WUSTL… or banking too much on Ferguson to get in

After multiple emails to the physics department at Washington University in St. Louis, I finally know my fate at that school: waitlisted. This is the contents of the email that allows me to draw that conclusion:

Dear Yvan Ung,

The first round of offers went out a couple of weeks ago. While we have asked the students to reply by March 20th they have until April 15th before we consider them not coming.
Your name is on the list of second round offers. That said we have so few spots open this year I am not sure we will get to the second round.

 

It does sound like a waitlist. Looking back, while my research-based recommenders had connections at that school (Mark Alford and Carl Bender) they were not as strong as, say, Mark Trodden or Justin Khoury vis-à-vis UPenn and hence they would not be as helpful. But the primary thing is that I banked a lot on Ferguson to get in, and still do since my only hope for me to get in off the waitlist would be to hope for a low yield. For a school that historically had an entering class of about 15 (82 graduate students, and suppose a few drop out, and average time-to-degree is about 6 years) I would estimate the number of spots available to about 6-8. Now, for Ferguson. As I said earlier, some students would be deterred from applying to WUSTL because of the riots. But some other students would think that, because of the riots, there is less competition, the void is partially filled. I do not think it is filled completely, hence why I seemingly bank so much on the Ferguson riots. However, even though the Los Angeles riots of 1992 are, in some ways, similar to the Ferguson riots, I would say that the impact it might have had on applications to, say, USC or then-highly-protectionistic UCLA would be rather different because they are more distant to application season than the Ferguson riots were towards WUSTL and Saint Louis University. The Los Angeles riots of 1992 may have resulted in less people accepting spots on the waitlists for USC or UCLA, or some last-minute withdrawals, but any effect on the applicant pool would be mitigated by its distance to application season.
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Waitlisted at Carnegie Mellon

Having learned that Carnegie Mellon has waitlisted me, (no, it didn’t send out acceptances to every physics PhD applicant before releasing waitlist decisions) and that CMU sent out offers to American applicants first, I have to conclude that CMU became more protectionistic than I would have expected out of a private school, and at least as much so as Minnesota, if not more. In fact, protectionism in private schools is often tied to the presence of military-funded projects (Johns Hopkins applied physics, for example) or otherwise national security-sensitive.

That said, with a once-erroneous personal statement (contained a mention to an astrophysical sciences department; yes, CMU does some astrophysics, but it became painful to me once I realized that I didn’t do all the modifications required from the SOP at Princeton, and there was the glaring absence of the people of interest) and no connections whatsoever, I managed to get a waitlist out of a particle cosmology group that had almost as much cosmological (meaning in-subfield) prestige as UPenn, then it gives me some hope for UPenn itself, where I actually have connections and a personal statement that is fully accurate.

And, as I have been told that my stipend would be $2,375/month, I still have some hopes that I will get admitted at CMU off the waitlist. In years past, they did get a few people off the waitlist, even particle cosmologists. Now I am torn between visiting Carnegie Mellon in an attempt to get in off the waitlist, or visiting Minnesota, which could end up becoming my final decision.

Offre #2/Offer #2

Après 3 rejets de la part des 3 plus difficiles d’accès pour un étudiant étranger, j’ai enfin reçu une autre offre! Notre Dame m’a accepté!

Je m’explique quand je dis que Michigan est plus difficile d’accès encore que Columbia: si Columbia a un département de physique plus petit, et qu’il faille davantage de précision dans nos désirs de recherche pour y être admis, Michigan est une université publique et, malgré que le département de physique soit à peu près aussi libre-échangiste que Minnesota (ou UIUC), Michigan est quand même moins libre-échangiste que Columbia.

Ceci dit, on ne devrait jamais prendre les premières offres venues, donc je ne dois pas décliner Minnesota ou Notre Dame trop vite. Comparé à l’étudiant typique à mon niveau, ma liste est remplie par le bas. Un autre étudiant typique à mon niveau aurait probablement substitué Notre Dame, Vanderbilt et Dartmouth contre UCLA, Maryland et Wisconsin, s’il était local. En termes strictement physiques, Minnesota vaut mieux que Notre Dame, mais des facteurs non-académiques me forcent à ne pas décliner l’offre de Notre Dame tout de suite.

P.S.: J’ai mis à jour la page des verdicts.


After 3 rejections from the 3 toughest schools for an international applicant, I finally received another acceptance! Notre Dame accepted me!

