Dix universités touristiquement sous-estimées/Ten touristically underrated universities

On sait tous que les universités les plus prestigieuses sont souvent connues et reconnues en tant qu’attractions touristiques: du côté des États-Unis, on a Harvard (au premier chef), Princeton, Stanford, Berkeley, Virginie, MIT, UCLA, l’Université de Chicago, le Collège de William et Mary, Notre Dame, ainsi que Yale (les six dernières sont moins populaires que les cinq premières en tant qu’attractions touristiques), et, en Europe, la Sorbonne, Oxford, Cambridge, Coimbra, Bologne, Trinity College Dublin, Salamanque. Par contre, pour chaque Harvard ou Oxford, il y a une université qui comporte pourtant des mérites architecturaux ou paysagers très similaires mais qui, pour une raison quelconque, n’a pas la notoriété touristique à laquelle elle a droit, ou qui a le malheur d’être dans une ville qui a simplement beaucoup plus à offrir touristiquement. Je suis peut-être un peu biaisé… veuillez m’excuser; cette liste ne constitue en aucun cas un classement, pas même en ordre de sélectivité.

Ce sera mon dernier billet avant mon départ pour Calgary afin de participer à Theory Canada et, via un autobus, au congrès de l’ACP à Edmonton.

  1. Columbia (New York). Un exemple typique d’une université qui est touristiquement victime de sa ville. Il faut dire que le Upper West Side de Manhattan est loin des grands axes touristiques de New York. Le hic est que, à Columbia, vous ne pouvez pas visiter les bâtiments de l’intérieur sans avoir un guide disposant d’une carte d’identité valide (étudiant ou membre du personnel), à l’exception du pavillon Low (bien qu’officiellement, le pavillon Low est qualifié de bibliothèque, ça n’en est pas une).
  2. Moscow State (Moscou) Encore une fois, comme avec Columbia, Moscow State est victime de sa ville. Le pavillon Lomonossov, qui a pourtant l’air d’un hôtel de luxe, est le symbole immobilier de cette université et constitue le plus haut édifice académique au monde. Il faut porter attention au bassin de réflexion à sa base.
  3. Washington University à Saint-Louis. Même si WUSTL est connu d’abord et avant tout, en termes touristiques, comme un paradis botanique (comment faire autrement quand il y a 3 800 espèces d’arbres sur le campus? Et c’est sans compter les autres espèces végétales non-arboricoles) il y a des trésors architecturaux, dont les divers pavillons de WUSTL, comme le pavillon Brookings, le pavillon de psychologie, pour ne nommer que ceux-là.
  4. Université de Copenhague. La principale attraction est, bien entendu, la bibliothèque (et surtout de l’intérieur), avec la Frue Plads qui, avec la Rundetarn, sont les attractions de l’extérieur sur le campus. Par contre, comme avec la plupart des universités européennes en milieu urbain, difficile de savoir qu’on est sur le campus sans chercher un point précis sur ledit campus.
  5. Kenyon College (Gambier, Ohio). Contrairement à Columbia et à Moscow State, qui sont victimes de leurs villes, Kenyon est touristiquement isolée; une heure de distance de Columbus, et pourtant un amateur de campus ruraux va y trouver son compte (et même chose vaut pour les Mt. Holyoke, Sewanee de ce monde).
  6. Université de Washington (Seattle). Est-ce un cas d’incompétence du personnel de marketing ou un cas d’université victime de sa ville? Je ne peux le départager. Néanmoins, la bibliothèque centrale (Suzzallo), ainsi que le quadrilatère central, constituent seulement quelques-uns des attractions touristiques centrales du campus.
  7. King’s College London (Londres).  Comme avec Columbia et Moscow State, KCL est victime de sa ville plutôt que d’un manque de volonté touristique de la part de son administration. Touristiquement parlant, les deux campus à visiter sont les campus du Strand et de Waterloo, sur des rives opposées de la Tamise (mais quand on a les principaux édifices du gouvernement britannique à proximité de ces deux campus, facile, très facile, de laisser KCL de côté pour un touriste)
  8. McMaster (Hamilton, Ontario). Contrairement à Columbia, Moscow State ou KCL, McMaster est victime de sa ville d’une toute autre façon: Hamilton étant célèbre pour son usage à titre de lieu de test des sondes lunaires et martiennes, c’est la ville au grand complet qui échappe au radar touristique.
  9. Université de Göttingen (Allemagne). Même si vous n’êtes pas un mathématicien (encore aujourd’hui, même si Göttingen n’est plus aussi active dans la formation de mathématiciens que jadis, c’est tout de même sa spécialité primaire) vous pouvez encore visiter l’église Pauliner, l’Auditorium Maximum et l’Alte Aula.
  10. Université de Beijing. Cette liste ne saurait être complète sans une université asiatique. Une quatrième université victime des autres attractions de sa ville (Cité Interdite, Grande Muraille de Chine). Le campus est entouré de lacs, de telle sorte que les jardins (incluant le Jardin de Yan et le Jardin de Langrun) soient l’attraction touristique principale sur le campus.

