La sagesse passée/Hindsight is 20/20

Après je ne sais pas trop combien de “micro-enseignements”, je compte mes bénédictions de pouvoir être dans ce programme PhD de physique, si je compare à ce choix que j’aurais pu faire vers la fin de ma troisième session au baccalauréat, au plus fort d’une crise de confiance. À l’époque je croyais que, pour pouvoir bâtir au-delà de ma propre maîtrise de la matière, il me fallait avoir une copine d’un niveau plus élevé que moi dans la matière en question. Et que, dans la même veine, je croyais que les filles en mathématiques pures ou en physique étaient parmi les plus convoitées sur le campus d’un point de vue de relations amoureuses à cause de l’offre et de la demande. Et, suivant cette logique, les filles en informatique ou en génie informatique seraient les trophées amoureux ultimes, tant et aussi longtemps que l’on parle de relations amoureuses entre 1er-cycles; peut-être que ce serait vrai à MIT ou à Carnegie Mellon cependant.

J’aurais pu changer de programme pour aller en adaptation scolaire au secondaire. Je crois que le secondaire m’aurait peut-être davantage convenu, point de vue matière à enseigner, quoique je ne dois pas trop compter sur la possibilité d’avoir un étudiant brillant mais n’ayant que des troubles de comportement. De ce point de vue-là j’aurais inversé ma position sur l’échelle de l’offre et de la demande amoureuse; j’aurais peut-être eu un “boost” de notes surtout pour être capable de couvrir mes arrières si je sens le besoin de me réorienter à long terme, surtout que j’estimais que les notes en valeur absolue valaient davantage aux yeux du monde extérieur que tout ajustement pour la difficulté.

Ça aurait été vrai si j’avais choisi le droit en pratique common law ou un MBA dans un endroit comme UChicago Booth ou MIT Sloan qui, avouons-le, conviennent davantage à mon style d’apprentissage. Mes notes actuelles, plus cet article dans Phys Rev D, sont les seuls points d’ancrage que j’ai dans mon état actuel pour ces options; il serait irresponsable de ma part de déposer une demande à UChicago Booth ou MIT Sloan à ce stade-ci. Je suis content de ne pas avoir fait ça; mes micro-enseignements étaient très moyens (si on compare avec les autres gens qui peuvent donner des séances de TP sans aide)…


 

After God knows how many “micro-teachings”, I am counting my blessings to be able to attend this physics PhD program, if I compare with respect to this choice I could have made towards the end of my third semester in undergrad, in the middle of a confidence crisis. At the time I believed that, to be able to build beyond my own mastery of the material, I needed to have a girlfriend that was at a higher level than I was in the material in question. And that, in the same vein, I believed that ladies in pure mathematics or in physics were among the most coveted on campus from a romantic relationship standpoint due to supply and demand. By that logic, ladies in computer science or in computer engineering would be the ultimate romantic trophies, as long as one is talking about dating between undergraduates; maybe that would be true at MIT or Carnegie Mellon however.

I could have changed majors to go study high school-level special education. I believe that high school would perhaps been more appropriate for me, from a curricular standpoint, although I should not count on the possibility of teaching a brilliant student that happens to have behavioral issues. From that standpoint I would have reversed my position on the ladder of romantic supply and demand; I might have had a GPA boost especially so that I can cover my backs if I felt the need to change careers on the long term, especially since I believed that my grades in absolute terms were worth more to the eyes of the outside world than any adjustment for difficulty.

That would have held true if I wanted to go to law school in common law practice or to earn a MBA in a place like UChicago Booth or MIT Sloan who will fit my learning style much better than most MBA programs. My current grades, plus that article in Phys Rev D, are the only anchor points I have in my current condition for these options; it would be irresponsible for me to submit an application at UChicago Booth or MIT Sloan at this stage. I am happy not to have switched to special education; my micro-teachings were very average (if we compare with other people who can be assigned TA assignments with contact hours on their own).

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Harperman

Bien entendu, ça me désole de voir quelqu’un comme Tony Turner être suspendu au travail pour son art. Et pourtant Tony Turner ne pouvait être identifié en tant que scientifique fédéral [canadien] lorsqu’il se produisait. Juste un symptôme supplémentaire face à la politique scientifique civile; le contenu pouvait être reconstitué à partir de coupures de presse selon une des choristes ayant participé au tournage de cette vidéo. Par contre, je crois que cela aurait pu arriver même s’il n’était pas un scientifique fédéral, tant et aussi longtemps qu’il était à l’emploi du fédéral.

Je ne suis pas un hypocrite et je vais être honnête là-dessus, ça n’engageait que lui et pas son employeur. Néanmoins, je déteste comment ce gouvernement semble encourager les projets scientifiques de grande envergure au détriment de projets à plus petite échelle et pourtant, les projets à petite échelle peuvent également avoir des bénéfices pour tout un chacun. Alors je suis derrière lui jusqu’à la fin de la présente campagne fédérale canadienne.


 

 

Of course, it desolates me to see someone like Tony Turner get suspended at work for his art. And yet Tony Turner couldn’t be identified as a [Canadian] federal scientist when he shot the video. Just yet another supplemental symptom towards Canadian civilian scientific policy; the content could be reconstituted from press releases according to one of the choristers that shot the video. However, that could have happened even if Mr. Turner was not a federal scientist, but was working elsewhere in the federal civil service.