Here are the justifications to the claim that Michigan is harder to get into than Columbia: if Columbia has a smaller physics department, and that it requires a greater precision in one’s research desires to get admitted, Michigan is a public university and, despite the physics department being almost as free-trading as Minnesota or UIUC, Michigan is still more protectionistic than Columbia.

That said, one should never take the first offers to arrive, therefore I shouldn’t decline Minnesota or Notre Dame too quickly. Compared to a typical student at my level, my list is bottom-heavy. Another typical student at my level would have likely substituted Notre Dame, Vanderbilt and Dartmouth for UCLA, Maryland and Wisconsin, if she was local. In strict physical terms, Minnesota is worth better than Notre Dame, but non-academic factors force me not to decline Notre Dame’s offer right away.

P.S.: I updated the verdicts page. Acceptance letter

Au-delà du Saint-Graal/Beyond the Holy Grail

Il y avait une raison pourquoi j’avais qualifié l’Université du Michigan de Saint-Graal des maisons à rabais: beaucoup de maisons à bas prix. Toutefois, ce qui fait de Michigan-Ann Arbor le Saint-Graal des maisons à rabais vient avec un défaut majeur: la distance desdites maisons au campus. Quand vous avez à vous déplacer sur 60 kilomètres chaque jour pour que vous puissiez posséder une maison à 10 000$, probablement payée au comptant, c’est sûr que vous pouvez posséder une maison d’ici à deux ans, et que vous pourriez faire des réparations pendant les années résiduelles de votre PhD, mais ce n’est pas la meilleure solution pour ceux qui ne détiennent pas de permis de conduire.

Il se trouve qu’il y a quatre demandes en attente pour lesquelles je pourrais avoir une maison jusqu’à environ 30 000$ (plus que ça et la mise de fonds aurait été problématique, lorsque jumelé aux dépenses auxiliaires comme la taxe de bienvenue, des réparations d’urgence), moyennant le plan qui aurait été applicable (avec quelques modifications au cadre financier pour tenir compte de la mise de fonds accrue et/ou de plus faibles revenus) au Saint-Graal. Et non, je n’ai pas soudainement gagné un titre de courtier immobilier agréé… Malgré cela, même au-delà du Saint-Graal, vous avez tout de même besoin d’une voiture et d’un permis de conduire parce qu’il est impossible de vivre dans aucune des quatre villes ci-dessous sans avoir de voiture alors qu’on est propriétaire de maison (les universités sur ma liste où j’ai des demandes en attente sont entre parenthèses):

  • Philadelphie (UPenn)
  • Pittsburgh (Carnegie Mellon)
  • Saint-Louis (WUSTL)
  • South Bend (Notre Dame)

Je crois prudent de budgéter, en même temps que la mise de fonds, un peu d’argent pour des réparations (la plupart du temps, il faut effectuer des réparations), la taxe de bienvenue, ainsi que tout autre frais découlant de l’accès à la propriété. Pour cette fourchette de prix, cependant, il faut s’attendre à 1200 pieds carrés de superficie habitable au plus. Et encore, la plupart du temps, ce sera soit une coquille vide (complete shell), une autre maison qui requiert des sommes considérables en réparations, dans un quartier mal famé, ou même une combinaison de tous ces éléments. Voilà pourquoi même le Saint-Graal des maisons à rabais donnait une opportunité trop facile pour être vraie! Néanmoins, voici mon hypothétique cadre financier (à Philadelphie):


 

Revenus: 2 400-2 450$/mois (imposables)

Dépenses invariantes sous changement mode de propriété:

  • Nourriture et hygiène personnelle: 150-200$/mois
  • Téléphone/Internet: 100$/mois
  • Voiture: 200-300$/mois

Années 1-2 (pré-hypothèque)

  • Loyer: 600-800$/mois (1 colocataire; peut être fort différent avec 0 ou plus de colocs)
  • Services publics: 100-200$/mois (dépendant de si le bail requiert que les locataires paient pour les services publics ou non)
  • Livres: 1 000$ pour l’année

Années 3+ (une fois que l’hypothèque est contractée; la mise de fonds disponible dépend des baux des 2 premières années et, de là, la valeur de la maison, et par conséquent, de l’hypothèque)

  • Hypothèque: 350-600$/mois
  • Taxes municipales: 150-200$/mois
  • Services publics: 200-300$/mois
  • Assurance-maison: 100-150$/mois

Il va de soi que, plus j’attends pour faire la mise de fonds, et moins je pourrai utiliser la maison. Comme ça aurait été le cas à Michigan et la maison à Detroit qui en aurait résulté (et je crois que la maison à Detroit aurait été achetée au comptant, auquel cas j’aurais mis de l’argent de côté pour des réparations à faire de gré à gré et, à la soutenance, les gros travaux seraient terminés) j’aurais eu des ennuis avec le visa étudiant si je ne soutenais pas d’ici à la fin de la 5e année de doctorat.

