Les étudiants français et les thèses québécoises

Bien qu’en général, la plupart des étudiants français (et, par extension, francophones suisses et belges) désireux d’obtenir un doctorat semblent rester en Europe pour le faire, car la durée de l’engagement est généralement plus court, il arrive parfois que certains étudiants aient des malaises à l’endroit des écoles doctorales européennes. Je peux comprendre le malaise de certains, et on va prendre le cas français comme exemple (merci Charlotte Armand). Il existe des différences significatives entre pays européens mais la description qui suit ne fera pas de compte exhaustif:

1. La règle des 35 heures. Le malaise numéro 1 auquel autant superviseur que doctorant (et étudiant de 2e année de maîtrise aussi; j’ai horreur du terme master pour désigner les maîtrises françaises) doit faire face. De plus, comme le rythme de travail en recherche est, en général, hautement variable, un étudiant qui fait régulièrement des semaines de travail à 50-60 heures par semaine va devoir récupérer ces heures supplémentaires en vacances par la suite. Un expérimentateur peut plus facilement étaler les vacances dans le temps (il peut tirer parti des bris d’équipement) qu’un théoricien; bien souvent, un théoricien qui, sans tout le temps faire des semaines de 50-60 heures, le fait surtout au début d’une année telle que définie dans le contrat doctoral, va souvent avoir des mois de vacances à la fin s’il ne tire pas parti des conférences pour le faire.

Par contre je dois avouer qu’un flou majeur subsiste par rapport aux clauses du télétravail et que mes informations sont incomplètes; si vous avez plus d’information relatives au télétravail (la plupart du temps, cela signifie travailler à partir du domicile) faites-moi en signe.

2. La qualité de la supervision. Comme autant les profs que les étudiants de cycles supérieurs sont assujettis à cette règle des 35 heures, l’encadrement peut rapidement devenir inadéquat à mesure qu’ils prennent des étudiants supplémentaires, d’autant plus qu’on a affaire à des superviseurs véreux qui prennent des étudiants de maîtrise et de doctorat afin de toucher une prime à la supervision (une chance qu’ils ne sont pas nombreux). Bien entendu il y a des vertes et des pas mûres un peu partout dans le monde, mais la probabilité d’avoir un superviseur négligent est plus élevée parce qu’on voit bien qu’un prof d’université doit quand même donner des cours, faire partie de comités départementaux, et donc peut passer moins de temps avec chaque étudiant, et ce, peu importe les autres qualités humaines qu’un superviseur peut avoir. Or c’est au début que le thésard a le plus besoin du superviseur; il est donc plus facile de manquer son coup à cause d’un superviseur négligent.

3. Les planchers de financement. Il va de soi que les villes françaises ont des coûts de vie hautement variables. Un PhD à Paris-VI à 1685 euros par mois ne vous donnera pas le même train de vie qu’un PhD à Toulouse-Sabatier, également à 1685 euros par mois. Même en tenant compte que le fisc français est plus gourmand envers les doctorants que le fisc québécois, et que les étudiants français paient les mêmes frais de scolarité que les étudiants québécois aux cycles supérieurs, 1500$/mois rapporte à peu près autant à Montréal, en termes de train de vie, que 1685 euros/mois à Toulouse.

Alors, pour ce qui est de la vie hors de la recherche dans les programmes PhD européens, vendu comme avantage auprès des étudiants québécois qui rêvent d’études à l’étranger (vs. les universités américaines), on repassera: elle sera très limitée et le budget sera le facteur limitant principal. Les pays germanophones paient peut-être un peu plus (RWTH Aachen va payer autour de 2300 euros/mois brut, si c’est un poste dit à 65% TV-L 13, Vienne 3100 euros/mois) mais le fisc va être assez gourmand à ce niveau de salaire: il faut compter environ 30% de taux de taxation. Et le coût de la vie dans ces villes est assez semblable à ce qui prévaut à Philadelphie…

4. La durée du programme. Les contrats doctoraux sont souvent signés pour 3 ou 4 ans; or, bien souvent, si on travaille sur un projet expérimental ou observationnel, on se rend compte que des problèmes avec les données expérimentales/observationnelles ou l’équipement peuvent occasionner des délais importants, et c’est très restrictif, d’autant plus que ça prend souvent deux ans de formation pour être productif en recherche; bien des étudiants ouest-européens auraient aimé avoir plus de temps pour terminer le projet de manière satisfaisante, ou à tout le moins du financement pour le faire, car un contrat doctoral qui vient à échéance peut, selon le pays, signifier que vous deviez faire votre dépôt initial et votre soutenance sous peu ou que votre financement vienne à échéance.


Ceci étant dit, même si on fait abstraction des causes du malaise que certains étudiants français peuvent éprouver par rapport aux programmes de doctorat à la maison, j’avais donné quelques conseils pratiques à madame Armand. Elle dit vouloir faire un doctorat en physique de la matière condensée, et elle avait même une idée de ce qu’elle veut dans un projet doctoral: de la nanoscience. Or les professeurs québécois ont souvent tendance, du moment que ceux-ci ont le moindrement la cote auprès des étudiants locaux, à prendre des étudiants locaux d’abord à moins d’être en co-tutelle avec un prof dans leur pays d’origine.

