiants étrangers dans le programme gradué de physique comme je l’avais précédemment mentionné mais 49%, si on considère qu’il y a un autre étudiant étranger qui n’est pas venu à TALK ou que cet autre étudiant étranger puisse venir d’un autre pays anglophone, parce qu’il y a, en tout 2 astronomes et 15 physiciens à TALK mais 16 doctorants étrangers et 10 locaux en physique. Mais admettons que c’est bien ici que mon origine québécoise me hante; si j’avais fait mon premier cycle dans une autre province, alors il n’y aurait pas eu de TALK du tout en ce qui me concerne.

Bien que la physique ne soit pas la discipline qui dépend le plus des étudiants étrangers, la différence dans les coûts induits par les frais de scolarité entre les étudiants locaux et les étudiants étrangers est plus faible à Minnesota que dans la plupart des universités publiques états-uniennes, toutes tranches de prestige physique confondues. Dans le cas de Minnesota, “local” signifie, en termes financiers, résident du Minnesota, du Dakota du Nord/Sud, du Wisconsin ou du Manitoba, bien que la distinction entre local et étranger est souvent comprise comme étant “résident/non-résident” [du pays de l’université] pour les fins d’admission et des statistiques. L’on voit bien que, plus que jamais, le département de physique à Minnesota doit trouver un moyen de diminuer sa dépendance aux étudiants chinois et indiens.

Par contre, sur ce point, il ne s’agit aucunement d’une question de sécurité nationale; il s’agit plutôt d’une question d’intégration de ces étudiants et de diversité. UIUC (et UBC de l’autre côté de la frontière) sont deux exemples frappants de ce qui se passe lorsqu’il y a trop d’étudiants étrangers d’une même origine sur un même campus, proportionnellement parlant: leur intégration est très limitée, voire presque nulle.

La partie linguistique du camp d’entraînement est à deux niveaux: un niveau dit intermédiaire et un niveau avancé, avec la moitié supérieure qui se retrouve dans le camp avancé. À cause de la partie linguistique, j’ai l’impression d’être revenu au secondaire mais sans le côté coupe-gorge qu’on associe d’habitude la vie dans les écoles secondaires états-uniennes au niveau d’habileté auquel opère les étudiants susceptibles de se rendre, à terme, au doctorat. Car soyons honnêtes: bien des doctorants locaux fréquentaient des écoles secondaires publiques, et faisaient partie du premier quartile. De la partie linguistique je n’en retire presque rien, mais de la partie pédagogique j’en retiens quelque chose.


 

 

The reason why I arrived in Minneapolis in early August was a logistical issue and not just about the actual move-in. CSE TALK began two days ago and there were 17 participants that hailed from the departments of physics and astronomy. 10 were Chinese, one Russian, one Greek, two Bangladeshi, two Indians and me. Therefore, it is no longer 43% international students in the physics graduate program as I previously claimed but 49%, if we consider that there is another international that did not come to TALK or that other international could come from another Anglophone country, because there are, in total, two astronomers and fifteen physicists at TALK but 16 international doctoral students and 10 locals in physics. But it is in the language course that my Quebec origins haunt me at every step; had I attended a Canadian undergrad outside of Quebec, then there would not be a TALK at all for me.

Although physics is not the discipline that depends most on internationals, the difference in tuition-induced overhead costs between domestic and international students is lower at Minnesota than at most American public universities, across all brackets of physical prestige. In the context of Minnesota, “in-state” signifies, in financial terms, a resident of Minnesota, North/South Dakota, Wisconsin or Manitoba. One sees clearly that, more than ever, Minnesota must find a way to reduce its dependence to Chinese and Indian students.

However, on that point, it is not at all a question of national security; it is instead a question of integration of these students and of diversity. UIUC (and UBC on the other side of the frontier) are two striking examples of what happens when there are too many international students of one origin on the same campus, proportionally speaking: their integration is very limited, perhaps even virtually nonexistent.

The language component of the training camp takes place on two levels: one intermediate level and an advanced level, with the top half which is in the more advanced camp. I have the impression of having returned in high school but without the cutthroat aspect usually associated with life in American high schools at the ability level at which students susceptible to continue on to a doctorate operate. Because let’s be candid: many local doctoral students attended public high schools, and were among the top quartile. From the language component, I get almost nothing out of it, but from the pedagogy part, I get something from it.

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