Choisir un échange étudiant vs. un programme gradué à l’étranger/Choosing a study abroad vs. a graduate program abroad

Encore une fois, je vois beaucoup trop de monde qui sont tentés de choisir un programme de cycles supérieurs à l’étranger comme ils se magasineraient un échange étudiant. Je demeure convaincu qu’il existe des différences fondamentales entre le choix d’un échange étudiant vs. le choix d’un programme gradué à l’étranger.

1. Les débouchés à la destination. Lors d’un échange étudiant de 1er cycle, vous obtiendrez tout de même un diplôme de votre institution d’origine auquel cas les débouchés à la destination ne font pas nécessairement partie de vos soucis primaires. Par contre, cela devient une nécessité lorsqu’on parle de programmes gradués; il devient alors fort possible que votre emploi à la sortie soit à la destination plutôt qu’à votre lieu d’origine, et en particulier si on parle de droit, de MBA (dans ces cas-là, le prestige disciplinaire influence souvent vos débouchés à la destination) ou de professions de la santé.

2. L’offre académique. Bien des gens effectuent un échange étudiant de 1er cycle avec l’idée de voir du pays ou d’effectuer du tourisme (plus de précisions plus loin) plus que pour de réelles raisons académiques, surtout qu’une offre adéquate de cours suffit pour que l’institution d’origine fasse l’approbation de votre échange, pour peu qu’on ait la maîtrise de la langue, les notes et le budget. Par contre, dans l’optique que, de votre programme gradué, dépend les débouchés à la sortie, cela devient important de considérer aussi l’aspect académique de l’opération. Dans les programmes gradués de recherche (MA, MSc, MScA, PhD) il va sans dire que le sujet de recherche est le principal facteur limitant. Dans un échange étudiant, votre engagement est moins long, auquel cas vous pouvez plus facilement utiliser la ville ou le voyage pour soutenir le rythme d’un programme désagréable en classe. Toutefois, dans une programme gradué, le programme dure plus longtemps, alors le voyage peut s’avérer être un enfer si on n’aime pas ce qu’on fait.

3. Le tourisme (et autres considérations municipales). Comme mentionné précédemment, certains étudiants peuvent choisir de faire des échanges (je vois beaucoup ça de la part des gens qui font des échanges en Europe) pour voyager un peu partout pendant la session durant. Je n’ai rien contre les humanités ou les sciences humaines en tant que disciplines, mais c’est surtout en échange que leur surnom de sciences-vacances a été gagné, où les étudiants dans ces disciplines tendaient à voyager systématiquement pendant les fins de semaine. Par contre, aux cycles supérieurs, et en particulier au PhD, vos voyages seront principalement dictés par vos activités académiques; conséquemment votre capacité à voyager ou à faire du tourisme sera plus limitée.

Par exemple: le département de physique à Columbia peut vous apparaître attrayant parce qu’il y a un tas de choses à faire à New York (beaucoup plus qu’à Ithaca, si vous deviez choisir entre Cornell et Columbia par exemple), mais dans le cas particulier de Columbia, bien des étudiants qui ont fait ce choix-là pour des raisons “touristiques” ont déchanté assez rapidement à cause du coût de la vie à New York et de la charge de travail du programme (Erick Weinberg m’avait prévenu à cette fin), alors le coût de la vie (vs votre budget) devient rapidement un facteur décisionnel. Personnellement je savais déjà en partant que j’aurais peu de temps pour du tourisme, quel que soit le programme PhD que je choisirais, mais que, à Columbia, Minnesota ou toute autre université que j’aurais ultimement fréquenté, j’aurais chéri toute occasion d’en faire.

4. L’immersion culturelle et linguistique. Encore une fois, beaucoup d’étudiants choisissent leur destination d’échange en fonction non seulement du tourisme mais de leur capacité à apprendre une langue ou à faire une immersion culturelle, auquel cas un degré de dépaysement minimal est nécessaire. Par contre, aux cycles supérieurs, votre charge de travail peut fort bien s’avérer être assez lourde pour vous en empêcher, sauf exceptions. À moins de faire un programme gradué où l’apprentissage d’une langue particulière (par exemple l’allemand en études allemandes, en histoire médiévale ou en histoire de la musique) fait partie intégrante de votre formation ou encore dans un programme où l’immersion culturelle est importante (sociologie, anthropologie par exemple), les considérations culturelles et linguistiques sont moins importantes, mais pas totalement sans importance. Si votre offre est financée à coups de charges de TP, il vaut mieux maîtriser la langue du pays d’accueil dès votre arrivée…


Once again, I am seeing way too many people that are tempted to choose a graduate program abroad as they would an undergraduate study abroad. I remain convinced that there are fundamental differences between the choice of a graduate program abroad vs. that of a study abroad program.

1. Job opportunities at the destination. In an undergraduate study abroad, you’ll still obtain a diploma from your institution of origin, in which case the job conditions at your destination are not necessarily among your primary considerations. However, it becomes a necessity when one is talking about graduate programs; it becomes highly likely that your job out of graduate school is at your destination rather than at your origination point and for law and MBA in particular (in these cases, program prestige often influences what jobs you can get out of school) or healthcare professions.

2. Academic offerings. Many people undertake an undergraduate study abroad with the idea of seeing the world or doing tourism (more on that later) more than for actual academic reasons, especially since adequate course offerings usually suffice for your home institution to approve your study abroad, as long as you can show mastery of the local language, have sufficiently good grades and can afford it. However, since what jobs you’ll get out of graduate school depend on the program itself, it becomes important to also consider the academic aspects of the operation. In research graduate programs (MA, MSc, MScA, PhD) it goes without saying that the research topic is the primary limiting factor. In a study abroad, your commitment is shorter, in which case you can more easily use the city or the travels to sustain the rhythm of an unpleasant program in the classroom. However, in graduate school, the program lasts longer, hence the trip may prove to be hellish if you do not like what you do.

3. Tourism (and other municipal considerations). As mentioned earlier, certain students may choose to go on study abroad (I see that a lot from students who go to Europe for study abroad) to travel about during an entire semester. I have nothing against humanities or social sciences as academic disciplines, but it’s mostly on study abroad that their nicknames of vacation sciences (French: sciences-vacances) were earned, whereby students in these disciplines tended to travel systematically during weekends. However, in graduate school, and especially in a PhD, your travels will be primarily dictated by your academic activities; consequently, your ability to travel or to do tourism is more limited.

For example: the physics department at Columbia may look attractive to you because there are lots of things to do in New York City (a lot more than in Ithaca, if you had to choose between Cornell and Columbia for example), but for Columbia in particular, most students that chose to attend Columbia for “touristic” reasons became disillusioned quite rapidly because of the high cost of living in New York City and the program’s workload (Erick Weinberg issued a warning to this end), thus the cost of living (vs. your budget) quickly becomes a decisional factor. I knew from the onset that I would have little time for tourism, regardless of what PhD program I would choose, but, at Columbia, Minnesota or any other school that I would ultimately attend, I would cherish what time I would have to do tourism.

4. Linguistic and cultural immersion. Once again, a lot of students seem to choose their exchange destination not only based on tourism but also based on their ability to learn a language or to do cultural immersion, in which case a minimal degree of scenery change is necessary. However, in graduate school, your workload may well prove to be heavy enough to prevent you, exceptions pending. Unless one undertakes a graduate program abroad where learning a particular language is a central component of your training (for instance German in German studies, medieval history or music history) or a program where cultural immersion is important (sociology, anthropology, among others), lingustic and cultural concerns are less important, but not totally irrelevant. If your offer is funded through TA, one should master the language of the new country at one’s arrival…

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