Pour cette raison je lui avais conseillé de ne pas mettre tous ses oeufs dans le panier montréalais. Si elle croit réellement pouvoir faire le poids face à des étudiants locaux, alors on peut facilement s’imaginer qu’elle ait des notes dans la moitié supérieure de la mention bien (c’est-à-dire 15/20 en montant) autant à la licence et la maîtrise. Si elle désire aller à l’Université de Montréal pour son doctorat parce qu’elle éprouve réellement des malaises envers les doctorats européens, alors elle devrait au moins considérer les suggestions suivantes (malgré les démarches supplémentaires que ça occasionne) en ordre décroissant de réputation en nanosciences, surtout si elle a connu une bonne fin de maîtrise:

  • Maryland
  • Rice
  • Minnesota
  • Northwestern

Bien que, dans les cas de Maryland et de Minnesota, il y ait plusieurs campus, l’usage courant américain est que, lorsqu’une université multi-campus est désignée sans qu’il y ait un suffixe de campus, le campus principal est sous-entendu, College Park (en banlieue intérieure de Washington DC) et Twin Cities respectivement. Ainsi j’estime qu’elle aurait une meilleure chance à même Minnesota qu’à Montréal, Northwestern et Rice seraient du même niveau et Maryland serait plus difficile. Si moi, avec un 3.7-3.8 québécois et un 910 sur le GRE de physique, je peux aller à Minnesota pour faire de la cosmo des particules, alors une demoiselle française à 15-16/20 peut aller à Minnesota pour faire de la nanoscience expérimentale avec les mêmes provisions.

Si elle a eu des cours gradués à 15/20 et mieux (c’est la meilleure estimation que j’ai de ce qui vaut un A- nord-américain sur le système français de 20) et qui sont réellement équivalents à des cours gradués donnés à Minnesota, elle pourra se les faire créditer. De plus, comme elle était avec moi dans le cours de relativité générale alors qu’elle a passé sa première année de maîtrise en physique à Montréal, et qu’elle ait eu A- au minimum, il n’y a aucune raison pour elle de ne pas se faire créditer le cours s’il appert que Minnesota est sa décision finale.

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Le Pavillon de la Colère, 2e partie

Le Pavillon de la ColèreDésolé du retard dans l’écriture de ce nouveau billet relatif au Pavillon de la Colère, mais le peu d’information que j’ai en ma possession en ce qui a trait aux nouveaux développements dans le dossier est tel que les responsables du projet ont présenté un nouveau plan: 275 mètres carrés au fond d’un puits de lumière, à partager en quatre parties, séparés par une cloison cruciforme. Et le comptoir de chaque café étudiant concerné sera recouvert d’une résille.

Il reste encore à finaliser les dernières dispositions, comme l’insonorisation, la résille ainsi que la disposition mais maintenant que les lignes directrices des cafés étudiants sont fixées, on espère que les 3 autres départements vont statuer sur ce plan. Par contre, silence radio pour les autres doléances.

Phys-info erratum

Maintenant je suis obligé de me raviser en ce qui a trait à la position du département d’informatique au sujet de phys-info. J’avais précédemment écrit que le département d’informatique voulait ardemment se débarrasser de phys-info; il appert que, dans le meilleur des cas, je reprenais des déclarations faites en cachette, qui n’étaient pas endossées par qui que ce soit. Car il appert que, dans les faits, les gens dans le département d’informatique sont presque totalement indifférents au sort de phys-info.

Néanmoins, le département d’info fait réellement face à des enjeux devant lesquels phys-info ne représente que peu de chose. Et, comme les étudiants ont appuyé le plan de sauvetage à majorité manifeste (j’étais encore de ceux qui voulaient s’en départir, tout comme madame Larrondo du côté des profs) le département de physique a bon espoir que, si les profs de physique décident d’adopter ce plan de sauvetage énoncé dans un billet précédent, le département d’informatique pourrait encore laisser une chance au coureur.

Seul l’avenir nous dira si phys-info pourra réellement atteindre la taille de phys-math ou de math-info (environ 10-20 nouveaux étudiants par année) avec le plan de sauvetage… et, si les inscriptions stagnent au même niveau qu’actuellement (3-5 nouveaux inscrits) là pourrons-nous considérer l’élimination du programme par après.


Now I am forced to retract myself as far as the position of the computer science department towards phys-info is concerned. I previously wrote that the computer science department ardently wanted to get rid of phys-info; it appears that, in the best case, I reprised declarations made in hiding, which were not endorsed by anyone. Because it appears that, in fact, most faculty in the computer science department were almost totally indifferent to the fate of phys-info.

Nevertheless, the computer science department really faces issues in front of which phys-info is but of little concern. And, since the students supported the salvage plan with a large supermajority (I was still among those who wanted to dispose of it, as was Mrs. Larrondo on the professors’ side) the physics department has high hopes that, if the physics professors decide to adopt the salvage plan evoked in a previous post, the computer science department may be willing to take a chance.

Only the future will tell whether phys-info will really reach the size of phys-math or math-info (about 10-20 new students a year) with the salvage plan… and, if enrollment stagnates to the current level (3-5 new students a year) then will we consider the elimination of phys-info afterward.


 

Pro-phys-info connus:

  • Antoine Darveau-Bernier
  • Étienne Lanteigne-Hurtubise
  • Richard Leonelli
  • Pierre Bastien
  • Jonathan Belletête
  • Daniel Nadeau
  • Jonathan Desroches
  • Paul Charbonneau

Anti-phys-info connus:

  • Yves Lépine
  • Claude Leroy
  • Julie Larrondo
  • Viktor Zacek
  • Yvan Ung
  • Manu Paranjape
  • Nicole St-Louis
  • Luc Stafford
  • Gilles Fontaine
  • René Doyon

Indécis connus:

  • Jean-François Arguin
  • Richard MacKenzie
  • Carlos Silva
  • Andrea Bianchi
  • David Lafrenière
  • Laurent Lewis
  • Pierre Bergeron
  • Normand Mousseau

Les positions des autres membres de l’assemblée départementale ne sont pas connues à ce stade-ci.