Toutefois, même si vous avez une pré-approbation en bonne et due forme, ce n’est pas n’importe quelle banque qui peut vous faire une hypothèque en-deçà de 50 000$. Les grandes banques états-uniennes peuvent être réticentes à faire des prêts pour des sommes comme ça, voire refusent carrément, alors que de plus petites banques peuvent néanmoins le faire; dans tous les cas, des taux d’intérêt concurrentiels signifieraient autour de 3.5-4%, moyennant une mise de fonds de 25%. Ce plan n’est donc pas pour les coeurs sensibles.


I labeled the University of Michigan the Holy Grail of cheap houses for a reason: lots of houses at dirt cheap prices. However, what makes Michigan-Ann Arbor the holy grail of cheap houses comes with one major drawback: the distance of these cheap houses to campus. When you have to commute for 60 kilometers every day just so that you can own a $10k house, and likely paid in cash, sure, you may end up with a house in two years’ time, and do some repairs over the remaining years of your PhD, but it’s not the best solution for those without a driving license.

I still have four applications pending whose acceptance would open up an opportunity to buy a house for up to $30,000 (more than that and the down payment would be problematic, when coupled to the auxiliary expenditures, such as the welcome tax, emergency repairs) with the game plan that would be applicable (with a few budgetary modifications to take in account a higher down payment and/or lower income) at the Holy Grail. And no, I didn’t suddenly become a licensed realtor. Despite this, and even beyond the Holy Grail, you still need a car and a driving license because it’s impossible to live in any of these four cities without a car while you’re a homeowner (the universities on my application list where I have applications pending are in parentheses):

  • Philadelphia (UPenn)
  • Pittsburgh (Carnegie Mellon)
  • St. Louis (WUSTL)
  • South Bend (Notre Dame)

I believe it is prudent to budget, together with the down payment, a bit of money for repairs (most of the time, repairs are necessary to some extent), welcome tax, as well as any other fee resulting from home ownership. For this price range, however, one shold expect 1,200 habitable square feet at most. And again, most of the time, it will be a complete shell, another house requiring extensive repairs, in bad neighborhoods or even a combination of the above. This is why even the Holy Grail of cheap houses made home ownership too easy to be true! Nevertheless, here’s my hypothetical budget (in Philadelphia)


Revenues: $2,400-2,450/month (taxable)

Expenditures invariant under property mode change:

  • Food and personal hygiene: $150-200/month
  • Telephone/Internet: $100/month
  • Car: $200-300/month

Years 1-2 (pre-mortgage)

  • Rent: $600-800/month (1 roommate; can be quite different with 0 or more roommates)
  • Utilities: $100-200/month (depends on whether the lease makes tenants pay for the utilities or not)
  • Books: $1,000 for the year

Years 3+ (once the mortgage is taken out; the down payment will depend on the last two years’ leases and, from there, the value of the house and hence the mortgage)

  • Mortgage: $350-600/month
  • Property taxes: $150-200/month
  • Utilities: $200-300/month
  • Home insurance: $100-150/month

It is obvious that, the more I wait to make the down payment, the less I will be able to use the house. As it would be the case at Michigan and the house in Detroit that would ensue (and I believe that the house in Detroit would have been bought without a mortgage, in which case I would save up to pay for repairs to be done gradually and, at defense, the big works would be completed) I would run into trouble for student visa if I didn’t defend by the end of year 5.

However, even if you duly got pre-approved for a mortgage, it’s just not any bank that would lend you a mortgage below $50,000. The big US banks would be reluctant to lend you this little for a mortgage, or even outright refuse to do so, while the smaller banks will still do so; in all cases, concurrential interest rates would mean about 3.5-4%, assuming a 25% down payment. This plan is thus not for the faint of heart.

