Une année de bloguage, gracieuseté de NYU/A year of blogging, courtesy of NYU

Attention: Toutes les traductions dans la partie en français du billet viennent de moi.

Aujourd’hui, ça fait maintenant un an que je maintiens ce blogue. Je suis peut-être devenu un peu incohérent en termes du contenu du blogue d’un billet à l’autre, et je dois reconnaître que le blogue n’est pas du tout de tout repos. Je n’ai pas été très clair sur les manifestations des problèmes politiques qui m’ont poussé à fréquenter Minnesota pour mon PhD jusqu’à tout récemment. J’ai été un peu déçu par rapport à mes attentes initiales (peut-être surestimées par excès d’optimisme face aux travaux de recherche), et je sais que ma destination est loin d’être parfaite.

Néanmoins, même Minnesota valait mieux que NYU pour une variété de raisons. C’est sûr, ce n’est pas une bonne comparaison, mais bon… les profs de NYU en ont plein le casque de leur recteur, John Sexton, qui est décrit dans le monde entier comme un mégalomane immobilier. Voici les deux (NDLR: le document original avait trois parties mais la troisième partie répétait verbatim la deuxième moitié de la deuxième partie) parties du document fourni par les profs à NYU qui, ensemble, constitue le Livre Noir de NYU sous Sexton. Le véritable titre de ce document est beaucoup plus long: The art of the gouge: How NYU squeezes billions from our students—and where that money goes (L’art de l’escroquerie: comment NYU extorque des milliards de nos étudiants – et où va l’argent)

The-art-of-the-gouge-Part-1
The-art-of-the-gouge-Part-2

Voici quelques extraits croustillants de ce Livre Noir:

  1. Pour les trois derniers mois j’ai été sans abri, je dormais partout où je pouvais trouver un logis. Parfois ça arrivait après avoir étudié dans les appartements de mes collègues, certains parmi lesquels suspectent que cette situation se produit. À d’autres moments, j’ai dormi dans un parc ou dans un train – Un doctorant à NYU
  2. Vous n’êtes rien de plus pour eux [NYU] que 200 000$ – “Amanda Del”, bachelière à NYU, 17 décembre 2009
  3. Clairement, on s’est fait avoir – une étudiante de 3e année ce bac à Steinhardt en échange à Berlin, au sujet des échanges à NYU

Un manque de transparence le plus total sur les frais afférents, sur les frais de scolarité, des excès immobiliers, des salaires mirobolants pour la haute administration, des prêts-et-bourses internes absolument déficients, des échanges forcés (où l’étudiant n’a pas le choix de la durée, et encore moins le choix du logement, qui est souvent beaucoup plus coûteux que dans un échange normal, ainsi qu’un choix restreint de destinations)

Le plan NYU 2031, au coût de 6 milliards, comprend quelque six millions de pieds carrés (560 000 mètres carrés) de nouvelle surface bâtie, répartis sur le campus central de Greenwich Village, en sus des chantiers déjà effectués à grands frais ainsi que des achats immobiliers. (C’est la principale doléance de la deuxième partie) Voici le portfolio des aventures immobilières de NYU dont les coûts sont connus:

  • 404 Lafayette et 708 Broadway: 157M$
  • 383 Lafayette: 74M$
  • 370 Jay: 499M$
  • Pavillons Dibner, Jacobs et Wunsch: 44M$
  • 2 et 15 MetroTech Center: 40M$+
  • NYU Langone/Cobble Hill: 180M$
  • 433 1re Avenue: 137M$+
  • 333 38e Rue Est: 145M$
  • 3 condos de luxe: 13.3M$
  • Pavillon Zipper: 1G$
  • Total connu: 2.29G$

Le plan NYU 2031, duquel le pavillon Zipper est la pièce maîtresse, a fait l’objet de nombreuses batailles juridiques. Autrement dit, si les étudiants montréalais se plaignent d’avoir un albatros appelé le Pavillon de la Colère, alors les étudiants à NYU doivent avoir assez d’espace dans leurs différents Pavillons de la Colère pour remplir un campus entier (environ 560 000 mètres carrés, quoiqu’un campus ayant cet espace bâti ne pourrait accueillir 46 000 étudiants, probablement un tiers de ce nombre au plus).


Today, it is the first anniversary of the blog’s opening. I may have become a little incoherent in terms of the contents of the blog on a post-to-post basis, and I must acknowledge that maintaining the blog is not all fun and games. I haven’t been very clear about the tell-tale signs of the political problems that pushed me to attend Minnesota for my PhD until recently. I have been a little disappointed compared to my initial expectations (perhaps a little overestimated because of an excess of optimism towards my research work) and that I know that my destination is far from perfect.

Nevertheless, even Minnesota was worth better than NYU for a variety of reasons. Of course, it’s not a good comparison, but, oh well… NYU faculty are exasperated about their president, John Sexton, who is depicted the world over as a real estate megalomaniac. Here are the two parts (Writer’s note: the original document had three parts but the third part repeated verbatim the second half of the second part) of the document supplied by NYU professors who, together, constitute the Black Book of NYU under Sexton. The real title of this document is far longer: The art of the gouge: How NYU squeezes billions from our students—and where that money goes

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The-art-of-the-gouge-Part-2

here are a few of the edgier passages of this Black Book:

  1. For the last three months I have been homeless, sleeping wherever I find shelter. Sometimes that comes after studying at the apartments of my colleagues, some of whom suspect this situation is happening. Other times I have slept in parks or on trains – A doctoral student at NYU
  2. You are nothing to them [NYU] but $200,000 – “Amanda Del”, undergraduate at NYU, December 17, 2009
  3. Clearly, we are being ripped off – a Steinhardt junior on a study abroad in Berlin, about study abroad at NYU

A most complete lack of transparency on incident fees, tuition, real estate excesses, gargantuan salaries for the administration, internal financial aid being absolutely deficient, forced study abroad (where the student doesn’t have the choice of the duration and even less the choice of housing, as well as a restricted set of destinations)

The NYU 2031 plan, at the cost of six billion dollars, comprises a whopping six million square feet (560 000 square meters) of new-built area, spread over the central Greenwich Village campus, on top of expensive construction projects already completed or underway, as well as real estate acquisitions. (It’s the primary grief of the second part) Here’s NYU’s portfolio of real estate adventures whose costs are known:

  • 404 Lafayette and 708 Broadway: $157M
  • 383 Lafayette: $74M
  • 370 Jay: $499M
  • Dibner and Jacobs Buildings, Wunsch Hall: $44M
  • 2 and 15 MetroTech Center: $40M+
  • NYU Langone/Cobble Hill: $180M
  • 433 1st Avenue: $137M+
  • 333 38th Street East: $145M
  • 3 luxury condos: $13.3M
  • Zipper Building: $1G
  • Known total: $2.29G

The NYU 2031 Plan, among which the Zipper Building is the master piece, was at the core of multiple legal battles. In other words, if the Montrealer students complained about an albatross called the Pavilion of Wrath, then NYU students must have enough space in their different Pavilions of Wrath to fill an entire campus (about 560,000 square meters, although a campus having this much built space couldn’t serve 46,000 students, probably a third of that number at best).

 

CSE TALK et autres considérations/CSE TALK and other considerations

Comme tout doctorant étranger entrant à Minnesota en sciences et en génie non détenteur d’une bourse interne, et dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, j’ai eu à participer à CSE TALK, le camp d’entraînement facultaire (College of Science and Engineering Teaching and Language Kick-off au long). La partie en ligne est préalable à la partie en personne au mois d’août. À cause de la partie en personne, je n’avais pas vraiment envie d’avoir des corrections qui me pendent par-dessus la tête lorsque je serai là-bas; j’aurais les mêmes distractions que j’ai eu lors de la partie en ligne le cas échéant.

Je trouvais personnellement que la partie en ligne ne faisait mention à la correction que de manière très brève, au tout début, alors que pourtant, toute charge de TP (avec ou sans “heures de contact”, où les heures de contact sont les séances de TP) contient de la correction, principalement de devoirs et de rapports de laboratoire. Bon, bien sûr, sans connaître le contenu exact de la partie en personne du camp d’entraînement facultaire, je ne peux pas dire si on va réellement toucher à cet aspect de la vie d’un auxiliaire d’enseignement. Et je trouvais que le personnel enseignant était plus pointilleux sur la prononciation orale que les 1er-cycle que j’aurai.