WUSTL, the waitlist and political issues

Even though I have already committed to Minnesota, I feel like I still have to carry what outstanding waitlists I may have through to the end, one of which being Washington University in St. Louis. In the current political context, I thought it made sense for me to ask about the demographics of the applicant pool, if only to detect whether anyone else had the same idea as I to leave Canada entirely for their PhD because of political issues. WUSTL’s answer to my demographics inquiry is based on only one year of data, which is the following:

I do not know about our current graduate students but you are the only Canadian that applied this year.

For this reason, I feel that not only I have to make my country proud (or ashamed) in front of WUSTL, but my very application betrays to WUSTL the whole purpose of why I would undertake a physics PhD in the US in the first place, that is, political motives. Now I know that the destinations used for graduate study abroad as a political move are highly dependent on the student’s strength. Because I see the impact as a function of the destination’s prestige (correct me if I’m wrong but I think it best correlates to in-field prestige, given the grievances expressed vis-à-vis fundamental research policy) as primarily a Gaussian to which you add a parabola, one should definitely target different schools (assume here that the student has no criminal record and has a desire to go to US schools for a physics PhD) and, for this reasons, the students most likely to make such a move are either students who can barely qualify for a graduate program or students who are on the cusp of landing a PGS M/D, or equivalent (a.k.a near-PGS M/D students).

  • Examples of schools targetable by barely-qualified students: TCU, SMU, CUA (they are religious schools) Akron, Toledo (for something more secular); in short, the bottom of the barrel
  • Examples of schools targetable by near-PGS M/D students: schools in the 11-40 range (students that can get into top-10 schools are usually PGS M/D-caliber)

Sure, in the current context, if you are a near-PGS M/D physics student and plan on attending any of the following 15 (UCSB is a top-10 school but it is almost impossible to attend UCSB as an international) schools as a Canadian student, your move may hold more weight but it will also be easier for you to sweep the whole political aspect of your attendance under the carpet: Harvard, Princeton, MIT, Caltech, Stanford, Berkeley, UCSB, UChicago, Cornell, UIUC (for condensed matter), Columbia, Yale (for HEP-EX), Michigan, UCLA and UPenn.

But attending even Minnesota, NWU, Washington or Carnegie Mellon, let alone WUSTL or Notre Dame, would scream that you’re really there for political reasons in the current context, since the latest estimates place the best 5 Canadian physics departments (Toronto, McGill, UBC, Waterloo, Montreal, in any order) in the ~15-20 range in the US, even though Minnesota and CMU would still be perfectly fine if it was only about the physics. Borderline students can’t hide behind the prestige of their destination, unlike near-PGS M/D students, if they attempt to pull it off so they have to be comfortable with the fact that they are really making a political move.

Addendum: I got my rejection from WUSTL, as well as another one from Carnegie Mellon on April 15…

L’ultime tentative de sauvetage de phys-info/Phys-info’s ultimate salvage attempt

Lorsque les négociations visant le contingentement des programmes de premier cycle à l’Université de Montréal se sont conclues le 15 janvier, l’impression que le département d’informatique me donnait alors est que physique-info devait passer au couperet, surtout que physique-info est au sommet de la liste de programmes susceptibles d’être éliminés. Or, dans les mois qui ont suivi cette date, le département de physique a travaillé dans le secret le plus total afin de planifier un sauvetage du programme. Personnellement, j’estime que le département de physique n’a qu’une seule chance de sauver le programme.

Voici quelques informations supplémentaires qui permettent de faire la lumière sur pourquoi le département d’informatique (ou, du moins, un prof d’informatique) désire ardemment se débarrasser de phys-info:

  • Le département estime que les physiciens susceptibles d’aller faire de la physique computationnelle n’ont pas réellement envie de notions théoriques en informatique, seulement de compétences plus pratiques, auquel cas 2-3 cours de plus au-delà de l’offre obligatoire de physique ou de physique-math suffisent
  • La direction du département d’informatique estime qu’ils doivent concentrer leur énergie à effectuer une refonte du baccalauréat en informatique; plus vite ils se seront débarrassés du boulet de phys-info, plus vite ils pourront amorcer la refonte
  • Pour cette raison, ils désirent statuer de manière définitive sur le sort de physique-info en mai (selon que le département de physique accepte ou rejette le plan de sauvetage énoncé plus loin)

Le plan de sauvetage rendu public cette semaine consiste à amener les changements suivants au programme de phys-info:

  • Les cours MAT1978 Probabilités et statistiques et IFT1215 Introduction aux systèmes informatiques deviendraient optionnels
  • IFT2425 Introduction aux algorithmes numériques deviendrait obligatoire (et figure, avec IFT3155 Informatique quantique, en tête de la liste d’ajouts au bloc Y de physique et physique-math suggérés par le département d’informatique comme compensation à l’élimination de phys-info)
  • Ajout de cours d’informatique dans la banque de compléments informatiques (bloc 70E)
  • Possibilité d’effectuer des stages en industrie pour des crédits
  • Choisir un cours intégrateur parmi les 4 options suivantes: PHY3030 Projet de fin d’études, PHY3075 Modélisation numérique en physique, IFT3245 Simulations et modèles, IFT3150 Projet d’informatique

J’estime que ce plan de sauvetage permettra, au mieux, de régler une partie du problème du contenu, mais que les horaires mouvants du département d’informatique ne permettront pas de régler le problème principal de phys-info: les CONFLITS D’HORAIRE! Conclusion: on retarderait vraisemblablement l’inévitable, c’est-à-dire l’abolition complète de phys-info, d’environ 3-5 ans, peut-être un peu plus.