Le Pavillon de la Colère/The Pavilion of Wrath

Hier, en assemblée départementale, on a révélé ce que nous réservera le nouveau pavillon de recherche du campus Outremont en termes d’aménagement intérieur. Aucun des départements y trouvera son compte. Quant aux problèmes spécifiques à la physique, ils sont assez importants et/ou nombreux pour qu’on désigne désormais le pavillon comme le PAVILLON DE LA COLÈRE! Voici sept raisons pourquoi on désigne le pavillon en chantier de la sorte:

1. La Planck (le café étudiant de physique): On a accordé aux quatre départements qui auront pignon sur rue au Pavillon de la Colère, 75 mètres carrés répartis comme suit: 15 mètres carrés x2 au cas où on désire séparer les bureaux selon que les étudiants desservis par leurs associations étudiantes soient au premier cycle ou aux cycles supérieurs, ainsi que 45 mètres carrés (potentiellement mis en commun, mais si tel était le cas, on y perdrait de la cohésion et du sentiment d’appartenance) pour un café étudiant. Au cas où on accorde la requête de la physique, qui est d’avoir un seul local de 75 mètres carrés pour accomplir toutes ces fonctions, les 3 autres départements auront eux aussi droit à cet espace.

2. Les bureaux des étudiants aux cycles supérieurs. Ils seront:

  • Situés derrière des portes à carte magnétique, rendant ainsi les périodes de disponibilité des auxiliaires d’enseignement plus difficiles
  • Disposés par blocs de 6, dans une zone à aire ouverte et partiellement cloisonnée à chaque deux blocs, si on n’est pas un de ces “étudiants numériques”
  • Les étudiants numériques seront disposés deux à deux dans des bureaux fermables à clé

3. Les bureaux des professeurs. Ils seront comprimés, de telle sorte qu’on pourra au plus avoir 2 étudiants dans la salle en même temps que le prof

4. Le nombre de salles de réunion. Il sera nettement insuffisant pour satisfaire les besoins de 4 départements, et pourra même être problématique si les cours gradués seront donnés dans les salles de réunion du Pavillon de la Colère plutôt que dans le pavillon d’enseignement

5. Les administrations des 4 départements. Ils seront regroupés dans un même coin au 2e étage (ça va rendre ce coin du 2e étage congestionné)

6. Les laboratoires de recherche. Le matériel d’optique va nécessiter des planchers spéciaux pour absorber les vibrations de la voie ferrée à proximité; de plus le matériel de plasma inamovible devra être renouvelé

7. Les laboratoires de recherche (bis). Le département de chimie va perdre 1/3 de l’espace de laboratoire dont il dispose


Yesterday, in a departmental meeting, some crucial information pertaining to the internal layout of the Outremont campus’ research building. All departments that will use it are currently unsatisfied. As for the physics-specific problems, they are important and/or numerous enough for the physicists to designate it as the PAVILION OF WRATH! Here are seven reasons why we so designate the building under construction:

1. La Planck (physics’ student café): The administration granted all four departments that will have a landing in the Pavilion of Wrath, 75 square meters as follows: 15 square meters x2 in the event a department’s students wish to separate its offices according to whether the students served are undergraduates or graduate students, as well as 45 square meters (potentially used in a common space, but if so was the case, departmental cohesion, as well as departmental loyalty, will be partially lost) for a student café. Should physics’ request be granted, that is, a single 75 square-meter room for all of these purposes, all four departments will have a single space of that sort.

2. Graduate student offices. They will be:

  • Located behind doors equipped with magnetic cards, thus rendering teaching assistants’ office hours a lot harder
  • Laid out by blocks of six, in an open area and partially walled every two blocks, if one is not one of those “numerical students”
  • Numerical students will be two in an office that is lockable

3. Professors’ offices. They will be cramped, in such a fashion that there will be at most two students in the office at the same time as the professor itself

4. The number of meeting rooms. It will be grossly insufficient to satisfy the needs of four departments, and can even prove problematic if graduate courses are taught in the meeting rooms of the Pavilion of Wrath rather than in the teaching building

5. The administrations of the 4 departments. They will be grouped in the same corner of the second floor, thereby rendering that area congested

6. Research laboratories. The optics labs (and more generally AMO labs) will require special floors to absorb the vibrations from the nearby railroad; in addition, the unmovable plasma apparatuses will have to be renewed

7. Research laboratories (continued). The chemistry department will lose 1/3 of its current lab space

University of Michigan… or home ownership made too easy to be true

Titre en français: L’Université du Michigan (Ann Arbor)… ou l’accès à la propriété devenu trop facile pour être vrai

Avertissement: Je ne suis pas un agent immobilier ou un représentant de l’Université du Michigan, alors je vous conseille fortement de prendre les informations contenues dans ce billet avec précaution. Et faites votre recherche de domicile à vos risques et périls!