Quand j’avais annoncé à cet expérimentateur de matière condensée qui m’avait conseillé d’appliquer à Minnesota que je fréquenterais, il disait que j’aimerais bien mon expérience doctorale. Par contre, comme il avait fréquenté Minnesota il y a de cela environ vingt ans, j’ai l’impression qu’il se base sur le Minnesota qu’il avait connu plus que sur le Minnesota d’aujourd’hui. Comme il disait, bien des choses avaient changé depuis qu’il en est sorti, au moins une pour le mieux: les étudiants de 1er cycle seront maintenant au même niveau que nous. Est-ce que le pavillon Tate que je serai appelé à vivre sera réellement mieux que son expérience du pavillon Tate reste à voir, mais le parc immobilier du département de physique contient maintenant le pavillon de physique et de nanotechnologie (PAN), avec temporairement tout ce qui se fait de matière condensée sur le campus qui s’y trouve.

Et Minnesota a pris de l’expansion en physique (avec maintenant 60 professeurs) dans les dernières années; il s’agit là d’une expansion qui va être appelé à continuer. Surtout que Wisconsin (17e) est en perte de vitesse physique alors que d’autres départements stagnent (comme UCSD, 21e) la fenêtre d’opportunité pour Minnesota d’entrer dans le top-20 est là. Monsieur Silva disait que Minnesota avait de la misère à recruter des étudiants d’un bon niveau depuis des années et des années (quand il fréquentait Minnesota), malgré la qualité de la recherche qui s’y fait et le coût de la vie relativement abordable à Minneapolis.

Les deux ingrédients qui sont demeurés très similaires qu’il pouvait reconnaître d’emblée était l’aspect humain de la fréquentation ainsi que la facilité avec laquelle on permettait aux étudiants de se faire exempter ou créditer des cours (tant que les réserves de notes suffisantes sont là). Une plainte majeure demeure: l’impossibilité de faire créditer des cours gradués suivis au premier cycle. Je suis certain qu’il y a des étudiants qui, bardés de cours gradués pris au bac, n’ont pas envie de les refaire et des professeurs qui, de leur côté, estiment que faire prendre trop de cours à des étudiants gruge un temps qui serait mieux investi en laboratoire. Ainsi, les étudiants montréalais avec maîtrise en poche passeraient de 40 crédits à ~20 crédits plutôt que 31 crédits de cours à faire.


As with any incoming international doctoral student at Minnesota in sciences and in engineering that does not hold an internal fellowship, and whose primary language isn’t English, I had to take part in CSE TALK, the college’s training camp (College of Science and Engineering Teaching and Language Kick-off in full). The online segment is a prerequisite to the in-person segment, held in August. Because of the in-person segment, I didn’t want to have committee edits hanging over my head while in Minneapolis; I would have the same distractions that I had in the online segment in that case.

I personally found that the online part only very briefly mentioned grading, at the very beginning, yet every teaching assistantship (with or without “contact hours”, where contact hours are lab or recitation sessions) contain grading, primarily homework sets and laboratory reports. Oh, of course, without knowing the exact content of the in-person component of the college’s training camp, I cannot say whether you can actually touch that aspect of a teaching assistant’s life. And I found that the teaching personnel was more nitpicky about the oral pronunciation than the undergraduates I will have.

When I announced to that condensed matter experimentalist that advised me to apply to Minnesota that I would attend, he told me that I would like that doctoral experience. However, as he attended Minnesota about twenty years ago, I have the impression that he is basing his opinion on the Minnesota he knew more than on today’s Minnesota. As he said, a lot of things has changed since he graduated, at least one for the better: the undergraduates are now at the same level as us. Will the Tate Laboratory that I will live actually be better than his experience of Tate Laboratory remains to be seen, but the real estate portfolio of the physics department now contains the Physics and Nanotechnology Building (PAN), with all condensed matter on campus temporarily being there.

And Minnesota expanded its physics department (now with 60 professors) in the past few years; it’s an expansion that will be expected to continue. Especially since Wisconsin (17th) is losing physical steam while other departments stagnate (such as UCSD, 21th) Minnesota’s window of opportunity to enter the top-20 is there. Mister Silva said that Minnesota had trouble to recruit students at a good level for years (when he himself attended Minnesota), despite the quality of the research being done there and the affordable cost of living in Minneapolis.

The two ingredients that remained very similar and that he could readily recognize were the human aspect of attendance as well as the ease with which students were allowed to get graduate courses waived or awarded as advanced standing (as long as the grades were high enough). A major complaint remains however: the impossibility to award advanced standing for graduate coursework taken as an undergraduate. I am certain that there are students who, loaded with graduate coursework in college, have no desire to retake them and that there are professors who feel that too much coursework takes up time that would be better invested in the lab. Thus Montrealer students with a masters in hand will go from 40 credits to ~20 credits rather than 31 credits left to take.

Le logement/Housing

Ce billet est le troisième billet de la série sur les procédures communes aux échanges de premier cycle et aux cycles supérieurs à l’étranger.

  1. Le visa étudiant
  2. Le budget
  3. Le logement
  4. Le billet d’avion
  5. Les bagages

Même si un échange d’une seule session devait être dans les cartes pour vos désirs d’études à l’étranger, vous aurez tout de même à vous trouver du logement, et c’est encore plus vrai aux cycles supérieurs. Par contre, si vous allez à Columbia, je vous conseille fortement d’utiliser la garantie résidentielle si vous y êtes éligibles (et, dans le contexte du Upper West Side new-yorkais les loyers sont relativement abordables). Si vous avez d’autres exemples de garanties résidentielles qui s’appliquent aux cycles supérieurs, faites-moi signe!

Certaines universités (Genève par exemple) vont vous être bien utiles pour trouver du logement, autant en résidence que hors-campus si le manque de places en résidence est criant, alors que d’autres laissent les étudiants à eux-mêmes. Et c’est très courant d’avoir des politiques de logement au premier cycle et une autre pour les cycles supérieurs. Par exemple, Vanderbilt oblige tout un chacun au premier cycle à dormir en résidence à moins de vivre chez ses parents à l’intérieur de Nashville même, mais les étudiants de cycles supérieurs doivent se loger hors-campus… Veuillez contacter des anciens d’une destination particulière pour en avoir le coeur net.

Par contre, il y a plusieurs précautions à prendre. Comme dans toute ville, si vous désirez une colocation pour diminuer les frais de loyer, il y a des vertes et des pas mûres. Et certains parmi vous désirez éviter certaines villes pour des raisons de coût de la vie. Erick Weinberg à Columbia avait prévenu les candidats doctorants en physique que le coût de la vie à New York était tellement élevé qu’y effectuer une quelconque immersion culturelle non-académique ou une quantité significative de tourisme requiert d’avoir des réserves financières à long terme.

Le même avertissement aurait probablement été émis à Tokyo, que ce soit par l’université de Tokyo, Keio, Waseda ou toute autre institution dans la capitale japonaise. (On se doute bien qu’il faut aimer les micro-logements) En passant, les universités japonaises sont assez libre-échangistes au niveau doctoral parce que le système japonais n’insiste que peu sur les étudiants locaux à poursuivre des études de cycles supérieurs, en partie à cause du marché du travail dans le secteur privé local qui préfère embaucher des bacheliers.

Finalement, les règles immobilières sont très différentes d’une juridiction à l’autre; si, au Québec, la majorité des baux pour du logement hors-campus commencent le 1er juillet (à un point tel que le 1er juillet y est appelé la Fête Nationale du Déménagement) et qu’il faut laisser 3 mois de préavis avant de résilier un bail, au Minnesota (je donne souvent le Minnesota comme exemple parce c’est ce que je connais le mieux en sol états-unien) le délai de résiliation est de 2 mois et les baux sont plus flexibles sur la date de début. Alors faites attention à la réglementation locale…

Il va sans dire que le loyer est un aspect essentiel, mais il faut aussi tenir compte de la distance à l’établissement. En Europe, bien souvent, les transports publics des grandes villes sont bons et relativement abordables alors profitez-en! Mais faites attention à vos budgets!