P.S.: Suite à la ronde de négociations terminée le 15 janvier, il y a au moins deux départements qui ont dû faire face à un contingentement qui entraînerait une perte significative d’effectifs étudiants: sciences politiques, qui a vu son plancher de notes passer de 22 à 24 de cote R, et psychologie, où les estimations les plus récentes placent le plancher à 28, auquel cas le nombre de nouvelles inscriptions serait réduit à environ 500-600. Pour la plupart des autres départements, on a privilégié couper dans le personnel de soutien et dans les programmes bidisciplinaires en difficulté sans avant de couper dans le nombre de places (et dans le bois mort dans la plupart des cas).


 

When the negotiations aimed at determining the number of available slots of undergraduate programs at the University of Montreal concluded on January 15, the impression that the computer science department gave me then was that phys-info must be eliminated, especially since phys-info was at the top of the list of programs likely to be eliminated. However, in the months following that date, the physics department worked in utmost secrecy in planning the salvage of the program. Personally, I think the physics department has only one chance at saving the program.

Here is supplemental information that will allow to shed light on why the computer science department (or, at the very least, a professor) ardently wishes to get rid of phys-info:

  • The computer science department thinks that physicists likely to do computational physics don’t really want to learn theoretical notions in computer science, only more practical notions, in which case 2-3 courses beyond the mandatory offering of physics or physics-mathematics suffice.
  • The direction of the computer science department thinks that they should rather concentrate their energy at reforming the bachelors in computer science; the faster they are getting rid of that phys-info liability, the faster they can begin reformation of the bachelors in CS
  • For this reason, they desire to make a final ruling on the fate of physics-info in May (according to whether the physics department approves or rejects the salvage plan as explained below)

The salvage plan made public this week consists in making the following changes to the phys-info program:

  • The courses MAT1978 Probability and statistics and IFT1215 Introduction to computer systems would become optional
  • IFT2425 Introduction to numerical algorithms would become mandatory (and, along with IFT3155 Quantum computing, it is at the top of the list of additions to the Block Y of physics and physics-mathematics suggested by the computer science department as compensation for the elimination of phys-info)
  • Addition of computer science courses in the bank of informatics electives (Block 70E)
  • Possibility to do industrial internships for credit
  • Choose a capstone course from the following four options: PHY3030 Capstone project, PHY3075 Numerical modeling in physics, IFT3245 Simulations and models, IFT3150 Computing project

I think that this salvage plan will allow, at best, to solve part of the content problems, but that the moving schedules of the computer science department will not allow to solve the main problem with phys-info: the SCHEDULING CONFLICTS! Conclusion: in all likelihood, we would delay the inevitable, that is, the complete abolition of phys-info, by 3-5 years, perhaps a little more.

P.S.: Due to the negotiation round that ended on January 15, there has been at least two departments that had to increase impaction that would leat to significant losses in student enrollment: political science, whose minimal grade floor, in terms of R-score, increased from 22 to 24, and psychology, where the most recent estimates would place the floor at 28, in which case the number of new matriculants would be reduced to about 500-600. For most other departments, cuts to support staff and impopular bidisciplinary programs were preferred to reducing the number of seats outright (and in the dead wood in most cases).

Choisir un échange étudiant vs. un programme gradué à l’étranger/Choosing a study abroad vs. a graduate program abroad

Encore une fois, je vois beaucoup trop de monde qui sont tentés de choisir un programme de cycles supérieurs à l’étranger comme ils se magasineraient un échange étudiant. Je demeure convaincu qu’il existe des différences fondamentales entre le choix d’un échange étudiant vs. le choix d’un programme gradué à l’étranger.

1. Les débouchés à la destination. Lors d’un échange étudiant de 1er cycle, vous obtiendrez tout de même un diplôme de votre institution d’origine auquel cas les débouchés à la destination ne font pas nécessairement partie de vos soucis primaires. Par contre, cela devient une nécessité lorsqu’on parle de programmes gradués; il devient alors fort possible que votre emploi à la sortie soit à la destination plutôt qu’à votre lieu d’origine, et en particulier si on parle de droit, de MBA (dans ces cas-là, le prestige disciplinaire influence souvent vos débouchés à la destination) ou de professions de la santé.

2. L’offre académique. Bien des gens effectuent un échange étudiant de 1er cycle avec l’idée de voir du pays ou d’effectuer du tourisme (plus de précisions plus loin) plus que pour de réelles raisons académiques, surtout qu’une offre adéquate de cours suffit pour que l’institution d’origine fasse l’approbation de votre échange, pour peu qu’on ait la maîtrise de la langue, les notes et le budget. Par contre, dans l’optique que, de votre programme gradué, dépend les débouchés à la sortie, cela devient important de considérer aussi l’aspect académique de l’opération. Dans les programmes gradués de recherche (MA, MSc, MScA, PhD) il va sans dire que le sujet de recherche est le principal facteur limitant. Dans un échange étudiant, votre engagement est moins long, auquel cas vous pouvez plus facilement utiliser la ville ou le voyage pour soutenir le rythme d’un programme désagréable en classe. Toutefois, dans une programme gradué, le programme dure plus longtemps, alors le voyage peut s’avérer être un enfer si on n’aime pas ce qu’on fait.

