L’indice EETP/The FTE index

J’ai dit que le budget des universités provient du gouvernement et qu’avoir plus d’étudiants est une bonne chose pour une université mais pas nécessairement pour le gouvernement dans le dernier billet. Il est vrai que l’université reçoit de l’argent du gouvernement de manière “continue”. Par contre, le mécanisme selon lequel l’université reçoit cet argent, parfois appelé “l’argent par tête de pipe”, fait intervenir une quantité appelée les EETP. Vous en conviendrez, la somme reçue du gouvernement par un département dépend du nombre d’étudiants et du nombre de crédits suivis par chacun d’eux. Ce qui amène à la notion de “crédit-étudiant” (un peu comme la notion de passager-kilomètre dans le monde du transport de personnes).

Définition 1. Un crédit-étudiant est une unité de mesure représentant un étudiant suivant un cours d’un crédit.

Maintenant qu’on a défini un terme-clé dans la définition de l’EETP, on a maintenant tout ce qu’il faut pour le définir. Sans plus attendre, voici la définition d’un EETP:

Définition 2. Un EETP (étudiant équivalent à temps plein) est la somme d’argent payée par le gouvernement pour enseigner 30 crédits-étudiants de 1er cycle en littérature, en langues, en linguistique, en philosophie ou en théologie. L’EETP valait, en 2013-2014, 3608.19$CAN

Ainsi, un étudiant qui suit 30 crédits dans un programme dans une année ou dix étudiants dans un même cours à trois crédits rapporte la même somme du gouvernement, si on tient compte de la discipline et du cycle, puisque le calcul du financement se fait sur la base du nombre de crédits-étudiants. Les programmes mentionnés dans la définition de l’EETP ont un indice EETP de 1.0 et sont tous dans la même catégorie, les lettres (catégorie #21); il existe ainsi 23 catégories et 3 cycles, chacun dotés de leurs indices EETP, définis comme suit:

Définition 3. Un indice EETP est la somme d’argent payée par le gouvernement pour enseigner 30 crédits-étudiants, en unités d’EETP, selon le cycle et le programme de l’étudiant.

Les indices EETP sont alors un reflet des coûts d’enseignement des programmes. Si les programmes de lettres sont peu coûteux à enseigner, il en va autrement de médecine dentaire et de médecine vétérinaire (indices EETP de 7.96 et 9.73 respectivement) et que, plus un étudiant suit de crédits, plus il coûte cher à enseigner. Pour déterminer le financement total reçu sur cette base pour un département donné, il faut donc calculer le nombre total de crédits-étudiants pour chaque cycle (selon les normes comptables en vigueur, un étudiant inscrit à un programme de recherche aux cycles supérieurs pour une année complète représente, sur une année, 45 crédits-étudiants) et ensuite multiplier par l’indice EETP du cycle pour la discipline, faire la somme sur les cycles et enfin multiplier par la somme dans la définition.

Le département de physique est moins vulnérable à une coupure de la taille de la cohorte entrante au baccalauréat parce que, vu de la sorte, le gros de l’argent “par tête de pipe” provient des cycles supérieurs, et que, si on suppose qu’on perd l’équivalent de 15 bacheliers à temps plein, l’impact budgétaire ne sera pas très grand. Ici les règles budgétaires font l’hypothèse que les étudiants gradués ne sont pas présents pendant l’été alors que, dans la pratique, la quasi-totalité sont au laboratoire à longueur d’année. Pour cette raison, l’enveloppe qu’on reçoit pour ces étudiants doit être multiplié par 1.5. À titre indicatif, voici les indices EETP de la physique (catégorie #7, sciences pures): 1er cycle: 2.11, 2e cycle: 6.59, 3e cycle: 10.69

  • Cours d’appoint: ~600 étudiants à 6 crédits chacun: ~250 EETP
  • Bacheliers: ~180-200 à 30 crédits chacun: ~400 EETP
  • Étudiants à la maîtrise: 51 étudiants à 45 crédits chacun: 504.2 EETP
  • Doctorants: 76 étudiants à 45 crédits chacun: 1218.6 EETP

I once said that the universities’ budget came from the government and to have more students is a good thing for an university but not necessarily for the government in the last post. It is true that the university receives money from the government in a “continuous” fashion. However, the mechanism through which the university receives that money, sometimes called the “par tête de pipe” money, makes use of a quantity called the FTEs. Please understand that the cash received from the government depends on the number of students and the number of credits attempted by each student. Which brings us to the notion of “student-credit” (like the notion of passenger-kilometer in the transportation industry)

Definition 1. A student-credit is a measurement unit representing one student taking an one-credit course.

Now that we have defined a key term in the definition of a FTE, we now have everything we need to define it. Without further ado, here’s the definition of a FTE:

Definition 2. A FTE (full-time equivalent student) is the sum of money paid by the government to teach 30 undergraduate student-credits in literature, languages, linguistics, philosophy or theology. The FTE was worth, in 2013-2014, CAN$3608.19

Therefore, a student taking a 30-credit schedule or ten students taking the same 3-credit course bring in the same revenue from the government, if we control for the discipline and the cycle. The programs mentioned in the definition of the FTE have a FTE index of 1.0 and all fall under the same category, letters (category #21); thus 23 categories exist over 3 cycles, each with their FTE indices, defined as follows:

Definition 3. A FTE index is the amount of money paid by the government to teach 30 student-credits, in FTE units, depending on the program and the cycle of the student.

The FTE indices are therefore reflections of programs’ teaching costs. If the programs in letters are cheap to teach, things are very different in dental and veterinary medicine (FTE indices of 7.96 and 9.73 respectively) and that, the higher the number of credits attempted by a student, the more expensive they are to teach. To determine the total funding awarded on that basis for a given department, one has to calculate the total number of student-credits for each cycle (according to the accounting norms in use, a student enrolled in a research-based graduate program for a full year represents, over a year, 45 student-credits) and then multiply by the FTE index of the discipline, sum over the cycles and finally multiply by the sum in the definition.

The physics department is less vulnerable to a cut in the size of the undergraduate entering class because, viewed as such, the bulk of the “par tête de pipe” money comes from graduate programs, and that, if we lost the equivalent of 15 full-time undergraduates, the financial impact won’t be very great. Here the budgetary rules suppose that graduate students are not present during the summer while, in practice, virtually all of them are in the lab year-round. For this reason, the cash we receive for these students must be multiplied by 1.5. For informational purposes, here are the FTE indices of physics (category #7, pure science): undergraduate: 2.11, masters: 6.59, doctoral: 10.69

  • Introductory courses: ~600 students at 6 credits apiece: ~250 FTE
  • Physics majors: ~180-200 students at 30 credits apiece: ~400 FTE
  • Masters students: 51 students at 45 credits apiece: 504.2 FTE
  • Doctoral students: 76 students at 45 credits apiece: 1218.6 FTE
Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s