This post is the third post of a series on common procedures to undergraduate study abroad and graduate studies abroad.

  1. Student visa
  2. Budget
  3. Housing
  4. Airfare
  5. Baggage

Even if a semester-long exchange program were in the plans for your desires of studies abroad, you still have to find housing, and that’s even more true in graduate school. However, if you are planning on attending Columbia, I strongly advise you to use the residential guarantee if you are eligible (and, in the context of the Upper West Side of New York City, the rents are rather affordable). If you have additional examples of residential guarantees that apply to graduate studies, please let me know!

Certain universities (Geneva for example) will be very helpful to find housing, as much in residence as off-campus if the lack of residential space is glaring, while others leave students to fend for themselves. And it’s very common to have different housing policies for undergraduates and another one for graduate students. For example, Vanderbilt forces just about every undergraduate to live in residence unless one lives with his/her parents in Nashville itself, but graduate students must find a place off-campus… Please contact alumni of a particular destination to get to the bottom of the matter.

However, there are multiple precautions to take. As with any city, if you desire a roommate in an attempt to lower the rent, there are the good roomies and the chaff. And some of you would want to avoid some cities for cost-of-living reasons. Erick Weinberg at Columbia warned the prospective doctoral students in physics that the cost of living in New York City was so high that any attempt at making any level of non-academic cultural immersion whatsoever or a significant amount of tourism requires to have financial long-term reserves.

The same warning would probably have been issued in Tokyo, regardless of whether one talks about the University of Tokyo, Keio, Waseda or any other institution in the Japanese capital. (One should be a micro-housing buff) By the way, Japanese universities are rather free-trading at the doctoral level since the Japanese system places little emphasis on local students pursuing graduate study, in part because the local private-sector job market favors bachelors degrees over advanced degrees.

Finally, the real estate regulations are very different from a jurisdiction to another; if, in Quebec, the majority of leases begin on July 1 (to the point where July 1 is known in Quebec as the National Moving Day) and that three months of advance notice is required to terminate a lease, in Minnesota (I often talk about Minnesota as an example because this is what I know best about US rules and practices) the termination notice is two months and the leases are more flexible as far as the starting date is concerned. Therefore, pay attention to local rules…

It goes without saying that the rent is an essential aspect, but one should also take into account the distance to the school. In Europe, often, public transit in the major cities is good and rather affordable, so take advantage of it! But pay attention to your budgets!

La censure scientifique fédérale/Federal scientific censorship

J’avais régulièrement mentionné la politique scientifique civile du gouvernement fédéral comme la raison de pourquoi je serai appelé à fréquenter une université étrangère pour mon doctorat (Minnesota). Par le passé, je n’avais mentionné ça que de manière très brève sans détailler ou documenter quoi que ce soit. Avec deux sorties publiques en autant de jours, je suis un peu en retard pour écrire sur ce sujet.

La première sortie, effectuée par Steven Campana, un biologiste marin retraité du ministère des Pêcheries et Océans, révèle l’ampleur des problèmes de communication des scientifiques civils fédéraux: ils ne pouvaient même pas parler de comment déterminer l’âge des crevettes ou des homards et pourtant c’était une contribution qui pouvait aider à gérer les pêcheries… et c’est sans compter les budgets de voyage qui sont restreints, l’arbitrarité des permissions de communication et la capacité de recherche a diminué de manière drastique au point (selon lui) de non-retour.

La deuxième sortie, effectuée le lendemain par Katie Gibbs, confirme que le cas de monsieur Campana n’est pas isolé: 9 scientifiques fédéraux sur 10 sont victimes de musèlement. Et c’est sans compter sur la fermeture de bibliothèques scientifiques, de la région des lacs expérimentaux, des coupures en recherche fondamentale (14% depuis 2010 – ce chiffre a été mentionné par Gibbs lors de cette sortie et le chiffre en dollars constants de 2010 serait encore pire)…

Le parti libéral a Marc Garneau et, dans une moindre mesure, Stéphane Dion (bien qu’il ne s’entend pas tellement avec son frère Patrice, professeur d’agroalimentaire à l’université Laval, sur bien des dossiers, dans le dossier de la science civile, ils peuvent s’entendre), pour se porter garant du dossier scientifique civil. Quant aux Néo-Démocrates, on n’a pas tellement d’idée de qui peut se porter garant du dossier.

Voilà pourquoi mon vote ira à un ennemi des Conservateurs (indéterminé à ce stade-ci) cet automne. Et voilà tout ce que j’ai dénoncé lorsque j’ai écrit mes dernières lettres auprès de diverses instances (le bureau exécutif du CRSNG, mon député local, as well as Marc Garneau). J’estime que, en mentionnant mon départ vers Minnesota, les instances en question vont se rendre compte que l’exode des cerveaux, auquel je fais référence en tant que conséquence de ces politiques délétères dans toutes mes sorties relatives à la politique scientifique civile, est fondé sur quelque chose de concret.

Finalement, si vous sentez que la politique scientifique civile est un problème, je vous inviterais à voter contre les Conservateurs (localement, cela signifierait voter pour les néo-démocrates ou encore les libéraux ou, au Québec, pour les Bloquistes) cet automne. Et à écrire aux diverses instances (CRSNG, CNRC, vos députés locaux respectifs)…


 

I regularly mentioned the federal government’s civilian scientific policy as the reason of why I will attend a foreign university for my doctorate (Minnesota). In the past, I only briefly mentioned that without going into the details or documenting anything. With two public interventions in an equal number of days, I am a little late to write about this topic.

The first intervention, made by Steven Campana, a retired marine biologist from the Department of Fisheries and Oceans, reveals the magnitude of the civilian federal scientists’ communications problems: they couldn’t even talk about how to determine the age of shrimps or lobsters and it still was a contribution that could help manage fisheries… and that’s not counting restricted travel budgets, the arbitrariness of the communications clearances and, according to him, the research capacity that was diminished to the point of no return.

The second intervention, made the next day by Katie Gibbs, confirms that the case of Mr. Campana is not isolated: 9 federal scientists out of 10 are victim of muzzling. And there’s much much more to it: the closure of federal scientific libraries, the closure of the Experimental Lakes Region, basic research cuts (14% since 2010 – that number was mentioned by Gibbs in this intervention and the 2010-constant-dollars number is even worse)…

The Liberal Party has Marc Garneau and, to a lesser extent, Stéphane Dion (although he does not get along very well with his brother Patrice, an agrifood science at Laval University, on a large number of issues, in the civilian science issue, they can get along), to vouch for the civilian sciece issue. As for the New Democrats, we don’t have a clue as to who can take charge of the issue.

Hence why my vote will go to an enemy of the Conservatives (not determined at this stage) this fall. And this is all that I denounced when I wrote my last letters to various instances (NSERC’s executive office, my local MP, as well as Marc Garneau). I think that, by mentioning my departure for Minnesota, the instances in question will realize that brain drain, which I reference in every single intervention I make pertaining to civilian scientific policy, is based on something concrete.

Finally, if you feel that civilian scientific policy is a problem, I invite you to vote against the Conservatives (locally, it may mean voting for the Liberals or the New Democrats, or, in Quebec, for the Bloquists) this coming Fall. And to write to the concerned instances (NSERC, NRC, your respective local MPs)…

 

Étude de cas/Case study

Bien entendu, dernièrement, vous commencez à croire que je fais une obsession sur tout ce qui concerne les études à l’étranger, parce que je m’apprête à faire un PhD en cosmologie des particules à l’université du Minnesota. Je vous le préviens tout de suite, ce qui suit n’est pas généralisable à d’autres institutions et, selon le niveau de difficulté de votre institution et/ou de votre discipline, l’inverse peut également être vrai. À partir de maintenant, et pour le reste du billet, on parlera ici d’un étudiant inscrit à un programme de grade en physique à l’Université de Montréal.