I am not an hypocrite and I will be honest about it, it only engaged him personally and not his employer. Nevertheless, I hate how this government seems to encourage large-scale scientific projects at the expense of smaller-time projects, despite smaller-time projects still being beneficial to a lot of people. Therefore, I’m backing him all the way until the current Canadian federal electoral campaign ends.

Harperman (video)

Le purgatoire doctoral/The PhD purgatory

Je présume que ce que je m’apprête à vivre n’aurait pas été très différent, en termes strictement académiques, de ce qui se passerait à Notre Dame (ou UPenn/Columbia, si j’avais pu y être admis): des cours, le pré-doc écrit, des tâches de TP. Ça s’annonce assez rock and roll. J’ai tout de même été capable de résoudre quelques questions d’anciens pré-docs écrits à Minnesota, malgré ma préparation inadéquate qui a fait en sorte que je n’ai pas fait le pré-doc écrit hier et avant-hier.

Seulement, on dit souvent que ça va beaucoup mieux une fois que la transition vers la recherche est amorcée. Vous avez une meilleure idée de votre sujet de thèse, vous avez plus de contrôle sur votre rythme de travail, les cours sont plus bonbons à mesure qu’ils deviennent plus avancés. Par contre, suivant cette logique, les plus belles années d’un doctorat seraient les années dites “ABD”, i.e. les années après la fin des cours et du pré-doc oral (ou du pré-doc oral seul en Europe), auquel cas on parlerait de la deuxième moitié d’un doctorat. Néanmoins, ce sont tout de même des années difficiles, en termes des tâches à effectuer.


 

I assume that what I will soon live would not be very different, in strictly academic terms, from what would happen at Notre Dame (or UPenn/Columbia, if I could be admitted there instead): some coursework, written quals, TA assignments. It is forecast as rather rough and tumble. I was still capable of solving some old Graduate Written Exam questions at Minnesota, despite my inadequate preparation that made it so that I did not take the GWE yesterday and two days ago.

Only, it is often claimed and said that a PhD gets a lot better once the transition towards research has started. You have a better idea of your dissertation topic, you have greater control over your working schedule, the coursework is more lenient as they get more advanced. However, following that logic, the best years of a PhD would be the ABD years, i.e. the years after the end of coursework and the oral quals (or the oral quals alone in Europe) in which case one would be talking about the second half of a PhD. Nevertheless, these are still difficult years, in terms of the actual work carried out.

Vie de famille et les cycles supérieurs/Family life and grad school

Bien qu’au premier cycle, on conseille souvent aux gens de rester près de la maison si on a accès à des options avec un bon rapport qualité-prix, aux cycles supérieurs, là serait le bon moment de quitter la maison (à moins d’avoir pris part à un échange), surtout au PhD au cas où vous vous chicanez régulièrement avec vos parents. Le cas échéant, il serait peut-être préférable d’utiliser le PhD de manière accessoire pour mettre de la distance avec les parents. Malgré cela, vous ne devez pas négliger la combinaison superviseur-projet; gare à vous si la meilleure combinaison superviseur-projet pour vous se fait à portée des parents dans ce cas-là.

Je vais l’avouer ici, je ne m’entendais pas très bien avec mes parents, mais ça pourrait également être une fonction de mes parents qui n’ont jamais été à l’université, encore moins aux cycles supérieurs dans un programme de recherche. J’ignore si les chicanes de famille pour des motifs académiques sont plus courantes lorsque l’enfant est un étudiant universitaire de première génération, mais ça arrive définitivement. Minnesota étant essentiellement hors de portée des parents (contrairement à Columbia, voire UPenn, qui seraient encore à la portée des parents dans mon cas) alors je peux définitivement mettre de la distance entre moi et mes parents; ça va beaucoup mieux de mon bord à présent.


 

Although, for undergrad, students are often advised to stay close to home if one has access to options with good quality-cost ratios (unless one took part in a study abroad), in grad school, there would be a good time to leave home, especially for a PhD in the event you don’t get along very well with your parents. In that case, it might be preferable to use the PhD to put some distance between you and your parents. Despite this, do not neglect the supervisor-project combination; student beware if the best supervisor-project combination for you is within range of your parents in that case.

I will spill the beans, I did not get along with my parents very well, but that could also be a function of my parents never having attended college, let alone grad school for research. I ignore whether family quarrels for academic reasons happen more often when the child is a first-generation college student, but it definitely does happen. Minnesota being essentially out of range of my parents (unlike Columbia, or even UPenn, which would still be within my parents’ range in my case) then I definitely put distance between my parents and me; now it gets a lot better on my side.

Une question pour les activistes/A question for activists

La politique scientifique civile a défrayé les manchettes dans les mois précédant la campagne électorale fédérale canadienne. La raison pour laquelle je fréquente l’Université du Minnesota (avec la cosmologie des particules comme support) est une tentative de protestation face à la politique scientifique civile. J’ai “voté avec mes pieds” avec quelques autres et une quantité inconnue dans les autres sciences; il convient de se demander s’il y a une relation quelconque entre la destination d’un intervenant et l’impact que l’intervenant peut avoir lorsqu’une telle opération est effectuée.