Mes parents prétendent que Detroit est devenue la ville par excellence pour les retraites à bas coût, surtout quand je vois des affichages comme celui-là. Bien entendu, Detroit est une ville dangereuse et en faillite, mais quand on dispose d’une bonne mise de fonds, voire des moyens pour payer la maison au comptant, ça me donne une raison de plus pour considérer l’Université du Michigan (Ann Arbor) au niveau PhD, à coups de 2371.38$/mois comme budget. (Wayne State vous donnerait plutôt ~1500$/mois alors ce sera plus difficile; néanmoins, l’IRS et le fisc du Michigan ne vous fera pas payer le prix fort à ce niveau de revenu)

N’oubliez pas, par contre, que, si vous avez besoin d’un visa F-1 pour y étudier, vous ne devez en aucun cas déclarer vos ambitions immobilières aux autorités lors de la demande de visa, mais cela pourrait occasionner des problèmes si vous ne devez pas terminer votre doctorat dans un délai de cinq ans et qu’il faille alors renouveler votre visa étudiant, car une hypothèque pourrait être interprété comme un signe d’habitation permanente. Si vous avez préalablement une voiture, ça ne devrait pas vous prendre trop de temps, surtout que, pour un étudiant gradué avec un bon dossier de conduite, la voiture vous coûterait environ 150-200$/mois, dont 100$ en essence. Et un autre extra de 200-250$/mois pour les services publics et taxes municipales, avec de plus 250$/mois sur l’hypothèque qui en découlera, alors pour le prix que pourrait coûter un loyer à Ann Arbor (ici on suppose qu’il soit possible d’avoir à payer 700$/mois en tant que part d’une colocation à Ann Arbor, taxes municipales et services publics inclus et que, de plus, les accès Internet et les forfaits de téléphonie cellulaire coûtent le même prix dans les deux villes), vous pourriez être propriétaire d’une maison et que vous pourrez mettre à louer ou vous en servir comme d’un chalet à utiliser pour la retraite de vos parents.

Voici le plan, étape par étape:

  1. Être admis au PhD à l’Université du Michigan ou à Wayne State (le contenu de ce blogue pourrait vous y aider)
  2. Une fois que vous fréquentez l’une ou l’autre de ces deux universités, ouvrez un compte de banque auprès d’une banque états-unienne
  3. Mettez de l’argent de côté pour la mise de fonds une fois au doctorat (pendant deux ou trois sessions, peut-être même plus si vous êtes à Wayne State)
  4. Faites une pré-approbation de prêt hypothécaire une fois la mise de fonds en banque
  5. Cherchez une maison entre 10-20k$
  6. Contractez l’hypothèque qui s’impose
  7. Vous voilà propriétaire d’un chalet (après 1-2 ans au doctorat, peut-être 3 à Wayne State)

Si vous êtes responsable avec votre hypothèque, vous devriez être assez avancé dans le remboursement du prêt, voire avoir remboursé complètement le prêt, d’ici à la soutenance de votre thèse. Par contre, ce plan ne peut fonctionner que si vous étudiez là.

P.S.: J’ai été rejeté à Michigan-Ann Arbor, alors je ne pourrai pas mettre ce plan en oeuvre personnellement.


 

Disclaimer: I am neither a realtor nor a representative of the University of Michigan, therefore I strongly advise to take the information contained in this post with caution. And do your house hunting at your own risks!

My parents joked that Detroit has become the #1 city for cheap retirement, especially when I see listings like this one. Sure, Detroit is a dangerous, bankrupt city, but when you can afford the down payment, or better still, pay for a house without the need for a mortgage, this gives me an additional reason to consider attending the University of Michigan (Ann Arbor) at the PhD level, with a $2371.38 monthly stipend. (Wayne State would pay you about $1,500/month instead, thereby making it harder; nevertheless, the IRS and Michigan state taxes won’t make you pay a fortune at that income level)

Don’t forget that, if you need a F-1 visa to study there, you should under no circumstances declare to the visa officers that you have real estate ambitions during visa application, but that could spell trouble for you if you cannot finish within the first five years and that you would then need to renew your student visa, since a mortgage could be interpreted as a sign that you intend to settle in the US afterward. If you own a car prior, that shouldn’t take too long, especially since, for a graduate student with a good driving record, the car upkeep shouldn’t cost you more than $150-200/month, of which $100 would spent on gas. And an additional $200-250/month for utilities and property taxes, with again $250/month in the mortgage that will ensue, therefore, for the price of renting an apartment in Ann Arbor (here we suppose that is possible to get a lease for $700 a month as a share of a joint lease, property taxes and utilities included, and that Internet accesses and cell phone plans cost the same in both cities) you could own a house and that you could rent it out after graduation or use it as a secondary home to use for your parents’ retirement.

