Étude de cas/Case study

Bien entendu, dernièrement, vous commencez à croire que je fais une obsession sur tout ce qui concerne les études à l’étranger, parce que je m’apprête à faire un PhD en cosmologie des particules à l’université du Minnesota. Je vous le préviens tout de suite, ce qui suit n’est pas généralisable à d’autres institutions et, selon le niveau de difficulté de votre institution et/ou de votre discipline, l’inverse peut également être vrai. À partir de maintenant, et pour le reste du billet, on parlera ici d’un étudiant inscrit à un programme de grade en physique à l’Université de Montréal.

Exhibit 1: L’étudiant de 1er cycle en échange à Toulouse a été obligé de prendre une session de plus pour terminer parce que le cours de thermodynamique toulousain n’était pas enseigné au même niveau que le cours de thermodynamique montréalais, entre autres. (D’autres plaintes semblables ont été émises à l’endroit d’autres destinations en Europe, comme l’Espagne, l’Italie, ainsi qu’à l’endroit de destinations en Amérique latine, comme le Chili)

Exhibit 2: L’étudiant français en cotutelle avec un département de chez lui pour sa maîtrise a dû suivre plusieurs cours en propédeutique, qui équivalait à une année de maîtrise française, juste pour être capable de suivre les cours gradués d’ici.

Exhibit 3: UIUC. Bien que l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) n’ait pas d’ententes d’échange avec qui que ce soit au Québec, et que son programme de premier cycle en physique fasse l’envie de beaucoup de départements de physique à travers les États-Unis, une base de comparaison peut être établie. Si une diplômée de UIUC avait plus de misère dans les mêmes cours gradués qu’un autre diplômé de McGill (phys-math double honors et donc comparable à tout ce qui se fait dans les 3 départements de physique francophones doctoraux au Québec) alors on peut, de manière naïve, prétendre que UIUC n’est pas du même niveau.

À ce jour, seules la Suisse et l’Allemagne ont réussi à échapper aux plaintes. Et c’est très facile de faire dérailler un plan d’études pour un bachelier si les équivalences ne sont pas reconnues. Le programme de double-maîtrise avec Toulouse-Sabatier est un plan censé pallier aux lacunes conventionnelles de la cotutelle française pour la maîtrise.

Conclusion: pour la plupart des destinations, l’étudiant au baccalauréat en physique, physique-math ou physique-info s’expose à un désavantage académique en allant en échange. C’est un vrai pensez-y-bien pour l’échange ou la maîtrise. Même si, d’ordinaire, j’invoque des raisons financières pour attendre au doctorat pour aller faire des études à l’étranger dans le contexte scientifique québécois, cette fois-ci, je suis obligé d’y ajouter des motifs académiques.

Or, certains départements américains, bien souvent des départements qui ne sont pas tout à fait au sommet, et qui sont susceptibles d’être fréquentés par des étudiants ayant eu des bonnes maîtrises, ont commencé à comprendre que ces mêmes étudiants étaient plus exigeants que les étudiants dépourvus de maîtrises. Certes, ils étaient plus susceptibles de pouvoir faire une transition rapide vers la recherche, mais ils arrivent là avec le désir de commencer la recherche rapidement, surtout dans la mesure qu’ils réussissaient bien dans les cours gradués. La plupart des étudiants avec une bonne maîtrise n’avaient pas tellement envie de refaire des cours qu’ils avaient bien réussi la première fois et qu’il n’y avait pas assez de nouvelle matière pour justifier de suivre un cours de nouveau.

Ils se sont mis à mettre un peu d’eau dans leur vin pour créditer des cours gradués, avec restrictions (UPenn ne peut pas faire créditer plus de huit cours, Columbia peut accorder jusqu’à deux sessions “en résidence”, et on sait bien que Columbia avait grand besoin d’améliorer l’expérience humaine de la fréquentation)… surtout que la concurrence est vive pour ces étudiants.


 

Of course, of late, you start to believe that I make an obsession over all things pertaining to study abroad in any shape or form, especially since I will do a PhD in theoretical particle cosmology at Minnesota. I warn you immediately, what follows is not generalizable to other institutions and, depending on the difficulty level of your institution and/or your discipline, the reverse may hold true. From now on, and for the rest of the post, we will talk about the case of a student enrolled in a physics degree program at the University of Montreal.

Exhibit 1: The undergraduate student in exchange in Toulouse was forced to stay in undergrad for an additional semester to finish because the thermodynamics course offered in Toulouse was not taught at the same level as the one offered in Montreal, among others. (Similar complaints were lodged towards other European destinations, such as Spain, Italy, as well as towards destinations in Latin America, like Chile)

Exhibit 2: The French student, co-supervised with a French physics department for his masters, had to take several make-up courses, which amounted to a year in a French masters, just to be able to be able to take the graduate courses in Montreal.

Exhibit 3: UIUC. Although the University of Illinois at Urbana-Champaign (UIUC) has no study abroad accords with anyone in Quebec, and that its undergraduate physics program is envied by many physics departments in the United States, a basis of comparison can be made. If an UIUC graduate had more trouble with the same graduate courses than another McGill graduate (phys-math joint honors and hence comparable to anything that the 3 doctoral French-language physics department in Quebec) therefore we can naïvely claim that UIUC is not of the same level.

To this day, only Switzerland and Germany could escape complaints. And it’s very easy to derail a study plan for an undergraduate if the coursework does not transfer. The dual-masters program with Toulouse-Sabatier is a plan supposed to address the conventional problems with French co-supervision at the masters level.

Conclusion: For most destinations, the physics, phys-math or phys-info undergraduate exposes him/herself to an academic disadvantage by going on a study abroad. So one has to think twice before embarking on an undergraduate study abroad or a masters abroad. Even though, ordinarily, I invoke financial reasons to wait for the doctorate to do study abroad in the Quebecer scientific context, this time, I have to add academic motives as well.

Even so, certain US physics departments, often departments that are not quite at the top, and that are nevertheless susceptible to be attended by students that had good masters, started realizing that these same students are more demanding than masters-free students. Granted, they were more likely to make a rapid transition to research, especially if they did well in graduate coursework. Most students with a good masters didn’t want to retake too many courses that they did well in the first time around and that there was not enough new material to justify to take it again.

They had to temper their stances regarding advanced standing, with restrictions (UPenn cannot award advanced standing for more than 8 courses, Columbia can grant up to two semesters “in residence” of advanced standing, and we know all too well that Columbia desperately needed to improve the human experience of attendance)… especially since there is a fierce competition for these students.

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