Voici la question du jour: Lequel de ces trois intervenants est le plus susceptible d’avoir un impact sur le public? Ici le prestige dans la discipline de l’intervenant doit donc être pris en compte.

  1. Un étudiant parmi les meilleurs et les plus brillants qui fréquente le programme doctoral le plus prestigieux possible (e.g. un physicien qui irait à Caltech)
  2. Un étudiant qui fréquente un programme doctoral étranger du même niveau que les programmes doctoraux du pays d’orgine (ici on suppose que l’étudiant ne serait pas coincé dans une pyramide de Ponzi doctorale, ni à la maison, ni à l’étranger; les 2+2 cas connus en physique au Canada sont tous de cette catégorie, à moins que UVA et/ou UC Riverside soient des pyramides de Ponzi physiques de niveau RA, auquel cas ils entrent dans la catégorie la plus basse)
  3. Un étudiant qui fréquente un programme doctoral étranger qui est une pyramide de Ponzi de niveau RA (ou TP si c’est un étudiant dans une discipline avec peu d’argent et de chargés de cours) alors qu’il aurait accès à des programmes doctoraux qui ne sont pas des pyramides de Ponzi à la maison

Chacune des trois réponses peuvent se défendre. Voici des réactions possibles, peut-être même prototypiques, du public face à chaque type d’intervenants:

  1. “On est en train de perdre les meilleurs et les plus brillants”
  2. “Si on n’est même pas capable de retenir des gens qui seraient clairement capables de réussir à la maison, il y a anguille sous roche”
  3. “Il doit y avoir des problèmes graves ici s’il est prêt à aller dans un programme gradué étranger aussi minable”

En général, les gens qui sont sensibles à l’impact de la politique scientifique civile tendent à être plus au fait que le prestige disciplinaire n’est pas la même chose que le prestige global d’une université.


Civilian science policy made headlines in the months preceding the Canadian federal election campaign. The reason why I attend the University of Minnesota (with particle cosmology as a supporting device) is to attempt to protest against civilian science policy. I “voted with my feet” with a few others and an unknown number in other sciences; one may ask if there is any relationship whatsoever between the destination of a protester and the impact that the protester may have when one such operation is carried out.

Here’s today’s question: Which one among these three protesters is most likely to make an impact on the public? Here the prestige in the protester’s discipline must be taken into account.

  1. A student among the best and the brightest that attends the most prestigious doctoral program she could (e.g. a physicist that goes to Caltech)
  2. A student who attends a foreign doctoral program at the same level as doctoral programs at home (here we suppose that the student would not fall prey to a doctoral Ponzi scheme, at home or abroad; the 2+2 known cases in Canada for physics all fall into this category, unless UC Riverside and/or UVA are physical, RA-level Ponzi schemes, in which case they fall into the lowest category)
  3. A student that would attend a foreign doctoral program that is a RA-level Ponzi scheme (or TA if it is a student in a discipline with little money and little adjuncts) while they would access programs that are not Ponzi schemes at home

Each of the three answers can be argued and defended. Here are possible reactions, perhaps even prototypical, of the public towards each type of protesters:

  1. “We are losing the best and the brightest”
  2. “If we are not even able to retain students that clearly could succeed at home, there is a problem”
  3. “There has to be grave problems here if one is ready to attend such an awful foreign graduate program”

In general, people who are sensitive to the impact of civilian science policy tend to be aware that the disciplinary prestige is not the same as the university-wide prestige.

CSE TALK, la fin/CSE TALK, the end

Bien que CSE TALK à Minnesota contienne un cours d’anglais intensif de 12 heures, qui, pour les gens au niveau avancé (dans la moitié supérieure donc), en raison d’un manque de personnel, ils ont été contraints de diminuer le nombre d’étudiants à qui faire passer l’examen final. Sous le régime original, ceux qui avaient 27 et plus sur la partie orale du TOEFL iBT n’avaient pas eu à passer l’examen final, sans égard au résultat de l’examen formartif sous forme de micro-enseignement de vendredi dernier. Suivant les dispositions de ce régime j’aurais eu à passer l’examen final, en vertu de mon score de 26.

Maintenant, le régime actuel permet à ceux qui ont eu des 25-26 sur la partie orale du TOEFL d’être exempté de l’examen final, moyennant une bonne performance sur le micro-enseignement de vendredi. Par contre, ce qui constitue une bonne performance nécessite de connaître la base du SETTA (Spoken English Test for Teaching Assistants), qui est un micro-enseignement de 15 minutes sur 21 points, dont 15 alloués à la langue (5 critères x 3 points chacun) et 6 critères à 1 point pour la pédagogie. Voici les conditions pour chaque cote ELP:

  • Cote de 1: minimum de 15 points au total, avec un minimum de 12 points sur la partie linguistique, avec aucun critère linguistique en bas de 2 points et un minimum de 3 points pour la pédagogie, sans restriction sur les sous-scores. Les étudiants ayant de telles cotes n’ont pas besoin de supervision ou de cours spéciaux pour donner des TP avec heures de contact
  • Cote de 2: minimum de 13 points au total, avec un minimum de 11 points sur la partie linguistique, avec un seul critère à 1 point permis, sans score minimum sur la pédagogie. Les étudiants ayant de telles cotes DOIVENT être supervisés et ainsi suivre le cours GRAD5105 avant de pouvoir donner des TP avec heures de contact sans supervision
  • Cote de 4: minimum de 11 points au total, avec un minimum de 10 points sur la langue, deux critères à 1 point sont permis, sans score minimum sur la pédagogie. PAS d’heures de contact; pour pouvoir donner des TP avec heures de contact sans supervision, les étudiants doivent avoir réussi les cours GRAD5102 et GRAD5105 dans cet ordre-là
  • Cote de 5: PAS de charges de TP permises; un étudiant doit suivre un cours de base en anglais oral (ESL3551 ou ESL3602) en sus de GRAD5102 et GRAD5105

Que se passe-t-il avec les étudiants qui ont reçu une cote de 5? Ils ne peuvent même pas avoir de charge de TP sans heure de contact (i.e. les heures passées devant les étudiants) encore moins avec heures de contact, alors ils doivent se trouver un superviseur plus vite que les autres; ils sont donc condamnés à être des RA pour recevoir leur salaire et ne pas avoir à payer les frais de scolarité exorbitants. Maintenant je suis sûr que j’aurai une charge de TP avec heures de contact malgré le micro-enseignement de vendredi dernier qui a été réussi de justesse. Au moins 6 physiciens sont confirmés comme ayant réussi le micro-enseignement et sont ainsi exemptés de passer l’examen final, moi y compris.

Addendum (30 août 2015): Par contre, les étudiants avec une cote ELP de 5, et ayant donc eu à se chercher un superviseur de manière précipitée n’avaient pas à faire de ce superviseur leur superviseur “définitif”. On peut facilement s’imaginer que le superviseur provisoire était mécontent d’avoir à prendre un tel étudiant pendant une session (ça c’est s’il réussit ESL3551 ou ESL3602 du premier coup; le dernier physicien qui devait faire ça y est parvenu) et que cet étudiant s’avérait incapable de fournir 20 heures par semaine en laboratoire, surtout qu’un tel étudiant coûte ~18 000$ pour la session d’automne à son superviseur, overhead inclus… On peut difficilement passer 20h/semaine en laboratoire quand on a 2 gros cours gradués, voire 3, plus ce cours d’anglais (4 crédits, avec une quantité non-nulle d’heures de travail hors des heures de classe), plus des séminaires départementaux (d’habitude 1-2 heures gratuites) et, dans le cas de la physique, un cours de pédagogie.


Although CSE TALK at Minnesota contains an intensive 12-hour English course who, for the people at the advanced level (and therefore in the upper half) due to a lack of personnel, they were forced to lower the number of students taking the final exam. Under the original plan, those who scored 27 and higher on the oral part of the TOEFL iBT were exempt from taking the final, regardless of the results of the formative microteaching exam held on Friday. According to the dispositions of this plan, I would have had to take the final examination, by virtue of my 26 score on the oral TOEFL.

Now, the current plan allows people who got 25-26 on the oral part of the TOEFL to be exempted from taking the final examination, contingent on a satisfactory performance on last Friday’s microteaching. However, to understand what constitutes a satisfactory performance on the microteaching requires a basic knowledge of SETTA (Spoken English Test for Teaching Assistants), which is a 15-minute microteaching scored on 21 points, of which 15 are allotted to language (5 criteria x 3 points each) and six 1-point criteria for pedagogy. Here are the conditions for each ELP rating:

  • Rating of 1: minimum of 15 total points, with a minimum of 12 points on the language section, with no language criterion below 2 points and a minimum of 3 points for pedagogy, with no subscore restriction. Students so rated do not need supervision or special coursework to hold TA positions with contact hours
  • Rating of 2: minimum of 13 total points, with a minimum of 11 points on the language section, with a single language criterion at 1 point allowed, with no minimum pedagogy score. Students so rated MUST be supervised and thus take the GRAD5105 course before holding TA positions with contact hours independently
  • Rating of 4: minimum of 11 total points, with a minimum of 10 points on the language section, with two language criteria at 1 point allowed, with no minimum pedagogy score. NO contact hours; to hold contact-hour TA positions without supervision, students must have passed GRAD5102 and GRAD5105 in that order
  • Rating of 5: NO TA positions permitted; a student must take a foundational course in oral English (ESL3551 or ESL3602), in addition to GRAD5102 and GRAD5105

What happens with students whose ELP ratings are 5? They can’t even hold TA positions devoid of contact hours (i.e. hours spent in front of the class) even less with contact hours, thus they must find a supervisor faster than the others; they are therefore condemned to hold RA positions just to get their salary and not having to pay the exorbitant tuition. Now I am sure to get a TA position with contact hours, despite last Friday’s microteaching that was barely passed. At least 6 physicists are confirmed as having passed the micro-teaching and therefore exempted from taking the final exam, myself included.