3. Le tourisme (et autres considérations municipales). Comme mentionné précédemment, certains étudiants peuvent choisir de faire des échanges (je vois beaucoup ça de la part des gens qui font des échanges en Europe) pour voyager un peu partout pendant la session durant. Je n’ai rien contre les humanités ou les sciences humaines en tant que disciplines, mais c’est surtout en échange que leur surnom de sciences-vacances a été gagné, où les étudiants dans ces disciplines tendaient à voyager systématiquement pendant les fins de semaine. Par contre, aux cycles supérieurs, et en particulier au PhD, vos voyages seront principalement dictés par vos activités académiques; conséquemment votre capacité à voyager ou à faire du tourisme sera plus limitée.

Par exemple: le département de physique à Columbia peut vous apparaître attrayant parce qu’il y a un tas de choses à faire à New York (beaucoup plus qu’à Ithaca, si vous deviez choisir entre Cornell et Columbia par exemple), mais dans le cas particulier de Columbia, bien des étudiants qui ont fait ce choix-là pour des raisons “touristiques” ont déchanté assez rapidement à cause du coût de la vie à New York et de la charge de travail du programme (Erick Weinberg m’avait prévenu à cette fin), alors le coût de la vie (vs votre budget) devient rapidement un facteur décisionnel. Personnellement je savais déjà en partant que j’aurais peu de temps pour du tourisme, quel que soit le programme PhD que je choisirais, mais que, à Columbia, Minnesota ou toute autre université que j’aurais ultimement fréquenté, j’aurais chéri toute occasion d’en faire.

4. L’immersion culturelle et linguistique. Encore une fois, beaucoup d’étudiants choisissent leur destination d’échange en fonction non seulement du tourisme mais de leur capacité à apprendre une langue ou à faire une immersion culturelle, auquel cas un degré de dépaysement minimal est nécessaire. Par contre, aux cycles supérieurs, votre charge de travail peut fort bien s’avérer être assez lourde pour vous en empêcher, sauf exceptions. À moins de faire un programme gradué où l’apprentissage d’une langue particulière (par exemple l’allemand en études allemandes, en histoire médiévale ou en histoire de la musique) fait partie intégrante de votre formation ou encore dans un programme où l’immersion culturelle est importante (sociologie, anthropologie par exemple), les considérations culturelles et linguistiques sont moins importantes, mais pas totalement sans importance. Si votre offre est financée à coups de charges de TP, il vaut mieux maîtriser la langue du pays d’accueil dès votre arrivée…


Once again, I am seeing way too many people that are tempted to choose a graduate program abroad as they would an undergraduate study abroad. I remain convinced that there are fundamental differences between the choice of a graduate program abroad vs. that of a study abroad program.

1. Job opportunities at the destination. In an undergraduate study abroad, you’ll still obtain a diploma from your institution of origin, in which case the job conditions at your destination are not necessarily among your primary considerations. However, it becomes a necessity when one is talking about graduate programs; it becomes highly likely that your job out of graduate school is at your destination rather than at your origination point and for law and MBA in particular (in these cases, program prestige often influences what jobs you can get out of school) or healthcare professions.

2. Academic offerings. Many people undertake an undergraduate study abroad with the idea of seeing the world or doing tourism (more on that later) more than for actual academic reasons, especially since adequate course offerings usually suffice for your home institution to approve your study abroad, as long as you can show mastery of the local language, have sufficiently good grades and can afford it. However, since what jobs you’ll get out of graduate school depend on the program itself, it becomes important to also consider the academic aspects of the operation. In research graduate programs (MA, MSc, MScA, PhD) it goes without saying that the research topic is the primary limiting factor. In a study abroad, your commitment is shorter, in which case you can more easily use the city or the travels to sustain the rhythm of an unpleasant program in the classroom. However, in graduate school, the program lasts longer, hence the trip may prove to be hellish if you do not like what you do.

3. Tourism (and other municipal considerations). As mentioned earlier, certain students may choose to go on study abroad (I see that a lot from students who go to Europe for study abroad) to travel about during an entire semester. I have nothing against humanities or social sciences as academic disciplines, but it’s mostly on study abroad that their nicknames of vacation sciences (French: sciences-vacances) were earned, whereby students in these disciplines tended to travel systematically during weekends. However, in graduate school, and especially in a PhD, your travels will be primarily dictated by your academic activities; consequently, your ability to travel or to do tourism is more limited.

For example: the physics department at Columbia may look attractive to you because there are lots of things to do in New York City (a lot more than in Ithaca, if you had to choose between Cornell and Columbia for example), but for Columbia in particular, most students that chose to attend Columbia for “touristic” reasons became disillusioned quite rapidly because of the high cost of living in New York City and the program’s workload (Erick Weinberg issued a warning to this end), thus the cost of living (vs. your budget) quickly becomes a decisional factor. I knew from the onset that I would have little time for tourism, regardless of what PhD program I would choose, but, at Columbia, Minnesota or any other school that I would ultimately attend, I would cherish what time I would have to do tourism.