Exhibit 1: L’étudiant de 1er cycle en échange à Toulouse a été obligé de prendre une session de plus pour terminer parce que le cours de thermodynamique toulousain n’était pas enseigné au même niveau que le cours de thermodynamique montréalais, entre autres. (D’autres plaintes semblables ont été émises à l’endroit d’autres destinations en Europe, comme l’Espagne, l’Italie, ainsi qu’à l’endroit de destinations en Amérique latine, comme le Chili)

Exhibit 2: L’étudiant français en cotutelle avec un département de chez lui pour sa maîtrise a dû suivre plusieurs cours en propédeutique, qui équivalait à une année de maîtrise française, juste pour être capable de suivre les cours gradués d’ici.

Exhibit 3: UIUC. Bien que l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) n’ait pas d’ententes d’échange avec qui que ce soit au Québec, et que son programme de premier cycle en physique fasse l’envie de beaucoup de départements de physique à travers les États-Unis, une base de comparaison peut être établie. Si une diplômée de UIUC avait plus de misère dans les mêmes cours gradués qu’un autre diplômé de McGill (phys-math double honors et donc comparable à tout ce qui se fait dans les 3 départements de physique francophones doctoraux au Québec) alors on peut, de manière naïve, prétendre que UIUC n’est pas du même niveau.

À ce jour, seules la Suisse et l’Allemagne ont réussi à échapper aux plaintes. Et c’est très facile de faire dérailler un plan d’études pour un bachelier si les équivalences ne sont pas reconnues. Le programme de double-maîtrise avec Toulouse-Sabatier est un plan censé pallier aux lacunes conventionnelles de la cotutelle française pour la maîtrise.

Conclusion: pour la plupart des destinations, l’étudiant au baccalauréat en physique, physique-math ou physique-info s’expose à un désavantage académique en allant en échange. C’est un vrai pensez-y-bien pour l’échange ou la maîtrise. Même si, d’ordinaire, j’invoque des raisons financières pour attendre au doctorat pour aller faire des études à l’étranger dans le contexte scientifique québécois, cette fois-ci, je suis obligé d’y ajouter des motifs académiques.

Or, certains départements américains, bien souvent des départements qui ne sont pas tout à fait au sommet, et qui sont susceptibles d’être fréquentés par des étudiants ayant eu des bonnes maîtrises, ont commencé à comprendre que ces mêmes étudiants étaient plus exigeants que les étudiants dépourvus de maîtrises. Certes, ils étaient plus susceptibles de pouvoir faire une transition rapide vers la recherche, mais ils arrivent là avec le désir de commencer la recherche rapidement, surtout dans la mesure qu’ils réussissaient bien dans les cours gradués. La plupart des étudiants avec une bonne maîtrise n’avaient pas tellement envie de refaire des cours qu’ils avaient bien réussi la première fois et qu’il n’y avait pas assez de nouvelle matière pour justifier de suivre un cours de nouveau.

Ils se sont mis à mettre un peu d’eau dans leur vin pour créditer des cours gradués, avec restrictions (UPenn ne peut pas faire créditer plus de huit cours, Columbia peut accorder jusqu’à deux sessions “en résidence”, et on sait bien que Columbia avait grand besoin d’améliorer l’expérience humaine de la fréquentation)… surtout que la concurrence est vive pour ces étudiants.


 

Of course, of late, you start to believe that I make an obsession over all things pertaining to study abroad in any shape or form, especially since I will do a PhD in theoretical particle cosmology at Minnesota. I warn you immediately, what follows is not generalizable to other institutions and, depending on the difficulty level of your institution and/or your discipline, the reverse may hold true. From now on, and for the rest of the post, we will talk about the case of a student enrolled in a physics degree program at the University of Montreal.

Exhibit 1: The undergraduate student in exchange in Toulouse was forced to stay in undergrad for an additional semester to finish because the thermodynamics course offered in Toulouse was not taught at the same level as the one offered in Montreal, among others. (Similar complaints were lodged towards other European destinations, such as Spain, Italy, as well as towards destinations in Latin America, like Chile)

Exhibit 2: The French student, co-supervised with a French physics department for his masters, had to take several make-up courses, which amounted to a year in a French masters, just to be able to be able to take the graduate courses in Montreal.

Exhibit 3: UIUC. Although the University of Illinois at Urbana-Champaign (UIUC) has no study abroad accords with anyone in Quebec, and that its undergraduate physics program is envied by many physics departments in the United States, a basis of comparison can be made. If an UIUC graduate had more trouble with the same graduate courses than another McGill graduate (phys-math joint honors and hence comparable to anything that the 3 doctoral French-language physics department in Quebec) therefore we can naïvely claim that UIUC is not of the same level.

To this day, only Switzerland and Germany could escape complaints. And it’s very easy to derail a study plan for an undergraduate if the coursework does not transfer. The dual-masters program with Toulouse-Sabatier is a plan supposed to address the conventional problems with French co-supervision at the masters level.

Conclusion: For most destinations, the physics, phys-math or phys-info undergraduate exposes him/herself to an academic disadvantage by going on a study abroad. So one has to think twice before embarking on an undergraduate study abroad or a masters abroad. Even though, ordinarily, I invoke financial reasons to wait for the doctorate to do study abroad in the Quebecer scientific context, this time, I have to add academic motives as well.

Even so, certain US physics departments, often departments that are not quite at the top, and that are nevertheless susceptible to be attended by students that had good masters, started realizing that these same students are more demanding than masters-free students. Granted, they were more likely to make a rapid transition to research, especially if they did well in graduate coursework. Most students with a good masters didn’t want to retake too many courses that they did well in the first time around and that there was not enough new material to justify to take it again.

They had to temper their stances regarding advanced standing, with restrictions (UPenn cannot award advanced standing for more than 8 courses, Columbia can grant up to two semesters “in residence” of advanced standing, and we know all too well that Columbia desperately needed to improve the human experience of attendance)… especially since there is a fierce competition for these students.

Le budget d’études à l’étranger/Study abroad budget

Le dernier billet faisait partie d’une série en cinq volets qui traitait de tous les facteurs procéduraux communs à un échange de premier cycle et des cycles supérieurs, c’est-à-dire le visa étudiant. Même si je ne devrais pas parler du logement de manière distincte du budget (après tout, c’est un poste important de dépenses dans tous les cas) pour être capable de limiter la taille du billet, je me devais de scinder le contenu en plusieurs billets.

  1. Le visa étudiant
  2. Le budget (le sujet du billet courant)
  3. Le logement
  4. Le billet d’avion
  5. Les bagages

La différence financière la plus significative entre un échange de premier cycle et un programme gradué de recherche est la source de revenus. Si vous allez à l’étranger poursuivre un programme gradué contenant des cours, il faut de plus rajouter les frais de scolarité de la destination en sus des dépenses qui suivent.

Il ne faut PAS oublier qu’on est là pour étudier. Oui, il est important d’avoir du budget pour d’autres affaires, comme des sorties, des excursions, des souvenirs mais il ne faut pas faire ça à l’excès. Parlant de souvenirs, il en faut bien quelques-uns comme preuves de visite! (quoique je me procure des vêtements à l’effigie d’une université que je visite de manière explicite et à plus forte raison pour des raisons académiques)

Figure 1: Preuve de visite de Minnesota

Figure 1a: Preuve de visite de Minnesota

Un gros avertissement de rigueur quel que soit le cycle: une manière très facile de dépasser les coûts est de faire des voyages à profusion (voire de manière systématique) à partir de la ville d’étude. Billets de train/d’avion, auberges de jeunesse/chambres d’hôtel, repas, excursions… les coûts peuvent facilement s’accumuler. Ainsi, si vous désirez aller en échange ou aux cycles supérieurs afin de voyager dans un tas de villes différentes, vous devrez rajouter des centaines de dollars (ou toute autre devise en vigueur chez vous) par destination supplémentaire. Les deux budgets qui suivent font l’hypothèse que l’étudiant ne fait que peu de voyages:

Exhibit 1: Échange de premier cycle d’une session en Espagne (Source: HEC Montréal)

  • Billet d’avion: 1 200$
  • Logement: 3 500$
  • Nourriture: 2 500$
  • Dépenses personnelles: 1 500$
  • Transports locaux: 500$
  • Fournitures scolaires: 500$
  • Assurances supplémentaires: 300$
  • Total: 10 000$

Hubert, un étudiant de 1er cycle qui avait fait un échange d’une session en Suisse, a fait 5 voyages à des destinations extérieures à la Suisse en sus de ce qui revient pratiquement à faire un tour de Suisse, avec un coût total de 12 000$. Par contre, Émilie, une autre dame en échange en Suisse pour une année complète, avec 9 billets d’avion, 35 villes visitées dans 10 pays différents, a dépensé un grand total de 20 000$ en date du 9 mai (en voyageuse systématique qu’elle est, elle en rajoute encore et sa facture totale va gonfler à chaque destination ajoutée)… encore une fois, il faut faire attention de ne pas sombrer dans les excès de voyage!