Addendum (30 août 2015): However, students with ELP ratings of 5 and thus had to look for a research supervisor on an emergency basis, did not have to make that supervisor their “definite” supervisor. One can easily imagine that the provisional supervisor was very unhappy about having to take on one such student for even one semester (that’s if that student passes ESL3551 or ESL3602 on the first try; the last physicist that had to undergo that path did so) and that student was incapable to work 20 hours a week in the lab, especially since that student costs ~18 000$ for the Fall semester to his/her supervisor, overhead included… One can hardly spend 20h/week in the lab when one has two big graduate courses, perhaps even 3, plus that English course (4 credits, with a nonzero amount of work to be done outside of class hours), plus departmental seminars (usually 1-2 freebie hours) and, in physics’ case, a pedagogy course.

Les pyramides de Ponzi doctorales/Doctoral Ponzi schemes

Certaines personnes prétendent que le PhD, de manière générale, est une pyramide de Ponzi, ou le niveau le plus bas d’une pyramide de Ponzi. Par contre, en tant qu’activiste, je suis prêt à dire qu’il y a pyramide de Ponzi et pyramide de Ponzi, selon les disciplines et la qualité du programme doctoral. Certains des plus critiques envers la structure de la formation scientifique de niveau gradué prétendent que bien des programmes gradués, et en particulier doctoraux, sont là d’abord et avant tout pour fournir des assistants de recherche ou des auxiliaires d’enseignement au rabais pour une université plutôt que de faire un véritable développement de talent scientifique. Il va néanmoins de soi que ce ne sont pas tous les programmes gradués qui sont des pyramides de Ponzi.

En premier lieu, on parlera de pyramide de Ponzi de niveau TP pour les cas les plus lourds. Bien souvent, les programmes gradués accusés d’être une source d’auxiliaires d’enseignement au rabais pour leurs universités respectives, si doctoraux, ont des taux d’attrition élevés dans les premières années du programme en plus d’avoir des placements indésirables. La vérité est plus compliquée dans le cas de programmes de maîtrise mais sans aucun doute que le salaire d’un auxiliaire d’enseignement est plus faible que celui d’un chargé de cours.

De telles pyramides de Ponzi sont souvent associées aux disciplines avec peu de financement de recherche mais peu de chargés de cours disponibles. Pour cette raison, les pyramides de Ponzi de niveau TP sont associées principalement, au niveau doctoral, aux programmes les plus douteux en mathématiques pures. Parfois il y a des programmes dans les humanités qui offrent des charges de TP à quart-temps seulement, auquel cas il y a une facture résiduelle de frais de scolarité à payer, et ceux-là peuvent également être considérés comme des pyramides de Ponzi de niveau TP.

Et, les cas qui font face à des accusations moins graves, et par ricochet comprennent beaucoup plus de départements (à travers presque toutes les disciplines et plus particulièrement en génie, où il y a peu d’auxiliaires d’enseignement et de chargés de cours mais du financement, ou dans les humanités, où il y a peu d’argent mais beaucoup de chargés de cours) que la première catégorie des pyramides de Ponzi doctorales. Les pyramides de Ponzi de niveau RA sont accusés d’être une source d’assistants de recherche à la place d’être une source d’auxiliaires d’enseignement, tout en étant encore incapable de fournir un réel développement scientifique à ses étudiants. Là par contre le principal signe est non pas l’attrition mais les placements à la sortie.

Pourquoi je place les programmes douteux dans les humanités dans cette catégorie? La nécessité de conférer des doctorats pour garantir la stabilité d’un tel département est souvent un impératif de recherche plus que les charges de TP, car les chargés de cours dans ces disciplines pullulent. Et, plus que dans toute autre discipline (droit exclu), la corrélation entre le prestige disciplinaire et les placements à la sortie est grande, alors de tels programmes y sont faciles à identifier. Je vous conseille donc fortement de demander auprès des programmes de votre choix tout ce qui a trait au placement qui soit possible de rendre public avant de prendre une décision de fréquentation.

P.S.: Je ne devrais pas parler d’erreur de justice quand on parle d’injustice dans la correction des devoirs; ce terme serait probablement plus approprié pour une cour d’appel.


Some people claim that a PhD, generally speaking, is a Ponzi scheme, or the lowermost level of a Ponzi scheme. However, as an activist, I can say that there is Ponzi scheme and Ponzi scheme, depending on the disciplines and the quality of the doctoral program. Some of the harshest critics of the graduate-level scientific training structure claim that many graduate programs, and doctoral in particular, are there to stock a teaching assistant (TA) or research assistant (RA) roster on the cheap for their respective universities rather than to offer any real development of scientific talent. It goes without saying that not all graduate programs actually are Ponzi schemes, or the lowermost level thereof.

First, we will talk about TA-level Ponzi schemes for the most egregious cases. Oftentimes, the graduate programs accused of being a basement-level bargain source of teaching assistants for their respective universities, if doctoral, have high attrition rates in the first few years of the program on top of having questionable placement records. The truth is far more complicated for masters programs but there is no question that the salary of a teaching assistant is lower than that of an adjunct professor.

