Phys-info trouble

Comme promis dans le billet précédent, je parlerai des troubles dont sont affligés le baccalauréat de physique-informatique à l’Université de Montréal, que je désignerai par la suite par phys-info. Et, pour la première fois, j’écrirai un billet à la fois en français et en anglais. De nouveau, les opinions exposées ici ne reflètent que moi et en aucun cas ceci représente l’opinion d’aucune instance de l’Université. Voici sans plus attendre les problèmes dont sont affligés phys-info (en français d’abord):

  1. Tout d’abord, impossible de parler de ce qui ne va pas avec le programme de phys-info sans parler des CONFLITS D’HORAIRE! Ces conflits mettent en otage les étudiants dans les baccalauréats de physique et de physique-mathématiques (duquel j’ai moi-même gradué) de sorte qu’il y a des cours critiques aux trois programmes qui se donnent dans des plages horaires qui nuisent à la persévérance des étudiants (il y a de quoi démoraliser des étudiants dans les deux autres programmes quand il y a des cours donnés à 8h30 le matin, avec 4-5 heures de pause avant le cours suivant).
  2. Les clientèles anémiques du programme: on compte d’ordinaire 2-4 étudiants dans la cohorte entrante de phys-info, quoique la cohorte entrante de 2007-2008, la plus nombreuse de l’histoire troublée du programme, en comportait au plus dix. Pour cette raison, depuis que le programme existe, on parlait d’un programme qui est de facto non contingenté (physique et phys-math sont réellement non contingentés), alors qu’officiellement il l’était; ainsi on a une idée de qui sont les plus faibles à déposer des demandes dans au moins un des trois programmes avec les plus faibles de phys-info comme point de référence. Certains ont blâmé le fait que la physique numérique, quoiqu’attrayante dans un contexte de recherche, n’est pas nécessairement ce qui motiverait un étudiant désireux d’entreprendre un baccalauréat de physique. Les conflits d’horaire mentionnés au point 1 reviennent à mettre en otage jusqu’à 150 étudiants (une cohorte de 1re année) pour 2-4 étudiants.
  3. L’incapacité du programme de faire que les demi-années puissent obtenir leur diplôme dans la période nominale de trois ans (à coups de 90 crédits) à cause des conflits d’horaire entre les cours d’informatique et les cours de physique mentionnés au point 1. Même si, techniquement, les étudiants en demi-année dans les deux autres programmes peuvent graduer en six sessions, dans la pratique, bien des demi-années prennent une session de plus.
  4. La portion informatique du programme est déconnecté des besoins et réalités de la physique numérique.
  5. L’impact sur la persévérance des étudiants engendre des coûts pour le département qui fait en sorte qu’il y a moyen de fermer le programme sans engendrer de pertes nettes (on perdrait quelques étudiants à l’entrée mais on perdrait moins d’étudiants entre les sessions)

Ainsi, les rumeurs courent comme quoi le programme sera éliminé de la liste des programmes offerts à partir de la session d’hiver 2015; si la fermeture du programme se faisait plus tard, on risquerait d’avoir des problèmes liés au déménagement du département de physique, tout en laissant les étudiants déjà inscrits terminer leur programme. Après tout, le département de physique va faire partie de la première vague de déménagement vers le campus Outremont, alors que les départements de mathématiques et d’informatique feront, au mieux, partie de la deuxième vague.


As promised in the last post, I will talk about the troubles afflicting the bachelor’s degree program in physics-computer science at the University of Montreal, that I will thereafter designate as phys-info. And, for the first time, I will write a post in both French and English. Again, the opinions expressed here only reflect me and under no circumstances reflect the opinions of any University instance. Without further ado, the problems of the phys-info program:

  1. First, it’s impossible to talk about what’s wrong with the phys-info program without evoking the SCHEDULING CONFLICTS! These conflicts hold hostage the students enrolled in the physics and the physics-mathematics programs (I graduated from the latter program myself) in such a way that courses critical to all three programs are taught in schedule blocks that hurt students’ perseverance (students in the other two programs can be demoralized when there are courses taught at 8:30AM, with 4-5 hours of pause before the next course of the day).
  2. The anemic clienteles of the program: there usually are two to four students in the incoming phys-info class, although the 2007-2008 incoming class, the largest in the program’s troubled history, enrolled at most ten students. For this reason, since the program exists, one could describe the program as being a de facto open-admissions program (physics and phys-math actually are open-admissions programs), while, officially, admissions were limited; when can get a sense of who are the weakest applicants in at least one of the three programs with the weakest in phys-info as reference. Some have blamed the situation on the fact that numerical physics, while attractive in a research context, is not necessarily what would motivate a prospective undergraduate physics student. The schedule conflicts mentioned in point 1 mean holding hostage up to 150 students (a freshman cohort) for 2-4 students.
  3. The program’s inability to make it so that demi-années could graduate in the nominal three-year period (90 semester credits) due to the scheduling conflicts mentioned in point 1. Even though, technically, demi-année students in the other two programs can graduate within six semesters, many demi-années take an additional semester.
  4. The computer science section of the program is disconnected from the needs and realities of numerical physics.
  5. The impact on students’ perseverance engenders costs for the department that makes it possible to close the program without net losses (we would lose a few incoming student but we would lessen attrition between sessions)

Thus the rumors abound about the program’s elimination from the degree offerings, effective winter 2015; if the program’s closure came later, we would risk running into trouble caused by the physics department displacement, while letting students already enrolled complete the program. After all, the physics department is in the first re-localization wave to the Outremont campus, while the mathematics and computer science departments will be, at best, on the second wave.

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