Pour les étudiants québécois, une bourse de mobilité de 750$/mois ou 1 000$/mois selon la destination permet d’éponger une partie des coûts. Par contre, cette bourse n’est pas utilisable pour des cycles supérieurs lorsqu’on parle de faire un programme complet à l’étranger. Pour ce qui est des prêts-et-bourses, le temps passé en échange est un temps considéré comme indépendant des parents.

Exhibit 2: Un PhD de physique à Michigan (le budget pré-propriété que j’avais fait)

Revenu: 2 371.38$/mois

Dépenses:

  • Nourriture et hygiène personnelle: 150-200$/mois
  • Téléphone/Internet: 100$/mois
  • Voiture: 200-300$/mois (prévoyez acheter une voiture d’occasion)
  • Loyer: 600-800$/mois (1 colocataire; peut être fort différent avec 0 ou plus de colocs – vous pouvez remplacer ce poste de dépenses par l’hypothèque, les taxes municipales et les assurances si vous avez envie d’accès à la propriété, en particulier à Detroit)
  • Services publics: 100-200$/mois (dépendant de si le bail requiert que les locataires paient pour les services publics ou non)
  • Livres: 1 000$ pour l’année

Très tentant, si le budget pour un échange en Espagne tient la route pour une année de doctorat en Allemagne (ce qui est vrai à Aachen, Heidelberg ou Göttingen), de faire des voyages à outrance quand on est inscrit au doctorat avec du financement à 65% TVL-13 (~23000 euros/an) encore plus quand on est en informatique ou au postdoc et qu’alors le financement est porté à 100% TVL-13 (~35000 euros/an)


The last post was part of a five-installment series that told about all the procedural factors that are common to both an undergraduate study abroad and graduate studies abroad, that is, the student visa. Even though I should not talk about housing in a distinct manner from budgeting (after all, it’s an important expenditure line item in both cases) to be able to limit the size of this post, I had to separate the contents in multiple posts.

  1. Student visa
  2. Budgeting (the topic of this current post)
  3. Housing
  4. Airfare
  5. Luggage

The most significant financial difference between an undergraduate study abroad and a graduate research program is the income source. If you go abroad to pursue a graduate program containing coursework, one should also add the tuition of the destination on top of the travel and living expenses that follow.

One must NOT forget that one is on study abroad to, well, study. Yes, it is important to budget for the fun stuff, like excursions, nights out, souvenirs but one must not do these things in excess. Speaking of souvenirs, some of them are necessary as proofs of visit! (although I myself buy school-themed apparel when I make an explicit visit at other universities and especially when said visit was made for academic reasons)

Figure 1: Preuve de visite de Minnesota

Figure 1b: Proof of visit from Minnesota

One major warning should be issued regardless of the cycle: one very easy way to find yourself in cost overruns is to travel profusely (and perhaps even systematically) from your study city. Train/plane tickets, hostels/hotel rooms, meals, excursions… the costs can very easily pile up and mount. Thus, if you want to engage in a study abroad or in graduate school abroad so that you want to travel to a whole bunch of different cities, you will have to tack on a few hundred additional dollars (or whatever currency is legal tender at home) for each supplemental destination. The budgets that follow make the hypothesis that the students only do limited travel during their stay abroad:

Exhibit 1: A semester-long study abroad in Spain (Source: HEC Montréal)

  • Airfare: 1 200$
  • Housing: $3,500
  • Food: $2,500
  • Personal expenditures: $1,500
  • Local transportation: $500
  • School supplies: $500
  • Additional insurance: $300
  • Total: $10,000

Hubert, an undergraduate student who made a semester-long study abroad in Switzerland, did five travels to destinations exterior to Switzerland on top of what practically amounted to a tour of Switzerland, at a total cost of $12,000. However, Émilie, another girl in a year-long study abroad in Switzerland, with 9 plane tickets, 35 cities visited in 10 different countries, spent a grand total of $20,000, postmarked May 9th (and, being a systematic traveler, she will add yet more cities and her total bill will increase with each added destination)… once again, one must be careful not to overindulge in travel!

For Quebecer students, a mobility scholarship of $750/month or $1,000/month depending on the destination can take care of part of the cost. However, a student that does an entire graduate program abroad is not eligible for the mobility scholarship. Regarding financial aid, time spent studying abroad is a time considered independent from parents.

Exhibit 2: A physics PhD at Michigan (the pre-ownership budget I made)

Revenues: $2,371.38/month

Expenditures:

  • Food and personal hygiene: $150-200/month
  • Telephone/Internet: $100/month
  • Car: $200-300/month
  • Rent: $600-800/month (1 roommate; can be quite different with 0 or more roommates – and you may replace it by mortgage, home insurance, property taxes once you own a place, for instance, in Detroit)
  • Utilities: $100-200/month (depends on whether the lease makes tenants pay for the utilities or not)
  • Books: $1,000 for the year

Very tempting, if the budget for study abroad in Spain also holds true for a year of a doctorate in Germany (which is true at Aachen, Heidelberg or Göttingen), to indulge in excessive travel when one is enrolled in a doctorate with funding at the 65% TVL-13 level (~23000 euros/year) and even more so when one is in computer science or at the postdoc level, where the funding reaches 100% TVL-13 (~35000 euros/year)

Le visa étudiant/Student visa

Une différence que j’ai oublié en ce qui a trait à ce choix d’échange vs. cycles supérieurs: si vous avez envie d’utiliser des études à l’étranger à des fins politiques (par exemple, pour utiliser l’établissement d’accueil à titre d’asile politique ou pour protester contre des politiques délétères en enseignement supérieur) vous DEVEZ effectuer la totalité du programme à l’étranger, sauf peut-être des conférences dans votre pays d’origine. Car le levier que vous avez est éliminé si vous allez en échange ou êtes en cotutelle.

Maintenant qu’on a passé au travers des différences entre un échange de premier cycle et des cycles supérieurs à l’étranger, ainsi que des similitudes en termes d’avantages et d’inconvénients personnels, je parlerai ici des similitudes procédurales. Il y a 5 objets très importants qui sont communs aux deux:

  • Le visa étudiant (l’objet du billet courant)
  • Le budget
  • Le logement
  • Le billet d’avion
  • Les bagages

Cependant je parlerai uniquement du cas des États-Unis pour ce qui est du visa étudiant parce que je vais fréquenter Minnesota (pour des raisons presque strictement politiques). J’avais même préparé un cadre financier au cas où je fréquenterais Michigan, où l’accès à la propriété trop facile pour être vrai aurait été le principal facteur qui m’aurait poussé à y aller à la place de Minnesota, plus que la distance à la maison. Ainsi, il y a trois étapes importantes après que vous avez décidé où vous irez:

Premièrement, ne demandez PAS de I-20 tant et aussi longtemps que vous n’avez pas pris de décision de fréquentation. N’oubliez pas qu’un I-20 est un document censé certifier votre capacité financière à faire des études, alors il vous faudra assembler les documents financiers (états de compte bancaire, par exemple, et, dans le cas d’échange de premier cycle, ceux de vos parents) pour remplir votre demande de I-20.