Such Ponzi schemes are often associated with disciplines with little research funding but with few adjuncts available. For this reason, TA-level Ponzi schemes are primarily associated, at the doctoral level, with the most questionable graduate programs in pure mathematics. Sometimes there are humanities programs that offer quarter-time TA positions, in which case there is a residual tuition bill to pay, and these programs can also be considered TA-level Ponzi schemes.

And the cases that face less severe charges and, by extension comprise a lot more departments (across virtually every field and engineering in particular, where there are little teaching assistants but funding is definitely there, or humanities, where there is little research money but a truckload of adjuncts) than the first category of doctoral Ponzi schemes. RA-level Ponzi schemes are accused of being a source of basement-level bargain research assistants, rather than teaching assistants, while still being unable to provide any real scientific talent development to its students. In that case, however, the primary sign is not so much attrition but their post-graduation placement records.

Why am I placing questionable programs in the humanities in this category? The necessity of awarding PhD degrees to ensure the existence and stability of one such department is often a research imperative rather than a teaching imperative, especially since adjuncts in these disciplines abound. And, more than any other discipline (law excluded) the correlation between disciplinary prestige and post-graduation placements is great, therefore such programs are easy to identify. I thus strongly advise to ask to the programs of your choice to ask for all the information that can publicly be made available to post-graduation placement before making an attendance decision.

P.S.: I shouldn’t talk about a miscarriage of justice when one talks about injustice in homework grading; this term would probably be more appropriate in an appellate court.

CUPC, physique et mathématiques/CUPC, physics and mathematics

Il y a deux jours, après que le dernier billet soit publié, j’avais enfin reçu la réponse de la part des instances concernées à Minnesota en ce qui a trait au CUPC. Verdict final: ma requête a été refusée. Même si autant la Faculté des études supérieures que le département de physique aient tous les deux compris pourquoi cibler le CUPC, la Faculté des études supérieures ne pouvait commanditer une opération publicitaire monodisciplinaire et le Département de physique estimait que c’était prématuré de ma part de le faire cette année. De plus, les profs du département de physique ne connaissaient pas assez bien le milieu canadien de physique de premier cycle (exception faite de Burnell, qui ne pouvait pas plus que moi) pour être efficaces dans un contexte de conférence de premier cycle, malgré que Minnesota doive réduire sa dépendance aux étudiants est-asiatiques, tout en conservant autour de 40-50% d’étudiants étrangers parmi ses doctorants.

C’était une opportunité pratiquement unique tout en sachant bien que l’APS doit bien se demander comment faire fonctionner une conférence similaire au CUPC aux États-Unis et que les 1er-cycle européens ont peu d’accès à l’expérience de recherche (les Européens ont souvent tendance à considérer la maîtrise comme un diplôme de premier cycle). Néanmoins, je crois qu’on se bute aussi à la règle du 50%+1 local; à 49% d’étudiants étrangers, le département de physique est à risque l’an prochain. Et ça, c’est en supposant que les 26 nouveaux doctorants passeront tous au travers de la première année; l’unique obstacle majeur serait l’échec du pré-doc écrit. Le département de physique à Minnesota n’étant pas une de ces pyramides de Ponzi où les étudiants sont d’abord et avant tout de la main-d’oeuvre au rabais, et certainement pas une pyramide de Ponzi de niveau TP, on peut supposer que ça soit assez proche de la réalité. Mais plus sur ces pyramides de Ponzi gradués dans le prochain billet.

Veuillez m’excuser pour la longueur de ce qui suit, mais je vais également discuter des origines du 50%+1 local à Minnesota. Tout a commencé par le département de mathématiques. Oui, il y a des milliers d’étudiants qui suivent des cours de mathématiques de tous les niveaux chaque année à Minnesota, qui vont des cours de rattrapage de niveau pré-calcul aux cours les plus avancés de topologie ou d’algèbre, qui sont de niveau gradué. Mais ces milliers d’étudiants sont des résidents du Minnesota dans une proportion d’environ 70%, et il y avait eu des plaintes à plusieurs niveaux, au niveau des parents d’étudiants de 1er-cycle, au niveau des parents de doctorants potentiels et au niveau de la législature du Minnesota même. La vérité cependant est qu’il s’agit là d’une ligne directrice opérationnelle plutôt qu’une véritable obligation juridique.

Par contre, je trouve ça un peu bizarre que le gouvernement du Minnesota se plaigne de la présence excessive d’étudiants gradués étrangers en mathématiques pures, où il n’y a pas de réel risque de vol de propriété intellectuelle qui puisse faire des dégâts, contrairement à l’informatique ou au génie. Des auxiliaires d’enseignement inintelligibles par les 1er-cycle (avant la mise en place du 50%+1 local, 80-90% des doctorants en mathématiques à Minnesota étaient étrangers, et beaucoup d’Est-Asiatiques), des parents d’étudiants locaux qui se demandent pourquoi leurs enfants n’ont pas été admis dans ce programme gradué de mathématiques (pures ou appliquées), voire l’absence totale de résidents de l’État dans le programme PhD. Ainsi, dans le 50%+1 il y a aussi une attente implicite qu’il y ait au moins un étudiant de l’État inscrit dans un programme gradué donné à chaque début d’année, sans qu’il n’y ait nécessairement un seul étudiant du Minnesota dans une cohorte entrante donnée.