4. Linguistic and cultural immersion. Once again, a lot of students seem to choose their exchange destination not only based on tourism but also based on their ability to learn a language or to do cultural immersion, in which case a minimal degree of scenery change is necessary. However, in graduate school, your workload may well prove to be heavy enough to prevent you, exceptions pending. Unless one undertakes a graduate program abroad where learning a particular language is a central component of your training (for instance German in German studies, medieval history or music history) or a program where cultural immersion is important (sociology, anthropology, among others), lingustic and cultural concerns are less important, but not totally irrelevant. If your offer is funded through TA, one should master the language of the new country at one’s arrival…

Carnets de thèse

Depuis qu’une thésarde dans mon propre département de physique m’a montré les 8 premières pages d’une bande dessinée de Tiphaine Rivière, Carnets de Thèse, je n’ai cessé de lire et de relire ces 8 premières pages, ainsi que des fragments du reste de la bande dessinée, qui se veut une version non seulement européenne de PhD Comics, mais aussi adaptée au monde des humanités.

Ceci dit, il y a deux aspects que je trouvais absolument absurdes: on dit que Jeanne Dargan, la protagoniste au PhD en littérature à Paris-Sorbonne Nouvelle (ou Paris-III), est apparemment sans financement, mais je crois qu’ici financement voulait dire l’un ou l’autre d’entre une “charge de TP” (suivant la définition nord-américaine du terme) une bourse ou un assistanat de recherche. Néanmoins, je considère qu’il s’agit là d’une thèse financée, quoique pas par les moyens habituels (TP, RA, bourse) car elle travaille à titre d’adjointe administrative à l’intérieur de l’université.

Seulement, si Jeanne, par un cruel coup du sort, avait non seulement voulu couper les ponts avec l’enseignement de niveau collégial français dans les ZEP, mais aussi avec le système universitaire français (les programmes PhD français exigent d’abord de détenir une MA de recherche, lui-même requis pour enseigner au lycée, au collège ou même au primaire) pour son doctorat, et qu’elle avait fait ces entourloupettes pour finalement aboutir à Minnesota avec le même projet (Le motif labyrinthique dans la parabole de la loi du Procès de Kafka) alors il y aurait eu des conditions à ce travail. Je n’ai aucune idée de si cela peut se faire dans la pratique, mais supposons que cela soit possible. Le cas échéant, elle aurait reçu 18 000$US pour un an de travail (je gagnerai ~35% de plus qu’elle); pendant les 9 mois où les bacheliers ont leurs cours, elle aurait travaillé 20 heures par semaine à ce titre, pour 15 000$ pendant cette période, et moins pendant l’été, soit 3 000$ pour l’été.

Et le deuxième aspect que je trouvais absurde était le nombre trop-élevé-pour-être-vrai d’étudiants gradués à la charge du superviseur à Jeanne, Alexandre Karpov, c’est-à-dire 34 étudiants au PhD et 78 à la MA de recherche. Pour être honnête, les réalités de l’encadrement d’étudiants gradués peuvent faire que, passé un certain point, l’ajout d’un étudiant supplémentaire puisse rendre l’encadrement de tous les autres inadéquat assez rapidement et à 112 étudiants gradués, on a largement dépassé ce point-là, encore plus quand on parle de superviser 2 étudiants de maîtrise pour 1 doctorant.

Sinon, dans l’ensemble, le contenu auquel j’ai eu accès semble assez bien refléter l’univers des étudiants gradués, autant dans les humanités que dans les sciences de la nature (lorsqu’une planche est applicable sans égard à la discipline)


Since a doctoral student in my own physics department showed me the first eight pages of a comic book by Tiphaine Rivière, Carnets de Thèse (in French), I didn’t stop re-reading these first eight pages, as well as other fragments of the comic book, which is meant to be not only an European version of PhD Comics, but also adapted to the humanities.

That said, there are two aspects that I found to be absolutely absurd: it is said that Jeanne Dargan, the protagonist undertaking a PhD in literature at Paris-Sorbonne Nouvelle (or Paris-III), is apparently without funding, but I believe that here funding means one of the following: a teaching assistantship (under the North American definition of the term) a fellowship or a research assistantship. Nevertheless, I consider that her thesis is funded, although not by the usual means  (TA, RA, fellowship) because she works as an administrative assistant in the university.

Only, if Jeanne, by some cruel trick of fate, not only wanted to cut ties with French middle schools (collèges) in high-need areas, but also with the French university system (French PhD programs ask one to complete a research-based MA first, itself required to teach at a K-12 level) for her PhD, and that she did all the legwork to end up at Minnesota with the same project (The labyrinthine pattern in the parable of the law in The Trial of Kafka) then there would be conditions attached to this job. I have no idea whether it would be actually be possible for her to do so in practice, but suppose that it is possible. In that case, she would have been paid US$18,000 for a year of work (I will earn about ~35% more than her); during the 9 months where undergraduates would have their courses, she would have worked 20 hours per week as an administrative assistant, for $15,000 during this period, and less during the summer, for $3,000 during the season.

And the second aspect that I found absurd was the too-large-to-be-true number of graduate students supervised by Jeanne’s supervisor, Alexandre Karpov, that is, 34 doctoral students and 78 masters students. To be honest, the realities of advising students can mean that, past a certain point, adding one extra student may render the advising of all the others inadequate rather quickly and, with 112 graduate students, that point is way past, even more when we’re talking about supervising 2 masters students for 1 doctoral student.