Ce choix n’a pas été facile, mais il fallait faire des compromis.


We all know that the most prestigious universities are often known and renowned as tourist attraction: on the US side, we have Harvard (first and foremost), Princeton, Stanford, Berkeley, Virginia, MIT, UCLA, University of Chicago, College of William and Mary, Notre Dame, as well as Yale (the latter six are less popular than the former five as tourist attractions), and, in Europe, la Sorbonne, Oxford, Cambridge, Coimbra, Bologna, Trinity College Dublin, Salamanca. However, for each Harvard or Oxford, there is a university with similar architectural or landscape merits but, for some reason, don’t have the touristic notoriety it deserves, or that has the bad fortune of being in a city that simply has a lot more to offer to tourists. I might be biased… excuse me, this list is not a ranking in any shape or form, not even in order of selectivity.

It will be my last post before my departure for Calgary so that I could participate in Theory Canada and, with a bus, onward to the CAP Congress in Edmonton.

  1. Columbia (New York City). A typical example of a university that is touristically victim of its city. One has to say that the Upper West Side of Manhattan is away from the great tourist axes of New York City. The problem is that, at Columbia, you may not visit the buildings from the inside without having a guide with a current ID (student or staff), with the exception of the Low Library (although officially designated as a library, it is neither low nor a library)
  2. Moscow State. Once again, as with Columbia, Moscow State is a victim of its city. The Lomonossov Building, which looks like a luxury hotel, is the real estate symbol of this university and constitutes the highest academic building in the world. One must pay attention to the reflection basin at its base.
  3. Washington University in St. Louis. Even though WUSTL is known first and foremost, in touristic terms, as a botanical paradise (how to do otherwise when there are 3,800 tree species on campus? And that’s not counting non-tree plant species) there are architectural gems on WUSTL’s campus, including Brookings Hall, the Psychology Building, to name a few.
  4. University of Copenhagen. The primary attraction is, of course, the library (especially from the inside), with the Frue Plads, along with the Rundetarn, are the exterior attractions on campus. However, as with most European universities in urban settings, it is difficulty to know that you’re on campus without looking for a particular spot on said campus.
  5. Kenyon College (Gambier, Ohio). Contrary to Columbia and Moscow State, which are victims of their cities, Kenyon is touristically isolated; an hour of distance from, and yet a fan of rural campuses will likely find satisfaction (and same goes for the Mt. Holyokes, Sewanees of this world).
  6. University of Washington (Seattle). Is it a case of the incompetence of the marketing personnel or a case of a university that is a victim of its city? I cannot tell at this juncture. Nevertheless, the central library (Suzzallo), as well as the main quad, constitute only a few of the touristic attractions on campus.
  7. King’s College London.  As with Columbia and Moscow State, KCL is victim of its city rather than of the lack of touristic will from the administration. Touristically speaking, both campuses to visit are the Strand and Waterloo campuses, on opposite banks of the Thames (but when you have the main buildings of the British government near both campuses, easy, very easy to put KCL aside for a tourist)
  8. McMaster (Hamilton, Ontario). Contrary to Columbia, Moscow State or King’s College London, McMaster is a victim of its city in a completely different way: Hamilton being famous for its usage as a testing site for lunar and Martian rovers, it’s the city as a whole that escapes touristic radars.
  9. University of Göttingen (Germany). Even if you are not a mathematician (today, even if Göttingen is not as active in the training of mathematicians as it once was, it’s still its primary specialty) you may still visit the Pauliner Church, the Auditorium Maximum and the Alte Aula.
  10. Beijing University. This list just wouldn’t be complete without an Asian university. A fourth university that is a victim of the other attractions of its city (Forbidden City, Great Wall of China). The campus comprises multiple lakes, so that its gardens (including the Garden of Yan and the Langrun Garden) are the primary touristic attraction on campus.

This choice was far from easy, but I had to make a compromise.


 

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