Dès que vous recevez votre I-20, vous pourrez alors vous inscrire au système SEVIS (Student Exchange and Visitor Identification System) et ainsi payer le premier versement de 200$US pour le visa étudiant (F-1). Par contre, si vous n’avez pas la citoyenneté canadienne, il vous faudra demander un visa F-1 et obtenir une entrevue à cette fin. Lorsque vous en obtenez une, veuillez amener avec vous les documents suivants:

  • Votre passeport (avec au moins 6 mois de validité à partir de votre date de début telle qu’indiquée sur votre I-20; je vous conseille de renouveler votre passeport si la période de validité résiduelle est inférieure à 6 mois à la date de début)
  • Votre I-20
  • Votre offre d’admission (au PhD, l’offre contient généralement les détails financiers)
  • Une photo couleur 2×2 pouces, datant d’au plus 6 mois
  • Votre lettre de rendez-vous originale + 1 copie
  • Les documents financiers utilisés pour demander votre I-20
  • La preuve de paiement du système SEVIS (I-901)
  • L’approbation de prêt étudiant (pas applicable au PhD)
  • Vos relevés de notes originaux
  • Les résultats aux tests utilisés pour l’admission

Ouf! Ça fait beaucoup de documents… Une fois votre rendez-vous pour le visa obtenu (et, pour l’obtenir, vous devrez payer le deuxième versement du visa étudiant, 160$US), préparez-vous à répondre à des questions (mais, si vous allez faire l’entièreté d’un programme aux É-U pour des raisons politiques, je vous conseille de ne pas parler des motifs politiques, même si ça peut être très tentant de le faire) couvrant l’une ou l’autre des cinq catégories:

  • Votre plan d’études
  • Votre choix d’institution
  • Votre capacité académique
  • Votre capacité financière
  • Votre plan à la sortie (le visa F-1 est techniquement accordé pour les gens qui n’ont pas l’intention de rester aux É-U à la fin de leurs études)

Le temps d’attente et de traitement est très variable; dans certaines villes le temps d’attente est assez long, dans d’autres villes c’est le temps de traitement qui est long. Veuillez vérifier au préalable avant de prendre rendez-vous (et donc de remplir le formulaire DS-160)… Faites attention aux particularités de votre destination; cela peut différer de ce qui précède (et donc du cas des États-Unis)!

P.S.: Les équivalences de cours sont communs aux deux mais la similitude n’est pas là à 100%; dans le cas d’un échange ou d’une cotutelle (maîtrise surtout), il faut valider les cours auprès de votre institution d’origine, dans le cas d’un programme entier, on cherchera plutôt à voir s’il y a des cours que vous pouvez vous faire créditer ou exempter (pas un problème si on parle d’un PhD en Europe dénué de cours).


A difference that I overlooked as far as having to choose between doing an undergraduate study abroad vs. grad school abroad: if you wish to use studies abroad for political reasons (for example, using the host institution as a political asylum or to protest against deleterious higher education policies) you MUST do the entirety of the program abroad, except maybe conferences in your home country. Because the leverage you have is eliminated is eliminated if you go on a student exchange or are under a co-supervision agreement.

Now that we have gone through the differences between undergraduate study abroad and graduate school abroad, as well as similarities in terms of personal advantages and drawbacks, here I will talk about procedural similarities. There are 5 highly important items that are common to both:

  • Student visa (this is the topic of the current post)
  • Budget
  • Housing
  • Plane ticket
  • Baggage

However, I will talk about the case of the United States for the student visa because I will attend Minnesota (for almost strictly political reasons). I even prepared a budget in the event I would attend Michigan, where access to property made too easy to be true would have been the primary factor that would push me to go there, rather than Minnesota, more so than distance to home. Therefore, there are three important steps to take after you decided where you will go:

First of all, do NOT ask for an I-20 as long as you don’t make an attendance decision. Don’t forget that an I-20 is a document that certifies your financial ability to study, thus you will have to assemble the required financial documents (bank account statements, for example, and, in the case of an undergraduate study abroad, your parents’ bank account statements) to fill out your I-20 application.

Once you will have received your I-20, you will be able to register into the SEVIS (Student Exchange and Visitor Identification System) system and thus pay the first installment of $US200 for the student visa (F-1). However, if you do not hold Canadian citizenship, you will have to ask for a F-1 visa, and take an appointment for a visa interview. When will you obtain an interview appointment, please bring with you the following documents:

  • Your passeport (with at least six months validity, counted from the date of your program’s beginning as indicated on your I-20; I advise you to renew your passport if the residual validity period is inferior to 6 months from the start date)
  • Your I-20
  • Your admission letter (for a PhD, the offer generally contains the financial details)
  • A 2×2 inch color photograph, at most 6 months old
  • Your original appointment letter + 1 copy
  • The financial documents used to apply for your I-20
  • The proof of payment of the SEVIS system (I-901)
  • Student loan approval letter (not applicable to a PhD)
  • Your original transcripts
  • The results to the tests used for admission

Oof! That’s a whole lot of documents… Once you have obtained your appointment for a visa (and, to obtain it, you will have to pay the second installment of your student visa, $US160), get ready to answer some questions (but, if you intend to enroll at an American school for the entirety of a program for political reasons, I advise you not to talk about your political motives, even though it can be very tempting to do so) covering one of the following five categories:

  • Your study plan
  • Your choice of an institution
  • Your academic capability
  • Your financial capability
  • Your post-graduation plan (the F-1 visa is technically granted to people who do not intend to stay in the US at the end of their studies)

The waiting time and the processing time is highly variable; in certain cities the waiting time is rather long, in other cities, the processing time is rather lenghty. Please check beforehand before taking an appointment (and thus fill out the DS-160 form)… Pay attention to the particularities of your destination; it may differ significantly from what preceded (and therefore from the United States case)!

P.S.: Course equivalencies are common to both but the similarity is not 100% there; in the case of an exchange or a co-supervision agreement (masters especially), one has to validate the courses with your institution of origin, in the case of an entire program, an institution would rather seek to see whether there are courses you can get advanced standing or waived (not a problem if one is talking about an European PhD devoid of coursework).

Plasma & phys-info

Hier soir, j’ai passé sur toute la gamme des émotions. Tantôt j’étais déçu que la décision finale ne soit pas prise demain dans le dossier de phys-info, tantôt j’estime que les gens de plasma sont tombés sur leurs têtes en proposant le programme suivant pour régler un problème à l’interne. Une chance que les gens à l’université Paul Sabatier, à Toulouse, ne sont pas au courant des véritables motivations montréalaises derrière ce projet bidiplômant en sciences et technologies des plasmas: une monnaie d’échange pour éliminer phys-info.

Projet de création-LITAP (en français seulement)

Un diplômé de ce programme aura 2 maîtrises pour le prix d’un seul mémoire: une maîtrise d’une université québécoise participante (Montréal, INRS) et une autre de l’université Paul Sabatier, auquel cas ce serait une bonne idée pour quelqu’un qui regrette de ne pas avoir fait un échange au premier cycle. Bien que ce projet semble desservir nos besoins de collaborations internationales, et que les étudiants puissent profiter de deux sources d’expertise pour le prix d’un, j’ai deux réserves à émettre.

  • La propédeutique, du côté des étudiants français. Il appert que la licence française ne va pas aussi loin dans la matière que le baccalauréat québécois; s’ils veulent être en mesure de suivre les cours gradués québécois dans le programme, ils auront de la propédeutique à faire avant d’y être fonctionnel.
  • L’aspect financier, autant du côté des étudiants québécois que des étudiants français. D’une part, on a 436 euros par mois pour 6 mois (qui est nettement insuffisante pour vivre avec à Toulouse sans voyager, et c’est très tentant de voyager pendant l’été) alors imaginez-vous la nécessité pour l’étudiant québécois d’obtenir la bourse de mobilité. D’autre part, on a la possibilité que les frais de scolarité des étudiants français pour la portion québécoise soient portés autour de ~9 000$ pour l’année au Québec, et vivre à Montréal avec 6 600$/an pour les dépenses de subsistance est impossible.

Je crois que, étant donné nos problèmes avec les étudiants gradués, et les problèmes engendrés par ce nouveau programme, ce programme de maîtrise serait un moindre mal entre ça et phys-info. Alors j’accepterais que ce programme soit implanté à la condition que le baccalauréat de physique-informatique soit éliminé. Se servir d’une nouvelle option dans un programme gradué comme monnaie d’échange pour éliminer un programme gênant de premier cycle me semblait, de prime abord, un peu bizarre, mais je n’oserais pas imaginer la tête de monsieur Leonelli lorsqu’il va entendre autant les profs de plasma que moi poser cette condition.