Here’s the step-by-step plan:

  1. Get into a PhD program at the University of Michigan or at Wayne State (the contents of this blog could help you)
  2. Once you’re attending either university, open an account at an US bank
  3. Save some cash for the down payment once in your doctorate (during two or three sessions, perhaps more at Wayne State)
  4. Seek mortgage pre-approval once you have secured your down payment
  5. Look for a house in the $10-20k bracket
  6. Take out the appropriate mortgage
  7. You’re now the owner of a secondary home! (after 1-2 years in grad school, maybe 3 at Wayne State)

If you are responsible with your mortgage, you should have a long way towards your mortgage being paid off, or perhaps even paid off in full, by the time you defend your dissertation.

P.S.: I have been rejected at Michigan; this means that I won’t get to carry out this plan personally.

Indictment

Last night, I got rejected by the second (and last) top-10 school, the University of Chicago, knowing however that any single rejection from a top-10 school is by no means an indictment of a lack of physical ability or potential. As with Princeton, some the same strikes apply: no connections at UChicago (the professor I knew at my undergrad that actually had one refused to write me a letter of recommendation, not even a UChicago-specific one), no papers, a low-ish GPA. Suffice to say that the decisive encouragement pertaining to UChicago came from a postdoc who earned his PhD at UChicago, that we refer to as Bhujo in the lab. And Gil Holder, a professor at McGill that earned his PhD under Michael Turner, the very professor I wanted for an advisor there, told me that my best bet, as far as UChicago is concerned, was the astrophysics department. But, if I were to attend UChicago and work with Turner, I would have had to work with either Dodelson or Hu as well.

Even though it is not an indictment of one’s lack of physical ability (after all, any top-10 school rejects hundreds of applicants that have what it takes to succeed once there) I feel that this entire predicament is an indictment of my lack of judgment. If I could have done something differently, I would have done one of the following:

  1. Apply to more top-10 schools
  2. Forgo attending a top-10 school completely

I feel as if I am a failure, not because I didn’t have what it takes to succeed once there, but because there is an error in how I approached the entire process. Perhaps I trusted PhysicsGRE.com too much…

Effets de bulle/Bubble effects

Quand on quitte sa ville d’origine (ou son alma mater de premier cycle) pour effectuer un PhD, il ne faut en aucun cas présumer qu’une immersion dans la culture locale soit possible, ne serait-ce que parce que vous ne pouvez présumer que vous ayez un superviseur ou un projet dont l’équilibre travail-vie privée vous permettrait de le faire. Tant mieux si vous en êtes capables, mais il se pourrait fort bien que vous n’en soyez pas capable, auquel cas vous vivrez principalement dans une bulle générée par le campus (ce n’est pas la même chose qu’un quartier étudiant mais des bulles générées par un campus couvrent généralement de tels quartiers).

Vous vous demandrez pourquoi on parle d’effets de bulle. D’abord parce que l’environnement socioculturel à l’intérieur de la bulle est différent de ce qui se passe dehors, mais il y a également le volet sociopolitique.

Il y a aussi deux manières de caractériser une bulle de campus. Dans un premier temps, il y a l’étendue géographique; il serait alors possible d’avoir une bulle pas très intense mais très étendue (la bulle montréalaise à 4 campus), tout comme il serait possible d’avoir une bulle plus intense mais à courte portée (NYU vis-à-vis Greenwich Village). Il y aurait également l’intensité, ou le degré de différence entre les environnements sociopolitiques et socioculturels dans et hors de la bulle.

