La censure scientifique fédérale/Federal scientific censorship

J’avais régulièrement mentionné la politique scientifique civile du gouvernement fédéral comme la raison de pourquoi je serai appelé à fréquenter une université étrangère pour mon doctorat (Minnesota). Par le passé, je n’avais mentionné ça que de manière très brève sans détailler ou documenter quoi que ce soit. Avec deux sorties publiques en autant de jours, je suis un peu en retard pour écrire sur ce sujet.

La première sortie, effectuée par Steven Campana, un biologiste marin retraité du ministère des Pêcheries et Océans, révèle l’ampleur des problèmes de communication des scientifiques civils fédéraux: ils ne pouvaient même pas parler de comment déterminer l’âge des crevettes ou des homards et pourtant c’était une contribution qui pouvait aider à gérer les pêcheries… et c’est sans compter les budgets de voyage qui sont restreints, l’arbitrarité des permissions de communication et la capacité de recherche a diminué de manière drastique au point (selon lui) de non-retour.

La deuxième sortie, effectuée le lendemain par Katie Gibbs, confirme que le cas de monsieur Campana n’est pas isolé: 9 scientifiques fédéraux sur 10 sont victimes de musèlement. Et c’est sans compter sur la fermeture de bibliothèques scientifiques, de la région des lacs expérimentaux, des coupures en recherche fondamentale (14% depuis 2010 – ce chiffre a été mentionné par Gibbs lors de cette sortie et le chiffre en dollars constants de 2010 serait encore pire)…

Le parti libéral a Marc Garneau et, dans une moindre mesure, Stéphane Dion (bien qu’il ne s’entend pas tellement avec son frère Patrice, professeur d’agroalimentaire à l’université Laval, sur bien des dossiers, dans le dossier de la science civile, ils peuvent s’entendre), pour se porter garant du dossier scientifique civil. Quant aux Néo-Démocrates, on n’a pas tellement d’idée de qui peut se porter garant du dossier.

Voilà pourquoi mon vote ira à un ennemi des Conservateurs (indéterminé à ce stade-ci) cet automne. Et voilà tout ce que j’ai dénoncé lorsque j’ai écrit mes dernières lettres auprès de diverses instances (le bureau exécutif du CRSNG, mon député local, as well as Marc Garneau). J’estime que, en mentionnant mon départ vers Minnesota, les instances en question vont se rendre compte que l’exode des cerveaux, auquel je fais référence en tant que conséquence de ces politiques délétères dans toutes mes sorties relatives à la politique scientifique civile, est fondé sur quelque chose de concret.

Finalement, si vous sentez que la politique scientifique civile est un problème, je vous inviterais à voter contre les Conservateurs (localement, cela signifierait voter pour les néo-démocrates ou encore les libéraux ou, au Québec, pour les Bloquistes) cet automne. Et à écrire aux diverses instances (CRSNG, CNRC, vos députés locaux respectifs)…


 

I regularly mentioned the federal government’s civilian scientific policy as the reason of why I will attend a foreign university for my doctorate (Minnesota). In the past, I only briefly mentioned that without going into the details or documenting anything. With two public interventions in an equal number of days, I am a little late to write about this topic.

The first intervention, made by Steven Campana, a retired marine biologist from the Department of Fisheries and Oceans, reveals the magnitude of the civilian federal scientists’ communications problems: they couldn’t even talk about how to determine the age of shrimps or lobsters and it still was a contribution that could help manage fisheries… and that’s not counting restricted travel budgets, the arbitrariness of the communications clearances and, according to him, the research capacity that was diminished to the point of no return.

The second intervention, made the next day by Katie Gibbs, confirms that the case of Mr. Campana is not isolated: 9 federal scientists out of 10 are victim of muzzling. And there’s much much more to it: the closure of federal scientific libraries, the closure of the Experimental Lakes Region, basic research cuts (14% since 2010 – that number was mentioned by Gibbs in this intervention and the 2010-constant-dollars number is even worse)…

The Liberal Party has Marc Garneau and, to a lesser extent, Stéphane Dion (although he does not get along very well with his brother Patrice, an agrifood science at Laval University, on a large number of issues, in the civilian science issue, they can get along), to vouch for the civilian sciece issue. As for the New Democrats, we don’t have a clue as to who can take charge of the issue.

Hence why my vote will go to an enemy of the Conservatives (not determined at this stage) this fall. And this is all that I denounced when I wrote my last letters to various instances (NSERC’s executive office, my local MP, as well as Marc Garneau). I think that, by mentioning my departure for Minnesota, the instances in question will realize that brain drain, which I reference in every single intervention I make pertaining to civilian scientific policy, is based on something concrete.

Finally, if you feel that civilian scientific policy is a problem, I invite you to vote against the Conservatives (locally, it may mean voting for the Liberals or the New Democrats, or, in Quebec, for the Bloquists) this coming Fall. And to write to the concerned instances (NSERC, NRC, your respective local MPs)…

 

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