Otherwise, all in all, the content that i could access seems to reflect pretty well the world of graduate students, in humanities as well as in the natural sciences (when a page is applicable regardless of the field)

Exemptions et créditage/Waivers and advanced standing

Maintenant que je sais que je fréquenterai l’Université du Minnesota pour les 5-6 prochaines années, je crois bon de parler de la marche à suivre pour tirer profit de leur attitude “non, tu ne reprendras pas” au cas où, dans une année ultérieure, vous désirez fréquenter la place pour un doctorat en physique. Bien entendu, le contexte politique pourrait jouer un rôle dans votre décision. Par contre, voici les conditions générales pour se faire exempter ou créditer des cours, selon le cas:

  • Vous devez avoir eu A- au minimum dans le cours visé
  • Le cas échéant, faites parvenir les plans des cours visés (les traductions maison sont acceptables) auprès du responsable des cycles supérieurs
  • Si vous avez suivi le cours visé au baccalauréat, vous ne pouvez pas le faire créditer mais vous pouvez être exempté du cours équivalent
  • Si vous avez suivi le cours visé après le baccalauréat, vous pouvez le faire créditer

Je vous conseillerais d’envoyer les plans de cours des cours susceptibles d’être crédités ou exemptés à l’intérieur de dix jours ouvrables suivant la réception de l’offre, s’il y a une chance non-nulle que vous fréquentiez, auquel cas ça pourrait fort bien être un facteur décisionnel. Voici ce que cela m’a donné:

  • PHY3813 Mécanique quantique avancée: exemption du premier cours gradué de mécanique quantique, le deuxième est à ma discrétion (il y a en fait 3 cours de MQ de niveau gradué)
  • PHY3131 Mécanique classique 2: pas envoyé pour cause de note insuffisante
  • PHY3214 Mécanique statistique avancée: contenu non équivalent à un cours gradué (pas d’exemption possible; j’ai rien contre Gilles Fontaine, il est un expert mondialement reconnu en naines blanches, mais PHY3214 ne couvre pas assez de nouvelle matière comparé au premier cours de thermodynamique pour réellement être équivalent à un cours de niveau gradué)
  • PHY3070 Relativité générale, PHY6611A Modèle standard, PHY6812 Théorie des champs 1: on m’a fait créditer tout ça pour un total de 9 crédits

Ainsi je n’ai plus que 31 crédits à faire, mais évidemment, les gens (et en particulier les expérimentateurs) qui ont effectué un assez grand nombre de cours avancés peuvent commencer la recherche plus tôt en utilisant l’option de faire de la recherche indépendante pour des crédits de cours, jusqu’à ce qu’ils aient atteint le plancher de 40 crédits, en tenant compte des exemptions et des cours crédités, et, en fait, l’accélération de la transition vers la recherche est la raison pourquoi Minnesota semble accorder des exemptions assez aisément, comparativement à des départements de physique comme Notre Dame, que je trouvais un peu radin parce qu’ils ne pouvaient faire créditer que relativité générale.


Now that I know that I will attend the University of Minnesota for the next 5-6 years, I think it’s the right time to talk about what to do to take advantage of their “no, you won’t retake” attitude in the event that, in an ulterior year, you wish to attend the place for a physics PhD. Of course, the political context may play a role in your decision. However, here are the general conditions under which to get course waivers or advanced standing, depending on the case:

  • You must have earned an A- or better in the desired course
  • Should that happen, submit the syllabi of the desired courses (home-made translations are acceptable) to the Director of Graduate Studies
  • If you took the desired course as an undergraduate, you cannot be awarded advanced standing but you can get a course waiver for the equivalent course
  • If you took the desired course after graduation, you can get advanced standing

I would advise that you submit the syllabi of courses likely to be waived or granted as advanced standing within 10 business days of your receipt of the offer, if there is a nonzero chance that you attend, in which case it may become a decisional factor. This is what it gave me:

  • PHY3813 Advanced quantum mechanics: waived from the first graduate quantum mechanics course, the second is at my discretion (there actually are 3 graduate-level QM courses)
  • PHY3131 Classical mechanics 2: not submitted because of insufficient grade
  • PHY3214 Advanced statistical mechanics: content not equivalent to a graduate course (no waiver possible; I have nothing against Gilles Fontaine, he is a world-renowned expert in white dwarves, but PHY3214 did not cover enough new material compared to the first thermodynamics course to actually be equivalent to a graduate-level course)
  • PHY3070 General relativity, PHY6611A Standard model, PHY6812 Quantum field theory 1: I was granted a total of 9 credits of advanced standing

Thus I only have 31 credits left to take, but obviously, the people (and experimentalists in particular) that took a large enough number of advanced courses can begin research earlier by using the option of doing independent research for coursework credit, until they reached the 40-credit floor, while taking into account the waived courses and advanced standing granted, and, in fact, speeding up the transition to research is the reason why Minnesota seems to grant course waivers and advanced standing rather easily, compared to physics departments like Notre Dame, that I found a bit miserly because it would only grant general relativity for advanced standing.

Minnesota, suite et fin/Visiting Minnesota, the end

J’ai enfin eu la réponse à mes questions démographiques à la fin de la troisième journée, alors qu’on était invités chez monsieur Pryke et madame Fortson et qu’il y avait des profs par la même occasion, y compris le directeur du département de physique, Ron Poling. En résumé:

  • Minnesota reçoit très peu de demandes du Canada annuellement (peut se compter sur les doigts d’une main)
  • Minnesota n’a reçu aucune demande du Québec dans les 6-8 dernières années et plus (McGill inclus, alors que ma requête originale excluait McGill spécifiquement)
  • La majorité des demandes canadiennes viennent d’universités dans les provinces des Prairies, surtout du Manitoba et de la Saskatchewan presque tous les ans; aucune autre région ne fournit de demandes avec une quelconque régularité