En général certaines caractéristiques institutionnelles entrent en ligne de compte lorsque vient le temps de considérer leur impact sur leurs effets de bulle:

  • Sélectivité: une institution tend à avoir des effets de bulle plus intenses lorsqu’elle est plus sélective
  • Taille: une institution tend à avoir des effets de bulle plus intenses lorsqu’il y a moins d’étudiants qui la fréquente
  • Frais de scolarité effectifs: une institution tend à avoir des effets de bulle plus intenses lorsque les frais de scolarité effectivement payés (c’est-à-dire après la distribution de l’aide financière) sont plus élevés
  • Campus urbain vs. rural: une institution avec un campus rural tend à avoir des effets de bulle plus intenses

S’il y a d’autres facteurs que j’ai ratés, faites-moi signe!


 

When going away for a PhD, one must not assume that you will actually get immersed in the local culture, if only because you can’t assume that you will have an advisor or a project whose expectations in terms of work-life balance will give you the opportunity to do so. All the better if you’re able to but it may prove likely that you’re unable to, in which case you’ll be mostly living into some campus-generated bubble (it’s not the same as a student quarter but campus-generated bubbles usually encompass student quarters)

You may wonder why we are talking about bubble effects. First because the sociocultural environment within the bubble is different from what happens outside, but there is also the sociopolitical aspect.

There are also two ways to characterize a campus-generated bubble. First, there is the geographical extent; it would then be possible to have a long-ranged bubble, albeit not very intense (the four-campus Montreal bubble), as it would be possible to have an intense but short-ranged bubble effect (NYU vis-à-vis Greenwich Village). There is also the intensity, or the degree of difference between the sociopolitical and sociocultural environments inside and outside the bubble.

In general certain institutional characteristics need to be taken into account when you consider their impact on their bubble effects:

  • Selectivity: an institution tends to exhibit more intense bubble effects as it gets more selective
  • Size: an institution tends to exhibit more intense bubble effects when fewer students attend it
  • Effective tuition: an institution tends to exhibit more intense bubble effects when the effectively paid tuition (that is, after financial aid is disbursed) is higher
  • Urban vs. rural campus: an institution with a rural campus tends to exhibit more intense bubble effects than urban ones

If there are other factors that I missed, please tell me about them!

First rejection

This week I frantically and compulsively checked on three (it began with WUSTL, UChicago and Princeton), and the number of schools that I checked on increased as the week progressed and that new offers came out. I was stoked when Michigan sent out new offers the day before Wolverine Access added new buttons pertaining to financial aid (Accept/decline financial aid, Financial planning calculators, My scholarship profile) so I thought that perhaps I would receive a decision (acceptance or waitlist at this point) from Michigan. But this meant that I would be deferred yet again. Then came Notre Dame (sent out its first offer) and that it added a fifth school for me to check compulsively.

Last night, I was stoked to see that Carnegie Mellon sent out its first decisions (8 total, 6 admits and 2 waitlists) but I realized that all of them were US residents. This means that, until this afternoon, I had six schools to check compulsively, of which two are among my four big reaches. Princeton reached a decision by 3:15 PM… I must say that I had three sources of advice all suggesting Princeton for whatever reasons they might have had (Taras at my undergrad, Erickcek at UNC-Chapel Hill, as well as PhysicsGRE.com) although only PhysicsGRE.com did issue a warning about how difficult it would be for me (and everyone in fact) to gain admission.

It may sting but honestly, I didn’t expect much from Princeton because I knew Princeton’s astrophysical sciences department rejected dozens, if not hundreds, of students that had what it took to succeed once there, so I would say that it is not, in any shape or form, an indictment of any lack of ability on my part. Of course, perhaps I was going on a limb by saying that most applicants at Princeton had what it takes to succeed once there; they all seem to have some research experience, GPAs 3.5+, high physics GRE scores. Hence why I didn’t expect much from Princeton.

However, looking at my application, I would say that my low-ish GPA (in Princeton’s context, even though the GPA cutoff is about 3.5, as is common of top-10 schools for theoretical physics) and my lack of papers basically killed me, although I cannot know for certain. Oh, of course, I didn’t have a connection in the form of a research collaborator, or a recommender that went to Princeton in any capacity (PhD, postdoc, BA, or even as visiting faculty) despite Steinhardt coming to my undergrad for a departmental seminar on quasicrystals. The primary reason why I wanted to go to Princeton in the first place was because of Steinhardt and his work on the very early universe.

I ended up caring more about getting into non-reaches (and the more reachable schools) than getting into Princeton, to the point of emailing the graduate secretaries at two of these more realistic schools (WUSTL and Carnegie Mellon). Because a decision has been made, I have updated the decisions list.