Comme à Vanderbilt en physique, qui était un précurseur ou un contemporain du département de mathématiques à Minnesota pour ce qui est de réduire la dépendance aux étudiants est-asiatiques, ce département classe les candidats selon leurs origines géographiques et classe les étudiants est-asiatiques (chinois et indiens) dans une pile séparée des autres, avec les étudiants locaux dans une autre pile et les autres dans la dernière pile. Le 50%+1 local est tel qu’environ ~2/3 des admis sont des étudiants locaux et le dernier tiers est réparti au prorata de qui a les meilleurs dossiers entre les est-asiatiques et les non-est-asiatiques.

P.S.: À Minnesota, bien des ingénieurs ratés de premier cycle finissent par obtenir un diplôme en mathématiques. À ça il faut rajouter le fait que Joseph Kapusta, le directeur des études supérieures de physique à Minnesota, est un amateur de décapotables…


 

Two days ago, after my last post was published, I finally received my answer from the instances at Minnesota with respect to the CUPC. Final verdict: my request was denied. Although the Graduate School and the Physics Department both understood why target CUPC, the Graduate School couldn’t sponsor a single-field advertising operation and the Physics department opined that it was premature from my part to do so this year. In addition, professors in the School of Physics and Astronomy did not know the Canadian undergraduate physical landscape (exception made of Burnell, who could no more do so than I) to be effective in an undergraduate conference context, despite Minnesota having to reduce its dependence on East Asian students, while maintaining about 40-50% international students in its PhD student body.

It was an unique opportunity knowing that APS may as well ask themselves how to operate a similar conference to CUPC in the United States and that European undergrads have little opportunity to do research (Europeans tend to regard masters degrees as undergraduate degrees). Nevertheless, I believe that we are hitting the local 50%+1 wall; with 49% internationals, the physics department is at risk next year. And that’s assuming all 26 incoming doctoral students will make it through the first year; the only major roadblock would be the failure of the Graduate Written Exam. The physics department at Minnesota not being one of those Ponzi schemes where students are first and foremost cheap labor, and certainly not a TA-level Ponzi scheme, we can suppose it will be close enough to reality. But more on these graduate-level Ponzi schemes in the next post.

Please excuse me about the length of what follows, but I will also discuss the origins of the local 50%+1 rule at Minnesota. Everything began with the mathematics department. Yes, there are thousands of students taking mathematics courses every year at Minnesota, which range from pre-calculus-level remedial courses to the most advanced topology or algebra courses, which are graduate-level. But these thousands of students are Minnesota residents in a 70% proportion, and there has been complaints on different levels, at the level of the undergraduates’ parents, at the level of prospective doctoral students’ parents, and at the level of the Minnesota legislature itself. The truth however is that it’s an operational guideline more than any real legal obligation.

However, I find it a little weird that the Minnesota state government complains about the excessive presence of international graduate students in pure mathematics, where there is no real risk of intellectual property theft that cause any real damage, contrary to computer science or engineering. Teaching assistants that are unintelligible by undergraduates (before the implementation of the local 50%+1, 80-90% of the doctoral students at Minnesota were international, and a lot of East Asians), parents of local students asking why their own children weren’t admitted into this graduate mathematics program (pure or applied), or even the complete absence of Minnesota residents in the PhD program. Thus, in the 50%+1 there is also an implicit expectation that there is at least one Minnesota resident enrolled in a given PhD program at the beginning of the year without necessarily having at least one Minnesota resident in a given entering class.

As with Vanderbilt in physics, which is a precursor or a contemporary of the mathematics department at Minnesota when it comes about reducing the dependence on East Asian students, this department sorts candidates according to their geographical origins and places East Asian students (Chinese and Indian) in a pile separate from others, with local students in another pile and everyone else in the final pile. The local 50%+1 local is such that about ~2/3 of the admits are local students and the final third is awarded according to who has the better dossiers among the East Asian kids and the non-East Asians.

P.S.: At Minnesota, many failed undergraduate engineers end up earning a mathematics degree. To this one should add that Joseph Kapusta, the director of graduate studies at Minnesota, is a convertible car buff…

CSE TALK en personne/CSE TALK in-person

La raison pour laquelle je suis arrivé à Minneapolis au début août en était une de logistique et pas juste de déménagement. CSE TALK a commencé il y a deux jours et il y avait, en tout, 17 participants issus des départements de physique et d’astronomie. 10 étaient chinois, un Russe, un Grec, deux bangladais, deux Indiens et moi. Ainsi, ce n’est plus 43% d’étudiants étrangers dans le programme gradué de physique comme je l’avais précédemment mentionné mais 49%, si on considère qu’il y a un autre étudiant étranger qui n’est pas venu à TALK ou que cet autre étudiant étranger puisse venir d’un autre pays anglophone, parce qu’il y a, en tout 2 astronomes et 15 physiciens à TALK mais 16 doctorants étrangers et 10 locaux en physique. Mais admettons que c’est bien ici que mon origine québécoise me hante; si j’avais fait mon premier cycle dans une autre province, alors il n’y aurait pas eu de TALK du tout en ce qui me concerne.