En termes de prestige physique, de vie étudiante, ainsi que de réputation parmi les étudiants canadiens au 1er cycle, les deux plus proches comparables à Minnesota sont Northwestern et Washington (Seattle); NWU est dans le même bateau que Minnesota, c’est-à-dire que cette université reçoit la majorité de ses demandes canadiennes des Prairies, alors que Washington reçoit la majorité des siennes de Colombie-Britannique. Tous les trois croupissent au fond du top-25 pour la physique et ce sont des options viables pour bien des étudiants motivés par la recherche; s’il n’y avait pas de préférence régionale d’aucune façon, la sous-discipline serait la considération résiduelle la plus importante. En tant que bonus, voici les statistiques d’admission (le nombre de demandes pour la physique est approximatif) à Minnesota au niveau PhD en physique et en astronomie cette année:

  • Nombre de demandes: ~400 (physique)/53 (astronomie)
  • Nombre d’étudiants admis: 93 (physique)/11 (astronomie)
  • Taux d’admission: ~23% (physique)/20.7% (astronomie)
  • Cohorte cible: 30 (physique)/3 (astronomie)

P.S.: Ceci constitue mon 100e billet!


I finally got the answer to my demographic query at the end of the third day, when we were invited at Mr. Pryke and Mrs. Fortson and that there were professors invited as well, including the physics departmental director, Ron Poling. To summarize:

  • Minnesota receives very few applications from Canada yearly (single-digit)
  • Minnesota did not receive any application from Quebec for the past 6-8 years or more (McGill included, while my original inquiry specifically excluded McGill)
  • The majority of Canadian applications come from schools in the Prairie provinces, especially Manitoba and Saskatchewan almost every year; no other region provides applications with anything resembling regularity

In terms of physical prestige, student life, as well as reputations among Canadian undergraduates, the closest two comparables to Minnesota are Northwestern and Washington (Seattle); NWU are in the same boat as Minnesota, that is, that school receives the majority of its Canadian applications from the Prairies, while Washington receives the majority of its Canadian applications from British Columbia. All three lay at the bottom of the top-25 for physics and they are viable options to many research-driven students; if there wasn’t any kind of regional preference in any shape or form, it would usually come down to subfield preference. As a bonus, here are the admission statistics (approximate for the number of physics applications) for Minnesota at the PhD level for physics and astronomy this year:

  • Number of applications: ~400 (physics)/53 (astronomy)
  • Number of students admitted: 93 (physics)/11 (astronomy)
  • Acceptance rate: ~23% (physics)/20.7% (astronomy)
  • Target class size: 30 (physics)/3 (astronomy)

P.S.: This is my 100th post!

Visiting Minnesota, part 2

Oh, of course, after having eaten a half-chicken at The Commons, combined with key lime pie, I felt a little heavy and I had to go to sleep soon afterward. But the next day, I learned more about the program as well as the research directions Minnesota seemed to be taking. And so, we had to sit through at least a half-dozen research presentations, one for each subfield, including physics education. We had breakfast, as well as a speech by both directors of graduate studies (Kapusta for physics and Jones for astronomy) beforehand.

Figure 1: The first slide by Kapusta

Figure 1: The first slide by Kapusta

Then, for both Days 2 and 3, we had to sign up for lunch at restaurants in Stadium Village. I chose to eat at some Japanese restaurant but didn’t like sushi much so I ate pork yaki soba instead, before we met with the professors we were interested in. It was upon questioning the graduate students there that I learned how much did Minnesota like to waive coursework and to give advanced standing: I then re-evaluated what coursework I did and what I could get waived. They really were “No, don’t retake [some course]” in which case I would have 31 credits to take rather than 40. Plus I would get quantum mech 1 waived since the material was more like my first quantum mechanics course back home than the second one. But graduate quantum mech 2 was more iffy.

Since I signed up for only two group meetings with faculty, I had some time left to meet with other professors and current students. The recommender that had a connection at Minnesota asked me to meet with Vainshtein when I have the chance to do so, but it turned out that Vainshtein, while his working style was rather similar to how I work, did not take additional students. And that he was honest in telling me that he is a bad advisor, in the sense that, while you could talk about particle physics and that he will still understand what you say, he is not very good at making the graduate students follow the steps.

Figure 2: FTPI, on the 4th floor at Tate

Figure 2: FTPI, on the 4th floor at Tate

Oh, of course, food! On the second night, I ate risotto at Kafe 421, which was a Mediterranean restaurant in Dinkytown, but the question of how easy/hard Minnesota have it with respect to recruiting in Canada was not asked then. No more than on the breakfast of the third day. That breakfast, though, we had a team-based quiz game and many questions were on things pertaining to Minnesota (the state; most of the time, I refer to Minnesota as the university I will definitely attend by now) and I supplied 3 of the 15 winning answers by myself.

Figure 3: The winning quiz team

Figure 3: The winning quiz team

And, after a tour of the labs the students were interested in, we ended up eating in the Stadium Village restaurants again. I only signed up for the supercomputer tour because I knew what I wanted coming in, and I signed up for the supercomputer tour only because I thought that my future project may contain a computational component, and so I spent the rest of the time allotted to lab tours in PAN 110. Once this Chinese meal is over with, I signed up for a tour of the city, where we realized that, even in town, there were lakes, and that Minnesota was called the “Land of 10,000 Lakes” for a reason. Plus the implications of off-campus housing; it was financially preferable to live off-campus with roommates (Marcy-Holmes is a favorite of graduate students and one could have an apartment there with roommates in such a way that one could pay $300/month towards rent) and that Minneapolis is mostly a city for theater or music-hall fans if one was not outdoors-inclined.