 

Last night, I went through the full range of emotions. I was at once disappointed that the final decision won’t be made tomorrow on the fate of phys-info, and that the plasma guys were crazy in suggesting the following program in an attempt to solve an internal problem. Luckily, the people at Paul Sabatier University, in Toulouse, are not aware of the real Montrealer motivations behind this dual-degree program in plasma science and technology: a trading chip to eliminate phys-info.

A graduate from this program will have 2 masters at the cost of a single thesis: a masters from a participating Quebec university (Montreal, INRS) and another one from Paul Sabatier, in which case it is a good idea for someone that regretted not going on a study abroad in undergrad. Although this project seems to address our needs for international collaborations, and that students will be able to take advantage of two expertise sources for the cost of one,  I have two reservations to make.

  • Preparatory coursework for French students. It appears that the Frehcn licence does not cover as much physical ground as the Quebecer bachelors; if they want to be able to take the Quebecer graduate courses in the program, they will have to complete preparatory coursework before they can be functional in a Quebec graduate classroom.
  • The financial aspect, for both French and Quebecer students. On one hand, one is paid 436 euros per month (which is grossly insufficient to live in Toulouse without traveling, and it’s very tempting to travel during the summer), then one can easily imagine that a Quebecer student would need to get the mobility grant. On the other hand, the possibility that French students’ tuition will be increased to ~$9,000 for the year in Quebec, and living in Montreal on $6,600 for a year of living expenses is impossible.

I believe that, given our problems with graduate students, and the problems engendered by this new program, this dual-masters degree program would be the lesser evil between this and phys-info. Thus I would accept that this program be implemented at the condition that the physics-computer science joint honors bachelors be eliminated. To use a new option in a graduate program as a trading chip to get rid of a cumbersome undergraduate program would, at first, seem a little weird, but I would not dare imagine Mr. Leonelli’s head when he will hear this condition coming from both the plasma professors and me.

Thèse douloureuse

Ayant peut-être précipité un peu mon geste vis-à-vis le dépôt initial de ma thèse (ou de mon mémoire, c’est selon), en me mettant de la marge de manoeuvre en ce qui a trait à tout mon calendrier jusqu’à la première semaine d’août, je pensais être capable de terminer la correction des défauts (qui se sont avérés être nombreux, en espérant que la deuxième version soit truffée de moins de défauts que la première) d’ici à la fin du mois… L’objectif était que je puisse m’installer à Minneapolis sans que j’aille des corrections trop importantes qui me pendent par-dessus la tête. Surtout que j’avais estimé la période de correction à environ 4-6 semaines, pendant lesquelles je travaillerais sur le faux vortex avec gravité (mais que je ne pourrai évidemment pas faire grand-chose dans ce laps de temps) afin de continuer un projet mis en suspens par mon superviseur.

Il disait que ce serait un horaire miraculeux, si je parvenais réellement à faire mon dépôt initial à la fin du mois; or, j’ai passé 3 jours et demi dans mon bureau (à coups de 10 heures chacune) pour tenir compte de tous les commentaires (mon superviseur n’ayant fourni de commentaires que jusqu’au chapitre “du modèle et de ses solutions”; les commentaires résiduels ont été fournis par mon successeur, qui a pourtant travaillé pendant 2 sessions sur le projet) et de toutes les coquilles en sus. Peut-être que j’ai été plus efficace qu’il ne l’avait escompté.

Une chance que mon superviseur désire que je fasse les grosses corrections avant que je fasse mon dépôt initial pour vrai. Lorsque cela se fera, de 3 copies papier j’aurai besoin, dans l’espoir de corrections mineures, auquel cas j’aurai 1000$CAN pour supplémenter les fonds de démarrage de 2500$US, plus potentiellement un autre 400$US pour le camp d’entraînement des auxiliaires d’enseignement que j’aurai de la part de Minnesota à moins que le 2500$US soit versé conditionnellement à la fréquentation du camp. Et une dernière copie pour le dépôt final.

Études à l’étranger: échange vs. cycles supérieurs/Study abroad: exchange vs. grad school

Je comprends qu’il y ait bien du monde qui se retrouvent à étudier dans des disciplines où des cycles supérieurs sont pratiquement nécessaires pour travailler dans la discipline. Veuillez m’excuser pour tout biais mais, si biais il y a, il est fort possible que ma discipline (après tout, je suis un physicien et, si la sous-discipline est importante, un cosmologiste des particules) en soit une cause majeure. Néanmoins, j’estime que la décision de partir en échange vs. faire des cycles supérieurs à l’étranger dépend des réalités disciplinaires et parfois même sous-disciplinaires. Ceci étant dit, il y a des bénéfices communs aux deux:

  • Le développement de la débrouillardise
  • L’avantage de la mobilité internationale sur le CV (un atout de plus en plus important!)
  • Avoir plusieurs points de vue sur votre discipline (vous pourriez alors vous inscrire à des cours ou avoir accès à des projets de recherche non disponibles à la maison)
  • Le développement d’amitiés différentes
  • La communication interculturelle
  • La capacité de faire des activités non disponibles à la maison
  • L’accès à des marchés du travail différents

Mais il y a aussi des inconvénients communs aux deux:

  • La barrière de la langue
  • La barrière bureaucratique
  • Être loin des gens qu’on a connus préalablement à la maison
  • L’adaptation à la destination
  • La logistique
  • Très facile d’être déçu par la vie non-académique
  • Très facile de succomber aux sirènes du tourisme

Par contre, il est des avantages et des inconvénients qui sont spécifiques à l’un et à l’autre.

Échange de premier cycle:

Pour:

  • Engagement plus court (une demi-année ou une année complète; contrastez ça avec des programmes gradués, où une maîtrise peut durer 2 ans, et un doctorat peut durer jusqu’à 7-8 ans)
  • Plus de liberté de voyage (la charge de travail n’est pas aussi importante qu’aux cycles supérieurs alors vous avez plus de temps pour des excursions de quelques jours)
  • Plus d’opportunités pour une immersion culturelle
  • Moins de vulnérabilité au mal du pays (principalement dû à l’engagement plus court)

Contre:

  • Très tentant de laisser ses études de côté pour faire du tourisme ou de l’immersion culturelle (encore plus dans les systèmes éducatifs où la fin de la session porte un poids démesuré; toutefois certaines disciplines peuvent exploiter ça à leur avantage)
  • Ça peut forcer un étudiant à prolonger ses études si c’est mal planifié (et surtout si les équivalences étrangères ne sont pas reconnues)
  • Le coût peut effectivement être assez élevé et, bien souvent, les dépenses de subsistance sont un poste de dépenses très important; de plus, travailler sur place n’est souvent possible qu’à conditions – ainsi les sources de revenus sont très volatiles
  • Les débouchés sont encore liés à votre institution d’origine, surtout si vous n’avez pas envie de poursuivre des études au-delà du baccalauréat (droit, professions de la santé)

À conseiller pour:

  • Les étudiants pour qui le voyage peut leur amener un apport académique significatif (études régionales, sciences humaines, relations internationales, pour ne nommer que ces domaines-là) auquel cas il faut choisir sa destination en fonction de ses intérêts académiques
  • Les étudiants dont leurs emplois de rêve nécessitent de démontrer de la mobilité internationale (ou, dans une moindre mesure, une bonne connaissance d’une langue/culture étrangère particulière) mais qui sont basés localement

À déconseiller pour:

  • Les étudiants qui désirent voyager tout en sachant qu’ils désirent, au bout du compte, faire carrière localement, surtout s’ils désirent pratiquer un métier où les barrières à la mobilité internationale sont importantes (droit, professions de la santé) sans égard au niveau de studiosité de ces étudiants
  • Les étudiants qui désirent profiter d’un échange pour faire tout sauf étudier alors qu’ils sont en échange (et peut-être qu’il faudrait remettre en question son choix de discipline ou même sa fréquentation de l’université)
  • Les étudiants dont leurs emplois futurs ne placent aucune emphase sur ni la connaissance de langues ou de cultures étrangères, ni la mobilité internationale

Cycles supérieurs à l’étranger:

Pour:

  • (Principalement PhD mais parfois applicable à la maîtrise aussi) Vous êtes payés pour apprendre à faire de la recherche alors vous pouvez stabiliser vos revenus une fois sur place; en fait, vous devez rejeter une offre doctorale non financée
  • Moins tentant de laisser ses études de côté pour faire du tourisme ou de l’immersion culturelle (votre charge de travail est généralement plus élevée et vos voyages sont davantage liés à vos activités académiques)
  • Si vous étudiez dans une discipline où le travail de terrain ou la proximité aux sources primaires est importante, alors ça peut être une bonne raison de le faire
  • Plus de fluidité professionnelle, pour peu que les débouchés de votre discipline ne requièrent pas d’adhésion à un ordre professionnel
  • Vous avez accès à des projets de recherche qui ne sont pas disponibles à la maison

Contre:

  • Engagement plus long (2 ans pour une maîtrise, 3-7 au doctorat, dépendant de la discipline et de la destination)
  • Plus de vulnérabilité au mal du pays (et, si vous rentrez à la maison, plus de vulnérabilité au choc culturel inverse) à cause de la longueur de l’engagement
  • Bien que vous soyez déjà vulnérable au contexte politique de la destination, vos études peuvent abruptement prendre fin si le contexte politique de la recherche se détériore lors de votre séjour
  • Plus difficile de rentrer à la maison pour travailler si les débouchés de votre domaine d’études sont régis par un ordre professionnel à votre lieu d’origine et/ou à votre destination
  • Une fois normalisé par la longueur des études, vous pouvez moins voyager ou faire une immersion culturelle (sauf dans certaines disciplines où l’immersion culturelle est importante, auquel cas vous pouvez quand même la faire car ça fait partie de vos études)

À conseiller pour:

  • Les étudiants pour qui le voyage peut leur amener un apport académique significatif (études régionales, sciences humaines, relations internationales, pour ne nommer que ces domaines-là) auquel cas il faut choisir sa destination en fonction de ses intérêts académiques
  • Les étudiants dont leurs emplois de rêve nécessitent de démontrer de la mobilité internationale (ou, dans une moindre mesure, une bonne connaissance d’une langue ou d’une culture étrangère particulière) et qui, de plus, sont basés à l’étranger
  • Les étudiants qui veulent se garder des options pour travailler autant à la maison qu’à l’étranger alors que leur emploi désiré requiert des études supérieures

À déconseiller pour:

  • Les étudiants qui désirent voyager tout en sachant qu’ils désirent, au bout du compte, faire carrière localement, sans égard au niveau de studiosité de ces étudiants ou du niveau de mobilité internationale requise
  • Les étudiants qui désirent profiter d’un échange pour faire tout sauf étudier alors qu’ils sont aux cycles supérieurs (et peut-être qu’il faudrait remettre en question son choix de discipline ou même son choix de faire des cycles supérieurs)
  • Les étudiants dont leurs disciplines permettent de travailler avec seulement un baccalauréat, peu importe le degré de mobilité internationale requise pour du travail dans leur domaine

Bien entendu, si vous pouvez vous permettre le luxe des deux (et c’est plus facile lorsque votre discipline garantit un plancher de financement pour des études supérieures de recherche) alors vous n’avez même plus à choisir. Cependant, je n’avais pas le luxe de faire les deux alors j’ai attendu au PhD pour aller étudier à l’étranger, et ce n’est pas tout le monde qui a ce luxe-là.


I understand that many people end up majoring in disciplines where graduate studies are all but necessary to get a job in said discipline. Please excuse me for any bias but, if bias there is, it’s highly likely that my discipline (after all, I am a physicist and, if the subfield is important, a particle cosmologist) is a major cause of that. Nevertheless, I think that the decision to go on an undergraduate study abroad vs. graduate school abroad depend on the field-specific realities and sometimes even subfield-specific. That said, there are common benefits to both:

  • Development of autonomy
  • The advantage of international mobility on the CV (an increasingly important asset!)
  • Having multiple vantage point on your field (you may then enroll in classes or conduct research projects not available at home)
  • Development of different friendships
  • Intercultural communication
  • The ability of doing activities not available at home
  • Access to different job markets

But they also share common drawbacks:

  • Language barrier
  • Bureaucratic barrier
  • Being far from the people you knew at home beforehand
  • Adaptation to the destination
  • Logistics
  • Very easy to be disappointed by the non-academic life
  • Very easy to succumb to the sirens of tourism

However, there are pros and cons specific to each option.

Undergraduate study abroad:

Pros:

  • Shorter commitment (half-year or full year; contrast this with graduate programs, where a masters can last two years, and a PhD can last upwards of 7-8 years)
  • More travel freedom (the workload is not as high as in graduate school, therefore you have more time for short road trips)
  • More opportunities for cultural immersion
  • Less vulnerability to homesickness (mainly because of the shorter commitment)

Cons:

  • Very tempting to put academics on the backburner to do tourism or cultural immersion (even more true in educational systems where the end of the semester carries disproportionate weight; however, some fields can exploit this to their advantage)
  • It can force a student to prolong studies if it is poorly planned (and especially if some study abroad credits do not transfer)
  • The cost can effectively be rather high and, often, the living expenses are a very important expenditure sector; in addition, working there is often possible only if certain conditions are met – thus revenue sources are very volatile
  • The job opportunities are still bound to your institution of origin, especially if you do not want to pursue studies beyond college (or want to practice law or a healthcare profession)

Advised for:

  • Students for whom travel can bring them a significant academic addition (regional studies, social sciences, international relations, to name a few) in which case one should choose a destination with academic interests in mind
  • Students whose dream jobs require international mobility (or, to a lesser extent, a good knowledge of a particular foreign language/culture) but that are locally-based

Not advised for:

  • Students that desire to travel while knowing that they desire to have a local career, especially if they wish to practice a profession where barriers to international mobility are important (law, healthcare professions) regardless of these students’ studiosity level
  • Students who want to do anything but study while they are in a study abroad (and they should bring into question their choice of a major or even their undergraduate attendance!)
  • Students whose future jobs place no emphasis on neither the knowledge of foreign languages/cultures, nor international mobility

Graduate school abroad:

Pros:

  • (Primarily PhD but sometimes applicable to masters as well) You are paid to learn how to conduct research, so that you can stabilize your income once there; in fact, you should reject an unfunded doctoral offer
  • Less tempting to put academics aside to engage in tourism or cultural immersion (in graduate school, your workload is generally higher than in undergrad and your travels are bound to your academic activities more)
  • If access to primary sources or to fieldwork is important in your field, access to either is a good reason to do graduate study abroad
  • More professional fluidity, as long as job opportinities in your field do not require adhering to a professional order
  • You have access to research projects that are not available at home

Cons:

  • Longer commitment (2 years for a masters, 3-7 years for a doctorate, depending on the discipline and on the destination)
  • More vulnerability to homesickness (and, if you return home, more vulnerability to reverse cultural shock) because of the length of the commitment
  • Although you already are vulnerable to the political context at the destination, your studies may abruptly end if the political context of research deteriorates at any point during your stay
  • Harder to return home for work if the job opportunities at your origination point or at your destination are regulated by a professional order
  • Once normalized over the duration of your studies, you will be less able to travel or to do a cultural immersion (except in certain disciplines where cultural immersion is important, in which case you may still do it because it is part of your studies)

Advised for:

  • Students for whom travel can bring them a significant academic addition (regional studies, social sciences, international relations, to name a few) in which case one should choose a destination with academic interests in mind
  • Students whose dream jobs require international mobility (or, to a lesser extent, a good knowledge of a particular foreign language/culture) and are based abroad
  • Students who wish to keep options open for working both at home and abroad while their desired jobs requires graduate study

Not advised for:

  • Students that desire to travel while knowing that they desire to have a local career, regardless of these students’ studiosity level or the level of international mobility required by their job
  • Students who want to do anything but study while they are in graduate school abroad (and they should bring into question their choice of a major or even their graduate school attendance!)
  • Students whose disciplines enable them to work with only a bachelors, regardless of the level of international mobility required by jobs their field

Of course, if you can afford to do both (and it’s easier when your field guarantees funding for research-based graduate study), you don’t have to choose anymore. However, I did not have that luxury; therefore I had to wait until my PhD to study abroad, and not everyone has that luxury.