Bien que la physique ne soit pas la discipline qui dépend le plus des étudiants étrangers, la différence dans les coûts induits par les frais de scolarité entre les étudiants locaux et les étudiants étrangers est plus faible à Minnesota que dans la plupart des universités publiques états-uniennes, toutes tranches de prestige physique confondues. Dans le cas de Minnesota, “local” signifie, en termes financiers, résident du Minnesota, du Dakota du Nord/Sud, du Wisconsin ou du Manitoba, bien que la distinction entre local et étranger est souvent comprise comme étant “résident/non-résident” [du pays de l’université] pour les fins d’admission et des statistiques. L’on voit bien que, plus que jamais, le département de physique à Minnesota doit trouver un moyen de diminuer sa dépendance aux étudiants chinois et indiens.

Par contre, sur ce point, il ne s’agit aucunement d’une question de sécurité nationale; il s’agit plutôt d’une question d’intégration de ces étudiants et de diversité. UIUC (et UBC de l’autre côté de la frontière) sont deux exemples frappants de ce qui se passe lorsqu’il y a trop d’étudiants étrangers d’une même origine sur un même campus, proportionnellement parlant: leur intégration est très limitée, voire presque nulle.

La partie linguistique du camp d’entraînement est à deux niveaux: un niveau dit intermédiaire et un niveau avancé, avec la moitié supérieure qui se retrouve dans le camp avancé. À cause de la partie linguistique, j’ai l’impression d’être revenu au secondaire mais sans le côté coupe-gorge qu’on associe d’habitude la vie dans les écoles secondaires états-uniennes au niveau d’habileté auquel opère les étudiants susceptibles de se rendre, à terme, au doctorat. Car soyons honnêtes: bien des doctorants locaux fréquentaient des écoles secondaires publiques, et faisaient partie du premier quartile. De la partie linguistique je n’en retire presque rien, mais de la partie pédagogique j’en retiens quelque chose.


 

 

The reason why I arrived in Minneapolis in early August was a logistical issue and not just about the actual move-in. CSE TALK began two days ago and there were 17 participants that hailed from the departments of physics and astronomy. 10 were Chinese, one Russian, one Greek, two Bangladeshi, two Indians and me. Therefore, it is no longer 43% international students in the physics graduate program as I previously claimed but 49%, if we consider that there is another international that did not come to TALK or that other international could come from another Anglophone country, because there are, in total, two astronomers and fifteen physicists at TALK but 16 international doctoral students and 10 locals in physics. But it is in the language course that my Quebec origins haunt me at every step; had I attended a Canadian undergrad outside of Quebec, then there would not be a TALK at all for me.

Although physics is not the discipline that depends most on internationals, the difference in tuition-induced overhead costs between domestic and international students is lower at Minnesota than at most American public universities, across all brackets of physical prestige. In the context of Minnesota, “in-state” signifies, in financial terms, a resident of Minnesota, North/South Dakota, Wisconsin or Manitoba. One sees clearly that, more than ever, Minnesota must find a way to reduce its dependence to Chinese and Indian students.

However, on that point, it is not at all a question of national security; it is instead a question of integration of these students and of diversity. UIUC (and UBC on the other side of the frontier) are two striking examples of what happens when there are too many international students of one origin on the same campus, proportionally speaking: their integration is very limited, perhaps even virtually nonexistent.

The language component of the training camp takes place on two levels: one intermediate level and an advanced level, with the top half which is in the more advanced camp. I have the impression of having returned in high school but without the cutthroat aspect usually associated with life in American high schools at the ability level at which students susceptible to continue on to a doctorate operate. Because let’s be candid: many local doctoral students attended public high schools, and were among the top quartile. From the language component, I get almost nothing out of it, but from the pedagogy part, I get something from it.

Le déménagement et la distance des parents/Moving and distance from the parents

Veuillez m’excuser pour ce délai aussi long, mais j’ai enfin du service Internet chez mon nouveau chez-soi. Les quatre premiers jours à Minneapolis ont été l’enfer parce que j’ai dû courir les magasins à gauche et à droite, exception faite de la troisième journée où j’ai dû faire mon enregistrement pour l’immigration. J’ai dû assembler du mobilier également. C’est surtout la première fois qui est la plus stressante et la plus embêtante.

Néanmoins, je suis content de pouvoir enfin vivre loin des parents sans avoir de comptes à leur rendre. Il fallait dire que, au Québec, j’étais régulièrement à couteaux tirés avec mes parents; ça peut parfois être assez compliqué à gérer pour des parents que des enfants aux cycles supérieurs, en supposant qu’ils vivent chez leurs parents.


 

Please excuse me for such a long delay, but I finally have Internet service in what I will henceforth call home. The first four days in Minneapolis were hellish because I had to go around from shop to shop, exception made of the third day because I had to make my immigration check-in.  I also had to assemble furniture. It’s the first time moving that is the most stressful and unpleasant.

Nevertheless, I am happy to finally live away from my parents so that I don’t need to answer to them anymore. One has to remember that, back in Quebec, I never really got along with my parents well; from the parents’ standpoint, it can be pretty complicated to manage kids in graduate school, that is, assuming they still live with their parents.